This Website is discontinued. We changed to Parstoday French.
mercredi, 31 décembre 2014 09:37

À la capitale d’Iran, Téhéran (2)

Dans un passé pas très lointain, Téhéran n'était qu'un parc, un immense parc, composé de vergers, de jardins, de haies et de fruits, les plus délicieux. La grenade de Téhéran était connue dans le monde entier. Téhéran était jadis un immense parc de platanes, aussi vieux que le monde. Téhéran respire avec ses platanes, ses acacias, ses saules et  ses violettes. Ces souvenirs l'ont rendu si dynamique, si allègre !

 

La fleur fait chanter les rossignols

Affligé par la séparation de la fleur

Le rossignol lance sa complainte

Pour le sceptique, une fleur ne fait pas le printemps

J'ai une fleur qui embellit le monde entier

 

Le palais vert, aujourd'hui le musée vert, est juché sur une colline, au nord du complexe Saad Abad. C'est le bâtiment le plus ancien du complexe, qui est bâtit entre les années 1922-1928. Le plan du monument a été élaboré par le maître Jaafar Kashani et toute une foule d'artisans et d'architectes y ont contribué. Le palais doit son nom "le palais vert" des pierres vertes, en provenance de Khamseh, une localité d'Ispahan. Le traité Saad Abad, une initiative d'Iran, a été préparé en dix articles et paraphé en juin 1937, sous une tente dressée devant le palais vert, en présence des ministres iranien, turc, irakien et afghan des affaires étrangères de l'époque. Le traité de Saad Abad est un pacte de non-agression que les quatre pays avaient signé dans le souci d'établir et d'assurer la paix et la sécurité dans le Moyen-Orient. Or, les annales de l'histoire sont témoins comment de tels pactes ou traités sont emportés dans la tourmente du temps. L'ex-régime irakien dont le pays était un des signataires du texte, foula au pied ses engagements et lança une offensive d'envergure contre l'Iran islamique, une guerre qui dura huit ans, mettant en danger non seulement la sécurité du Moyen-Orient mais aussi du monde entier.

Les travaux de marqueterie qui embellissent ce monument, sont des chefs-d’œuvre uniques dans leur genre; subjugué devant une telle harmonie et délicatesse, le spectateur  ne peut s’empêcher d’admirer ces travaux sublimes, les plus beaux du monde, œuvre du maître Sanii. Les enluminures représentent, elles aussi, à leur tour, une autre manifestation de la grandeur de ce monument. Le sol de la salle est couvert d’un tapis de 70 m², une création de la magie des doigts du maître Abdel Mohammad Ughlu, un artiste de Machhad. Lorsque vous parvenez enfin à détourner le regard du plafond de la salle, regarder sous vos pieds, c’est parfois le plafond qui se trouve sous les pieds, ce reflet enchanteur du tapis persan dans les miroirs du plafond.

La salle à manger où avaient lieu de fastueuses réceptions. Tout ce qui est le meilleur dans le monde se trouve ici : cuillère et fourchette Heinrich d’Allemagne,  cristaux Baccarat de France, lustres tchèques, et le plafond en cuir des Etats-Unis d’Amérique.

L’Iran avec son histoire de plusieurs millénaires  a été dans chaque domaine un précurseur, en l’occurrence, la création des espaces verts et les jardins, l’architecture de ces jardins. Il pourra servir de modèle sur ce plan au monde entier.

Les jardins persans sont souvent appelé les quatre jardins. Une telle création date des temps anciens en Iran et elle est arrivée à son apogée à l’époque safavide. Les quatre rangées de jardins se trouvent dans la direction du vent.

L’architecte de ce monument est M. Khorsand. Le palais s’étend sur 5000 m². Les façades du palais sont empruntées de l’architecture allemande et l’architecture interne s’inspire de l’architecture de l’Iran ancien, que caractérisent les quatre énormes colonnes sur lesquelles repose le toit. Le palais blanc ou le musée du peuple, lequel est plus approprié. Les plus belles œuvres d’art d’Iran et du monde entier sont réunies dans ce musée. Une table Marie Antoinette, cette reine de France qui a fini sur l’échafaud à l’époque de la révolution 1798. La plupart des objets qui sont réunis dans cette collection sont achetés en France. Il y a aussi des peintures qui sont l’œuvre des artistes chinois et de tableaux précieux signés par d’illustres peintres dont Chagall, Gauguin, Mahmoud Farshchian. Le service de la salle à manger est de Rosental d’Allemagne, et le baccarat de France, qui est unique dans son genre. Les pierres de cet escalier viennent des mines de Yazd et de Torbat Heydarieh. Les travaux sur pierre sont l’œuvre du maître Lorzadeh, le célèbre architecte téhéranais. Or le muraille de ce grand éclairage est couvert des œuvres de grands maîtres miniaturistes tels que Behzad et ses disciples et relatent des récits du Livre des rois de Ferdowsi qui est vraiment celui qui se décrit en ces termes :

J’ai tant souffert ces trente ans durant

J’ai fait revivre l’Iran par ce persan

De la poésie j’ai jeté les bases d’un monument

Epargné de la pluie et du vent

Je ne connaîtrai jamais la mort

Puisque j’ai cultivé la semence de la parole

 

Le musée du peuple est le nom donné en 1982 au palais blanc. Ce monument a été bâti entre les années 1966-1970. Les décorateurs français y ont travaillé, l’ont rénové. Ils ont transformé un palais en un musée d’art, où l’on peut admirer des œuvres précieuses venues de différents coins du monde, ces belles statues. Au sous-sol, il y a une salle et un dépôt d’objets. Ils ont construit un ascenseur, une salle de cinéma, des vitres anti-balles. Ils ont aussi installé un nouveau système d’aérage. Le musée a en total 52 pièces, dont dix sont ouvertes sur le public. Il y a dans une des salles, un tapis précieux qui  est une imitation du dessin du dôme du sanctuaire de Cheikh Saffi ad-din Ardabili, il est intéressant de savoir qu’il s’agit d’un plus grand tapis tissé en Iran.

Le musée d’ethnologie de Saad Abad, vous permet d’embrasser dans un regard les us et coutumes du peuple iranien ; ses modes vestimentaires, sa cuisine, les outils agricoles, les traditions et les mœurs de différents peuples iraniens.

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir