This Website is discontinued. We changed to Parstoday French.
samedi, 19 novembre 2011 07:48

L’observatoire national d’Iran

Il y a sept cents ans, un grand observatoire était construit à Marâgheh ; un observatoire, sans pareil, à cette époque, avec des astronomes, tels que Nassireddin Tûsi, l’un des pionniers de l’astronomie de son époque.

Nous n’avons aucune information sur l’attention portée par les Iraniens au télescope et à l’observation des astres entre la période safavide et l’époque Qâdjâr. Amir Kabîr, Chancelier du roi Nâssereddin Shâh Qâdjâr, entreprit, au XIXe siècle, des réformes (telles que la création de l’Ecole Dâr-ol-Fonoun et l’octroi de bourses aux étudiants, pour qu’ils poursuivent leurs études, dans des pays européens), qui permirent aux Iraniens de connaître les progrès scientifiques du monde moderne. Mahmoud Qomi (surnommé Mochâver-ol molk) avait l’habitude d’organiser des nuits d’observation, pour le roi Nâssereddin Shâh, dans la tour Chams-ol Emâreh il demanda au roi de consacrer un budget à la création d’un observatoire royal, mais celui-ci refusa. On pourrait considérer cette proposition de M. Qomi, comme une première tentative, pour construire un observatoire national, en Iran, projet qui mit environ 150 ans à aboutir.

Le projet de la construction d’un observatoire national, resté en suspens, après l’époque de Nâssereddin Shâh et les efforts de Mahmoud Qomi, ne fut repris que vers la fin de l’époque Pahlavi, quand les astronomes présents, lors d’une conférence de physique, estimèrent que l’Iran avait besoin d’un télescope national. Le document écrit, dont nous disposons, actuellement, ne fait état que de cette demande de télescope ; l’idée d’un observatoire national n’a jamais été présentée au gouvernement de l’époque. Après la Révolution islamique, au cours des années 80 et 90, des discussions eurent, à nouveau, lieu, à ce propos. Finalement, le Conseil National des Recherches Scientifiques d’Iran considéra, en 1998, que construire un observatoire national était un projet scientifique prioritaire et important pour le pays.

Quatre régions (situées dans les provinces de Kerman, Khorasan du Sud, Qom et Kashan) ont, finalement, été sélectionnées, pour y faire des études, sur le champ de vision. Pour ce faire, les instruments nécessaires et leurs logiciels ont été conçus et fabriqués par nos spécialistes.

Dans ces quatre régions, nous avons choisi plusieurs sites, en altitude, (trente trois sites, à Kerman, sept, dans le Khorasan du Sud, sept, à Qom, et neuf, à Kashan). Nous avons, finalement, sélectionné cinq sites : Mazârkâhi, dans le Khorasan du Sud, Garkosh et Kolâh-barfi, dans la province de Kashan, Dinevâ, à Qom, et Sardar, à Kerman.

Des évaluations simultanées ont été faites, pendant neuf mois, toutes les nuits et en toutes saisons, sur ces cinq sites. Les sites du Khorasan du Sud et de Kerman ont, finalement, été éliminés, et nous avons retenu les sites de Garkosh, de Kashan, et Dinevâ, de Qom, où nous avons mesuré le champ de vision, toutes les nuits, à toutes les saisons. La similarité des résultats obtenus, pour ces deux sites, a rendu le choix final de l’emplacement très difficile, c’est pourquoi, nous avons, également, étudié, dans ces lieux, la pollution lumineuse, la clarté du ciel et la quantité d’eau de l’atmosphère, qui pourrait se transformer en précipitations. C’est ce dernier paramètre qui nous a décidés à renoncer au site de Kashan, et, finalement, après plusieurs années, le site de Dinevâ, situé, à Qom, fut choisi, pour que l’observatoire national d’Iran y soit construit.

Il y avait plusieurs étapes importantes à franchir, avant de commencer la fabrication d’un télescope, pour l’observatoire. Le télescope de l’observatoire national est un instrument compliqué. La forme du miroir et son diamètre, la technologie utilisée pour sa fabrication, la longueur focale et le champ de vision du télescope étaient des éléments qui devaient être définis, de façon précise, avant l’étape de la fabrication. Le choix de ces éléments nous a pris neuf mois.

Le télescope sera conçu et fabriqué, à l’Université de Lund, en Suède. La monture, en particulier, (c’est-à-dire la partie mobile qui permet d’orienter le télescope) est très délicate à construire. Par contre, plus de 80% des parties mécaniques, dont la coupole de l’observatoire, seront fabriquées, en Iran, et nous espérons que ce télescope sera prêt, dans cinq ou six ans.

 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir