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samedi, 15 novembre 2014 08:52

La poésie contemporaine et l’Achoura (2)

Un enfant, le cœur empli de la foi en Dieu

dit par sa voix chaleureuse et claire :

Et moi,

Voilà un autre compagnon et aide !

Le ciel pétrifié, la terre désespérée,

Les yeux s’interrogent :

Un enfant et le champ de bataille ?

 

La vraie poésie, ce qu’on appelle la poésie authentique, s’adresse directement au poète qui réside en chacun de nous, car nous sommes tous poètes, capables de nous émerveiller, de ressentir une émotion poétique devant un paysage, devant la grandeur et la beauté de la Création. Il revient donc au poète de multiplier en nous les moments d’émotions. Ce qu’il fait par l’éclat de son langage, par la profusion des images qu’il nous offre. C’est dans cet esprit que s’inscrit justement l’œuvre du poète contemporain persan, Qeyssar Aminpour, notamment dans son long poème Midi du 10ème jour, un poème qui s’adresse aux enfants. En renforçant le rôle d’un enfant sur le champ de bataille de Karbala, Aminpour transmet le message du courage à l’enfant. Outre la place notoire que l’auteur du long poème Midi du 10ème jour, occupe dans la poésie persane moderne, Qeyssar Aminpour s’est avéré pionnier dans des branches particulières de la poésie ; en l’occurrence la poésie sacrée et la poésie pour enfant. Les croyances confessionnelles de Qeyssar Aminpour se cristallisent dans les couches occultes et manifestes de ses poèmes ; or certains de ses poèmes dont La lettre du Ney sont des exemples évidents de poésie sacrée ; ce masnavi célèbre le deuil du Prince des martyrs, l’Imam Hossein – béni soit-il. Quant à la poésie pour enfant,  le long poème  Midi du 10e jour est une œuvre pérenne et marquante, une œuvre qui représente les caractéristiques de la poésie pour enfant ; ce poème se distingue aussi dans la branche de la poésie sacrée par ses innovations mais aussi en présentant  les traits majestueux de cette branche, qui étaient quelques peu oubliés.

Le poème s’ouvre, comme l’on peut attendre d’un récit, sur une description de la plaine de Karbala et de son ambiance en 10ème jour du mois de Mohrram de l’an 61 de l’hégire :

 

C’est le jour d’Achoura

Karbala est bouleversé

En ce jour Karbala était bouleversé

L’amour était seul…

 

Dès le début, le poète insiste sur la pérennité et l’immortalité de l’épopée de l’Achoura. Ensuite il dit :

 

Le feu de l’ardeur et de la soif pleuvait sur la plaine

Dans la tourmente des vents pourpres

Les épines tremblaient

La sueur coulait du front du soleil

De l’instant à l’instant, sur le sable ardent,

Les ombres s’amenuisaient…

 

Le poète décrit avec brio l’ambiance de ce jour :

 

De ce côté, 70 constellations

Tournent dans l’orbite lumineuse de la galaxie

Des ennemis, innombrables

Des amis, rares

Ce côté était peu nombreux, tout seul,

Ce côté était peu nombreux, mais l’amour était avec nous…

 

C’est le message vivant de l’Achoura et aussi la présence de tous les épris de la liberté en tant qu’adeptes de l’Imam Hossein.

 

Dans une autre partie, le poète relate le message intemporel de l’Imam Hossein aux hommes :

 

Le vent emporte avec lui cette voix

Sa voix se heurta à la voûte céleste

et revint :

Y a-t-il quelqu’un qui nous aidera ?

La répercussion de cette voix s’étendit dans le lointain

Jusqu’au cœur du demain et au-delà du demain…

 

 

 

 

 

 

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