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vendredi, 24 octobre 2014 16:05

L'imam Hossein (as), prince des martyrs

IRIB- Le Prince des martyrs, l'imam Hossein – béni soit-il – est né le 3 de la lune de Shaaban de l'an 4 de l'hégire à Médine.
A sa naissance, une dame du nom d'Asmâ porta l'enfant au Prophète (swa). Le messager de Dieu regarda longuement le bébé et il se mit à pleurer. Devant la dame interloquée et le suppliant de lui expliquer la raison d'un tel épanchement, le Prophète lui révéla que l'enfant qu'elle venait de lui mettre entre les bras, serait un martyr de l'Islam. Hossein (as) sera tué par des dissidents ignobles et dévergondés, a déclaré le Prophète, soulignant qu'il n'intercédera point au jour de la Résurrection en leur faveur.
Comme son frère l'imam Hassan (as), l'imam Hussein (as) bénéficia auprès du Prophète d'une éducation très riche et sans faille, sous-tendue par une instruction tout aussi vaste que dense embrassant tous les domaines de la Connaissance. Il grandit dans le même amour infini du Prophète.
A l'âge de 7 ans il perdit son auguste grand-père le Prophète de l'Islam (swa) mais retrouva cet autre illustre père qu'était l'Imam 'Ali (as), qui continua à parfaire l'éducation de ses enfants Hassan (as) et Hussein (as).
C'est ainsi que l'imam Ali et ses deux fils, Hassan et Hossein, furent éduqués par la même personne : le Prophète (swa) à la fois cousin et beau-père pour l'un mais aussi père et grand-père pour les deux autres. Dieu assurait ainsi la pérennité de Ses Enseignements à travers une Sainte Lignée, celle des Descendants du Prophète dont l'éducation était l'œuvre de Dieu Lui-même à travers le Prophète Mohammad (swa) , le meilleur de tous les êtres que Dieu a créés.
L'Imam Hossein (as) avait l'habitude de porter sur son épaule un panier plein de nourriture, qu'il distribuait parmi nécessiteux. Les marques du fardeau étaient visibles sur ses épaules après sa mort. Il était généreux et clément. Il ne tolérait aucune violation des principes de la Charia Islamique.
Un exemple de sa générosité est sa façon de se conduire envers un Arabe qui, voulant obtenir un peu d'argent, vint auprès de lui et composa ce poème à sa louange:
« Personne n'est jamais revenu bredouille, après avoir frappé à ta porte, en espérant et souhaitant obtenir quelque chose de toi; tu es généreux et quelqu'un sur qui on peut compter; ton père fut le Traqueur des méchants (les ennemis d'Allah). Si nous n'avions pas eu tout ce que nous avons reçu de vos ancêtres, nous serions éliminés par le feu de l'Enfer.»
Lorsqu'il entendit ces mots, l'Imâm Hossein (as) lui donna quatre mille dinars, en s'excusant dans ces termes versifiés:
« Prends cela, je te demande pardon. Sois assuré que je sympathise avec toi. Si nous possédions le pouvoir, la pluie de notre clémence vous gratifierait, mais le temps nous a trahi et ma main ne tient que peu. »
La religion de son grand-père (swa) a survécu grâce à son attitude courageuse et incomparable. En réalité, il a permis, par cette attitude, au monde entier de survivre jusqu'à la Fin. Il est le Maître des martyrs et le meilleur de tous après son frère.
Après la mort en martyre de l'Imam Ali (as) et de l'Imam Hassan (as), il revint à l'Imam Hossein (as), à l'âge de trente ans, de prendre la lourde responsabilité de guider l'Oumma sur le chemin de la Perfection.
L'héritage était encore une fois très lourd à porter. En effet Muawiya avait imposé Yazid son fils aux différents dignitaires de la région - sauf à Médine - en leur demandant de lui prêter allégeance de gré ou de force. Or l'histoire nous apprend que Yazid était une personne sans scrupule qui n'avait que trois passions : alcool, femme et chasse.
Dès son accession au pouvoir en remplacement de son père, Yazid demanda à son représentant à Médine, Walid Ibn Oth'ba, de dire à l'imam Hossein (as) de lui prêter allégeance. Et au cas où il refuserait l'ordre était donné à Walid de lui trancher la tête et de la lui envoyer.
Walid appela l'Imam Hossein (as) une nuit pour lui faire part des ordres qu'il avait reçus de Yazid. L'Imam Hossein (as) demanda d'abord de réserver sa réponse pour le lendemain en plein jour vu l'importance de la question. Puis en réponse à l'énervement de Marwâne Ibn Hakâm – qui conseilla à Walid de ne pas laisser l'Imam Hossein (as) quitter les lieux vivant sans avoir atteint son objectif – l'Imam Hossein (as) dévoila son point de vue. Il dit : « Quelqu'un comme moi ne prête pas allégeance à quelqu'un comme Yazid car nous sommes la Maison de la Révélation, la Source de la Connaissance,...».

Sorti de ces lieux, l'imam Hossein (as) qui savait alors que sa vie et celle des membres de sa famille et de ses partisans étaient menacées, décida d'émigrer vers la Mecque. La ville sainte était en effet le seul endroit où les arabes, même avant l'avènement de l'Islam, évitaient toujours de verser le sang.
Une fois arrivé à la Mecque, L'Imam Hossein (as) envoya son cousin Muslim Ibn 'Aqîl, comme messager en Irak, plus précisément à Koufa, pour vérifier si l'état des consciences dans cette contrée lui était encore favorable. Rappelons que la ville de Koufa était la base de son père 'Ali (as).
Plusieurs milliers de lettres lui parvinrent de Koufa, l'invitant à venir s'y établir. Ibn Ziad, le représentant de Yazid à Koufa, ayant appris que Muslim Ibn 'Aqil avait été envoyé en éclaireur en Irak, le fit tuer avec son hôte Hâni Ibn Urwa ainsi que d'autres partisans. Après avoir commis un tel forfait, Ibn Ziad ferma les portes de la ville. Il interdit mais aussi découragea toute velléité de révolte en faisant croire aux populations que l'armée de Yazid avait encerclé la ville et était prête à réprimer dans le sang les désobéissants. Tout ceci afin d'éviter que l'assassinat de Muslim ne s'ébruitât ; ainsi pour L'Imam Hossein (as), la ville de Koufa était toujours prête à le recevoir.
Conforté par les nouvelles qu'il avait reçues de Koufa, l'Imam Hossein (as) se mit en route pour cette ville en compagnie de sa famille, de tous ses partisans et des membres de leur famille.
Arrivé à Karbala, il rencontra l'armée envoyée par Ibn Ziad et dirigée par Hûr Ibn Yazid Ar-riyahi et 'Umru Ibn Sâ'ad.
Ils furent encerclés par cette armée plusieurs jours durant. Toutes leurs provisions étaient déjà épuisées, lorsque le 10 du mois de Muharram, Ibn Sa'ad et ses soldats assaillirent le fils du Prophète (swa) et les membres de sa famille. Ils furent tous massacrés avec une extrême cruauté. Les chevaux de l'ennemi piétinèrent le cadavre décapité de L'Imam Hossein(as) tandis que les femmes, attachées derrière les chevaux étaient violemment traînées et humiliées à travers plusieurs villes. Un seul fils adulte de l'Imam Hossein (as) échappa à l'horrible tuerie : Ali Ibn Hossein (as) plus connu sous le nom de Zein El-Abedîne, qui était malade.
La nouvelle de la mort en martyre de l'Imam Hossein (as) se répandit rapidement partout.
Cependant la sœur de l'Imam Hossein (as), la vénérable Zaynab (as), mena tout le long du parcours, qu'on entraîna, elle et ses sœurs, une campagne d'explication des nobles idées de l'Imam Hossein (as). Elle le fit dans de mémorables discours qu'on peut trouver notamment dans plusieurs ouvrages.

 

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