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mercredi, 27 mai 2015 07:15

L'Imam Moussâ Al-Kâzim, parangon de la patience

L'Imam Moussâ Al-Kâzim, parangon de la patience
IRIB- L'Imam Moussâ Al-Kâzim, septième imam des chiites, est le fils de l'imam Jaafar. Sa mère est Hamida al-Mussaffat. L'Imam est né à Abwa (entre la Mecque et Médine), le dimanche 7 de la lune de Safar de l'an 128 de l'hégire.
Il tomba en martyre en prison, empoisonné par le Calife Hâroun al-Rachid, le 25 de la lune de Rajab de l'an 183 de l'hégire., après avoir passé 14 ans dans la prison, pendant lesquels il a subi d'indicibles souffrances et oppressions. Ses funérailles furent conduites par son fils Ali Ridha. Il fut inhumé à Kâzimayn au Sud de Bagdad où se trouve son mausolée aujourd'hui.
Il fut le plus grand érudit de son temps. Il fut également le meilleur, le plus généreux, le plus courageux, le plus aimable et le plus juste de son temps. Sa grandeur était connue de tous. Son savoir fut inégalable, sa foi en Dieu était indéfectible. C'est parce qu'il contenait toujours sa colère qu'il fut surnommé « al-Kâzim» (celui qui contient sa colère). Pour son intégrité, on le surnomma également « al-Abdu Sâlih » (le bon serviteur d'Allah). Ses connaissances furent révélées en diverses occasions, et elles éblouirent les gens.
L'Imam avait une belle voix en récitant le Coran. On rapporte qu'il restait quatre heures debout pour accomplir des actes cultuels, et qu'il récitait le Coran et se prosternait pendant longtemps. Il pleurait souvent par amour d'Allah. Il mourut alors qu'il était en prosternation.
Un jour, Abou Hamza, voyant l'Imam al-Kazem en train de travailler dans son jardin alors que la sueur perlait de sa tête jusqu'à ses pieds, lui demanda où étaient ses serviteurs. L'Imam lui répondit qu'il y avait quelqu'un de meilleur que l'Imam et son père, qui travaillait lui-même de ses propres mains. Lorsque Abu Hamza lui demanda qui était cet homme, l'Imam répondit que c'était le Prophète de Dieu, Mohammad (Que le salut de Dieu soit sur lui et sur ses descendants) et que l'émir des croyants, Ali (béni soit-il), et que tous ses ancêtres travaillaient de leurs propres mains. Tel fut donc la Sunna (la Tradition) des Prophètes, des Délégués d'Allah et des gens droits.
Après le martyre de l'Imâm Sâdiq (as), Mansour, le Calife Abbasside a envoyé quelques officiels pour découvrir l'identité du futur Imam (as) et leur a ordonné de décapiter immédiatement celui qui a accepté l'Imamat. Dans ces circonstances, il était très difficile pour les partisans de pouvoir identifier leur vrai Imam.
Hichâm fils de Salim a dit: "J'étais très inquiet de ne pas savoir qui était mon Imam car j'avais des problèmes dont je voulais lui demander les solutions. Tout d'abord je me suis adressé à Abdullah, le fils aîné de l'Imam Sâdiq. Je lui ai exposé mes problèmes et il ne pouvait pas me donner des réponses, j'ai compris qu'il n'était pas l'Imam. J'ai continué ma recherche mais j'avais peur d'attirer l'attention des fonctionnaires du Calife.
Un jour j'ai vu un homme qui est venu vers moi. Lorsqu'il a fait connaissance avec moi et a appris ce que je cherchais, il m'a amené à la maison de l'Imam (as) et s'est éclipsé immédiatement ; puis un homme est sorti de la maison et m'a guidé vers l'Imam Al-Moussâ Al-Kâzim (as). Je lui ai présenté mes problèmes et obtenu des réponses satisfaisantes.
De là j'ai compris qu'il était mon Imam (as). A la fin l'Imam (as) a dit :" Ne parle à personne de notre entretien car cela pourrait mettre ta vie en danger.»
J'ai dit que les Chiites sont inquiets. Puis-je vous les présenter?

Il a répondu :"Prends beaucoup de précautions. Informe seulement celui qui a fait preuve de maturité et obtiens de lui la promesse de garder ton secret."
J'ai bien écouté son conseil et j'ai amené discrètement quelques compagnons distingués de l'Imâm Sâdiq (as) chez le septième Imam (as).
Or, à l'époque du septième Imam (as), ses partisans vivaient sous une pression terrible.
Mohammad fils d'Ali a dit: "A Nichapour, Les partisans m'ont confié 30000 dinars, 50000 dirhams et des vêtements pour que j'aille à Médine et que je les mette à la disposition de l'Imam (as). D'abord je doive présenter à la personne concernée une lettre cachetée dans laquelle quelques questions sont posées. Ils m'ont donné une énigme et il m'ont conseillé de ne lui remettre les biens qui m'ont été confiés que si cette personne parvenait à résoudre l'énigme."
Il a ajouté :" Je suis arrivé à Médine et je me suis mis à la recherche de l'Imam (as) mais personne n'était parvenue à résoudre cette énigme. J'ai erré dans la ville. Finalement un jeune homme m'a guidé vers la maison de l'Imam Al-Moussâ Al-Kâzim (as) .L'Imam (as) a deviné l'énigme de la lettre .Finalement j'ai trouvé l'Imam (as) puis j'ai donné les biens à lui."

Haroun al-Rachîd connaissait bien l'Imam (as). Ce récit est relaté par Ma'moûn, fils de Hâroun al-Rachîd :
"Pendant le Califat de mon père, nous (mon père et moi) sommes allés une année à la Mecque et au cours du même voyage nous avons visité Médine. Le Calife a distribué des sommes d'argent entre 200 et 500 dirhams aux personnes âgées et distinguées de la ville. Lorsqu'il a rencontré l'Imam Moussâ Al-Kâzim (as), il lui a montré un grand respect et a ordonné à ses fils de le raccompagner lors de son départ en faisant preuve d'une parfaite soumission. Lorsque j'ai remarqué tout cet honneur et respect de sa part, j'en ai demandé la raison.
Haroun a expliqué :" C'est l'Imam (as) des Musulmans, la preuve de Dieu."
J'ai demandé :" Mais cette position ne t'appartient-elle pas ?
Il a répondu :" Je suis devenu le dirigeant des gens par la force mais leur vrai dirigeant est Moussâ Al-Kâzim (as) .Malgré tout cela, j'ai pris possession de ce titre et par Dieu, même toi qui es mon fils, si tu me disputais le Califat, j'ordonnerais de te décapiter, car le pouvoir ne reconnaît ni père ni fils."
Pendant le même voyage Ma'moûn a appris que son père avait insisté pour que l'Imam (as) ne détient que très peu d'argent. Il a demandé à son père pourquoi il tenait à restreindre les ressources financières de l'Imam Moussâ Al-Kâzim (as) ?
Il répondit:" Mon fils, sois tranquille. S'il possédait de grosses sommes d'argent, il mobiliserait cent mille combattants parmi ses partisans, contre le gouvernement. Il vaut mieux donc pour nous qu'il reste dans la détresse sur le plan financier."
Le calife Haroun convoqua l'imam un jour et lui tint ce discours : « pourquoi vous a-t-on préféré à nous alors que nous sommes les descendants d'al-Abbas l'oncle du prophète et que vous aussi vous êtes les descendants d'Abu Tâlib l'oncle du Prophète (swa) » ?
L'imam (P) répondit : « Nous sommes plus proches du Prophète (swa) car Abu Tâlib et Abdullah sont de même père et mère tandis qu'al-Abbas n'était leur frère que du côté du père ».
Haroun lui posa une autre question : « pourquoi vous appelle-t-on les enfants du messager alors que vous êtes les enfants d'Ali (as) » ?
L'imam répondit : « si le messager était ressuscité pouvez-vous le marier avec l'une de vos filles » ?
Haroun : « cela serait une source d'orgueil pour moi devant arabes et non arabes ».
L'imam : « Quant à nous il lui est interdit de demander nos filles en mariage car il nous a mis au monde et pas vous »

Malgré toutes les souffrances et les difficultés, les amis de l'Imam (as) ont gardé leurs relations avec l'Imam (as). Ses partisans étaient dispersés un peu partout et même dans la cour de Hâroun al-Rachîd parmi eux était une personne nommée Ali fils de Yaqtîn qui était le ministre de Hâroun. Toutefois il maintenait secrètement ses relations avec l'Imam (as).
Il avait l'habitude de rencontrer l'Imam Moussâ Al-Kâzim (as) en cachette. Un jour il demanda à deux de ses amis de se procurer deux chevaux rapides et de s'approvisionner en vue d'un voyage. Il leur confia quelques biens et quelques lettres. Il leur demanda d'aller vite voir l'Imam (as) pour lui remettre ce qu'il leur a confié et revenir. Ils sont donc partis pour Médine en toute vitesse et ne se sont arrêtés qu'une fois pour se reposer près de Médine puis ils ont repris le voyage. Là, ils ont vu deux cavaliers venant de Médine et ils se sont dirigés vers eux. L'un d'eux était l'Imam (as). L'Imam (as) a ouvert les lettres et examiné les biens apportés. L'Imam (as) répondit aux lettres et apposa sa signature et leur a dit:" Retournez vite."
Ils ont dit:" Nous sommes à court de provision pour le voyage".
Il a jaugé leur provision et dit:" Elles sont suffisantes."
Ils ont dit:" Mais nous désirons visiter le tombeau du saint Prophète."
L'Imam (as) a dit:" C'est fait! "L'Imam (as) voulait dire qu'ils retournent sans visiter le tombeau du Prophète car ils ont reçu la récompense spirituelle parce qu'ils ont eu l'attention de le faire.
Ainsi l'Imam (as) a rencontré les représentants d'Ali à l'extérieur de la ville afin que cette rencontre n'attire l'attention de personne.
Hâroun avait décidé de réserver un traitement plus sévère à l'Imam (as) car ce dernier attirait de plus en plus les gens vers l'Islam. Hâroun s'est efforcé d'obtenir par tous les moyens des informations sur les activités secrètes de l'Imam (as) : ses fonctionnaires lui envoyaient des rapports. L'un de ces fonctionnaires était une personne distinguée de Médine. Il est allé voir le Calife ayant reçu la promesse d'obtenir une grande somme d'argent, s'il divulguait tous les secrets de l'Imam (as). Il a envoyé un rapport à Hâroun en y ajoutant accessoirement le commentaire suivant:
" Comment peut-il y avoir deux Califes en même temps? Tu es le Calife dans cette ville et Moussâ Al-Kâzim est à Médine puisque les gens lui envoient de l'argent et des cadeaux des quatre coins du monde."
Le Calife lui donna pour ce rapport insidieux 200 000 dirhams. Il ordonna d'arrêter l'Imam (as). Il prépara deux chameaux. Il envoya l'un en direction de Bagdad, l'autre en direction de Bassora afin que les gens ne sachent pas où l'Imam (as) a été amené. En fait l'Imam (as) fut conduit à Bassora. Il ordonna qu'on ne le garde pas longtemps dans un endroit car il voulait que le lieu de l'Imam (as) soit en cachette des autres.
Bien qu'il ait demandé aux gouverneurs de différentes villes de martyriser l'Imam (as) mais ils refusèrent cette demande et répondirent qu'ils ne pouvaient rien parce que tout ce qu'ils savaient de lui, c'était sa piété et sa vertu et ils ne voulaient pas tremper leurs mains dans ce crime odieux.
Finalement cet ordre fut transmis aux geôliers de sa dernière prison. Ils empoisonnèrent discrètement l'Imam (as) et simulèrent que l'Imâm avait une mort naturelle mais l'histoire a gravé le nom de Hâroun comme l'auteur de ce crime. L'Imam (as) trouva le martyre le 25 Rajab en l'an 183 de l'Hégire dans la prison de Bagdad et il fut inhumé à Kâzimayn, près de Bagdad.

 

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