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lundi, 08 décembre 2014 08:09

La salle Molavi, une salle magique

La salle Molavi, une salle théâtre magique a déjà 42e anniversaire. Le 5 azar du calendrier iranien (26 novembre), la salle Molavi a fêté son 42e anniversaire. A cette occasion Iran-Theater a eu un entretien avec un nombre de metteurs en scène et d’acteurs qui ont monté sur la planche de cette salle et qui en ont de nombreux  souvenirs. Il s’agissait un dépôt désert aux alentours de l’Université de Téhéran, qui fut rapidement un point de mire pour les véritables épris du théâtre et des arts dramatiques, un lieu où il se passe quelque chose qui frôle la magie.

 

Comment la salle Molavi a été lancée ?

C’est 1968, la jeune Pari Saberi est tout récemment rentrée de France pour mettre tout son savoir sur le théâtre et le cinéma à la disposition de son pays. Elle trouve le meilleur endroit pour lancer sa carrière : l’Université de Téhéran. En tant que responsable des programmes de la faculté des Beaux-arts, elle eut l’idée de fonder une salle exclusivement consacrée au théâtre. Dans ce sens, elle trouva un dépôt presque désert aux alentours de l’Université et avec un budget modeste elle réussit à lancer cette salle qui fut inaugurée le 26 novembre 1971. Et en décembre, elle eut son baptême du feu avec La Visite de la vieille dame (Der Besuch der alten Dame), une pièce de théâtre en trois actes écrite en 1955 par l'écrivain suisse Friedrich Dürrenmatt, mise en scène par Hamid Samandarian.

 

L’évolution du théâtre

Le comédien, Mehdi Hachémi, était à l’époque un étudiant qui était parmi tant d’autres présents à la première présentation de la pièce à la salle Molavi, un acteur et metteur en scène qui a fait monter sur la scène plus tard des pièces comme Les noces de sang  ou Le citoyen. Pour lui, la salle Molavi était une occasion propice pour les étudiants pour promouvoir leur savoir et leur performance.

Selon Mehdi Hachémi, ce fut en ces mêmes années qu’Eugène Unesco se rendit en Iran et il participa à une séance de question-réponse en cette même salle Molavi.

Remontons maintenant aux années 80 et 90 : une jeune génération a l’occasion de travailler dans la salle Molavi, parmi lesquels on peut citer Asghar Farhadi. La salle Molavi pour les anciens étudiants est une nostalgie, pour les comédiens qui y ont joué pendant de nombreuses années est un souvenir et pour les actuels étudiants des arts dramatiques est un rêve. Ce fut en ces années que la pièce d’un étudiant est montée sur la scène ; il s’agit des Habitants des véhicules d’Asghar Farhadi. Selon Nagmeh Thamini, dramaturge et universitaire, cette pièce cristallisait une performance brillante de Farhadi. « Tout le monde était impressionné ; ce fut en ce lieu que Farhadi a été reconnu  pour la première fois en tant qu’artiste créatif, ajoute Mme Thamini.  

 

 

 

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