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jeudi, 23 octobre 2014 04:14

L'Imam Hassan (as), le généreux

IRIB- L'Imam Hassan (AS) est le premier petit-fils du Prophète de par sa mère Fatemeh (AS) mais aussi le fils aîné du Prophète de par son père Ali (AS) qui selon Mohammed (SWA) « est de lui et lui est de Ali ».
Il est né à Médine le 15 du mois de Ramadhan de l'an 3 après l'Hégire alors que le Prophète avait 56 ans.
Le Prophète fut immédiatement averti de la naissance de son petit-fils et se rendit aussitôt auprès de Fatemeh (AS). Il prit l'enfant et l'embrassa puis demanda au père, l'Imam Ali (AS), le nom de son enfant. Ali (AS) lui répondit de la même manière qu'il venait de répondre quelques instants plus tôt à sa femme lorsqu'elle lui posa la même question : « je ne peux pas devancer le Prophète (SWA) de Dieu que tu es. ». Et le Prophète (SWA) de lui répondre : « Moi non plus, je ne peux pas devancer Dieu. » C'est alors que l'Ange Gabriel apparut au Prophète (SWA) pour lui annoncer le nom que Dieu avait donné à l'illustre enfant : Hassan (AS). Un nom que personne n'avait porté jusque-là dans toute l'Arabie.
Dans l'oreille droite du nouveau-né le Saint Prophète récita l'Azzan, l'Appel à la prière, puis dans l'oreille gauche l'annonce de la prière (Iqâma).
Hassan et son cadet Hossein (AS) - qui naquit un an après lui - grandirent sous l'aile protectrice et l'amour infini du Prophète (P). Il est relaté:

« Un jour que le Prophète (SWA) se promenait avec ses deux enfants, un arabe, qui l'observait depuis un bon moment lui fit la remarque suivante :
- ô Prophète de l'Islam, tu ne cesses d'embrasser ces enfants. Je sens que tu les aimes au plus haut point. Et le Prophète de lui répondre :
- Je les aime et celui qui les aime, m'aimera et celui qui les déteste me détestera. »
De même qu'il répondit à un autre qui lui reprochait cette fois ce noble élan :
« Je consacrerai toujours le temps qu'il faut pour donner à ces enfants tout l'amour que je nourris pour eux. Quant à toi ce n'est pas de ma faute si Dieu t'a enlevé du cœur toute affection. »
Les deux frères eurent ainsi une éducation sans faille et une vaste instruction, embrassant tous les domaines de la Connaissance. Cela se passa ainsi jusqu'à la disparition du Prophète (SWA) alors que l'imam Hassan (AS) avait 8 ans et l'imam Hussein (AS) 7 ans. C'est alors que l'Imam Ali (AS) prit la relève auprès de ses illustres enfants.

L'imam Hassan (AS) ressemblait beaucoup au Prophète aussi bien sur le plan physique que moral.
L'Imam Hassan (AS) était un guerrier courageux mais aussi un fin stratège. Il savait que le grand dessein de Muawiya, après la mort de l'Imam Ali, était l'extermination de tous les descendants du Prophète. Il s'arma de cette certitude mais aussi de la Parole de son Père le Prophète de l'Islam qui avait prédit que Hassan et Hussein (bénis soient-ils) étaient tous deux Imams. En effet, pour sauver la descendance du Prophète et tous les musulmans véridiques qui leur étaient restés fidèles de l'infâme dessein de Muawiya, il fut amené à se faire violence en acceptant, à travers la négociation avec Muawiya, d'être l'Imam des deux qui était « assis ». Ses forces militaires réduites et l'héritage affaibli dont il disposait ne lui permettaient pas de s'opposer à Muawiya qui avait acheté avec l'argent de du Trésor Public de nombreux notables et chefs de guerres de la région. Cette situation ajoutée à la révolte des Khâridjites contre tous les dirigeants (Ali et Muawiya), à la dislocation de l'armée de l'Imam Ali à la suite des batailles de Seffine, Jamal et Nahrawân, à la forte affliction causée par la mort de son père, tout cela mis ensemble justifiait amplement le choix hautement stratégique et combien sage de l'Imam Hassan (AS) qui décida donc de négocier, répétons-le, malgré lui.
Le traité qu'il signa avec Muawiya stipulait clairement qu'aucun Calife ne pouvait avoir autorité sur lui et que les partisans de l'Imam Ali (AS) ne seraient pas persécutés.
Certains musulmans protestèrent tandis que l'Imam Hossein (AS), lui, il accepta comme toujours les décisions de son frère qui, selon sa conception se devait « d'être assis » en ce moment et qu'au moment opportun il devra, lui Hossein (AS) « rester debout ».

Muawiya ne respecta pas ses engagements. Il fit même pire en envoyant une femme du nom de Ja'âda, fille de la sœur de Abu Bakr, pour empoisonner l'Imam Al Hassan (AS). Il lui promit de la marier à son fils Yazid, de lui offrir son poids en or, etc. Évidemment une fois la tâche accomplie, comme à son habitude, il ne tint aucune de ces promesses.
C'est ainsi que l'Imam Hassan (AS) trouva le martyre à Médine le 28 du mois de Safar de l'an 50 après l'Hégire. Il fut inhumé à Médine. Et comme tous les Imams de la Sainte Lignée il prit le soin avant de mourir de désigner l'Imam Hossein (AS) comme son successeur désigné par Dieu et tel que le lui ont indiqué ses prédécesseurs, le Prophète Muhammad (SWA) et l'Imam Ali (AS).

L'Imam Hassan fit preuve de son courage infaillible aux batailles de Jamal et de Seffin. Avant la guerre de Jamal, l'Imam Hassan(AS) invita les gens à se battre aux côtés d'Imam Ali (AS) Il prononça un des discours les plus impressionnants de l'histoire islamique avant la bataille de Jamal.
Quand Abou Moussa al-Ashari fut à Koufa, disant aux gens de rester à Koufa, l'imam Ali dit à son fils : « Hassan, vas avec Ammar-e-Yassir et fais un discours devant eux et dis-leur qui je suis. » Le discours que l'Imam Hassan (AS) a prononcé à ce moment-là fut exceptionnel. Il dit : « Avez-vous oublié Ghadir ? Avez-vous oublié ce que mon père a fait pour l'Islam pendant sa jeunesse à Badr, Khandaq, Hounayn et Khaybar ? Et aujourd'hui, alors que les gens se battent contre lui, vous restez ici à ne rien faire ? » Il persuada les habitants de Koufa à se joindre à l'armée de l'Imam Ali (AS). Il fut lui-même à la première ligne avec Ammar-e-Yassir, Mohammad ibn Hanafiyya et Mohammad ibn Hassan.
L'Imam Hassan fut si brave à Seffin que les ennemis disaient : « Si nous pouvons capturer l'Imam Ali, l'Imam Hassan et Malik-e-Ashtar, nous pourrons être sûrs de remporter la guerre ! »
Il avait une si grande influence à Seffin que les gens allaient le voir et le prenaient comme exemple durant les moments difficiles.
Quand l'Imam Hassan (AS) prit en charge la responsabilité de l'imamat, Muawiya envoya ses espions chez l'Imam Hassan (AS) pour savoir tout ce qu'il fait et tout ce qu'il dit. Rappelons que durant le califat de l'Imam Ali (AS) il y eut 3 guerres en 4 ans : Jamal, Seffin et Naharwan. Quand l'Imam Hassan (AS) demanda aux gens de la mosquée de Koufa « Allons-nous battre ! » ils ont répondu « Nous sommes fatigués de guerre ! » malgré le fait que l'injustice et l'oppression régnaient. Vu les circonstances, l'Imam Hassan A.S. était obligé de faire ce que son grand-père a fait à Houdaybiya. Il ne pouvait plus faire confiance à qui que ce soit. Ses propres soldats étaient hypocrites. À Houdaybiya, les compagnons du Saint-Prophète (SWA) dirent : « Allons nous combattre ! » Le messager de Dieu riposta : « Non ! Si nous faisons la guerre, les gens ne sauront pas qui a raison et qui a tort. Signons un traité ! » Le petit-fils du Saint-Prophète (SWA) fit de même pour que tout le monde sache où est la vérité. Il demande à ce qu'un traité soit signé mais avec des conditions. Pourquoi l'Imam Hassan A.S. signe-t-il un accord de paix ? Parce que cet accord expose le comportement de Muawiya. Muawiya et Yazid sont deux personnalités différentes : Yazid était loin de la religion en privé comme en public tandis que Muawiya était incroyablement religieux en public. Aussi, l'Imam Hossein (AS) devait combattre Yazid car il propageait la corruption morale. L'Imam Hassan (AS) devait faire preuve d'intelligence envers Mouawiyah.
Par ce traité de paix, l'Imam Hassan réussit à exposer clairement le caractère de Muawiya. Tout le monde put se rendre compte qui était ce personnage.
L'Imam Hassan (AS) était célèbre pour sa générosité proverbiale et son immense savoir. Un jour, un groupe de Romains vinrent voir Muawiya. Ils lui dirent : « Nous avons entendu dire que vous êtes le calife. » Il répondit : « Oui, en effet, je suis l'émir des croyants. » Les Romains dirent alors : « Nous avons des questions à vous poser. Quelle est la distance entre les cieux et la terre ? Quelle est la distance entre le Vrai et le Faux ? Quelles sont les 10 choses, l'une étant plus dure que l'autre ? » Muawiya les regarda et dit : « Je n'ai jamais entendu parler de telles choses. Allez chez l'Imam Hassan (AS) et posez-lui vos questions. » Les Romains se rendirent chez l'Imam Hassan et lui posèrent une à une les précédentes questions. L'Imam Hassan (AS) répondit : « La distance entre les cieux et la terre est l'invocation prononcée par une personne opprimée. La distance entre le Vrai et le Faux est de 4 doigts, entre les oreilles et les yeux : ce qui est entendu par l'oreille doit être vérifié par les yeux. » Lorsque les Romains lui posèrent la dernière question, il dit : « La pierre est dure. Le fer casse la pierre. Le feu fait fondre le fer. L'eau éteint le feu. Les nuages transportent l'eau. Le vent déplace les nuages et les anges contrôlent le vent. L'ange de la mort domine les anges qui contrôlent le vent. La mort est au-dessus de l'ange de la mort et Allah domine l'ange de la mort car Il est immortel ! » En entendant ces réponses, tous ces Romains se convertirent à l'Islam.

 

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