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mercredi, 24 décembre 2014 04:23

À la capitale d’Iran, Téhéran (1)

Titan blanc aux pieds enchaînés
Toit du monde, ô Damavand
Tu portes à la crête un casque d'argent
Et  une ceinture de fer à la taille
Pour que l'œil de l'intrus ne voie pas ton beau visage
Tu le caches dans les nues
Pactisant avec le lion du zénith
Tu t'es uni avec le zodiaque de bon augure
Quand la terre s'enlise dans les ténèbres, 
se mure dans le silence,
de la tyrannie de la voûte tournante
Montre lui ton poing 
Ce poing, c'est toi, ô Damavand


 Fier et haut, Damvand n'est pas une montagne, c'est l'histoire. C'est du haut de sa crête blanche qu'Arash, ce héros de la mythologie persane,  a mis toute son âme dans sa flèche, et la lança vers le pays de Touran, pour démarquer la frontière entre l'Iran et le Touran. La légende relate que la flèche d'Arash s'envola des jours et des nuits, dépassa l'Oxus pour s'enfoncer dans le tronc d'un vieil arbre. Si le Japon est fier de son Fuji, la Chine et le Tibet de l'Himalaya et d'Everest, l'Afrique des sommets neigeux du Kilimandjaro, et la France de Mont Blanc, l'Iran est fier de son Damavand, qui, altière et solitaire, est le berceau de mythes et de l'histoire, l'appui d'une grande nation.

Salut Téhéran, mégapole sans repos. Ici c'est Téhéran, la capitale du pays de plusieurs millénaires d'Iran. Cette capitale ne ressemble à aucune autre.  Un pays en miniature dans un autre plus grand, où vivent toutes les ethnies iraniennes, avec toutes leurs particularités.

Son histoire de plusieurs millénaires, sa situation géographique privilégiée, ses sites historiques et naturels ont fait depuis la nuit des temps de l'Iran, le point de mire des touristes et des explorateurs. Depuis que le vénitien Marco Polo a traversé l'Iran, explorateurs et touristes s'y sont succédé.

 De là-haut, Téhéran est très beau; cette montagne avec sa crête toujours couverte de neige, ces hauts massifs sur lesquels s'appuie la ville, sont merveilleux, le soleil brille partout, que signifie Téhéran?

Téhéran est le cœur palpitant du pays, la capitale d'un grand pays plurimillénaire, avec ses habitants toujours vigilants. Téhéran est l'acacia, l'aulne, l'érable, le sapin, le peuplier, le platane, les ormes toujours verts. Téhéran est l'enthousiasme, la poésie, l’enthousiasme, la nuit et le buis. Téhéran est le quartier des hommes probes, du vieux quartier de Khani abad. Téhéran c’est le cœur, l’ami et l’amant. Téhéran, c’est la place Imam Hossein. Hossein équivaut si vous n’avez pas de religion ayez au moins l’âme noble ; Hossein équivaut si la religion de Mohammad ne perdurera qu’avec mon sang, ô les épées fendez moi. Téhéran c’est la place Hor, Hor, ce combattant preux et probe ; Téhéran c’est la place Ferdowsi, le chantre de la poésie épique persane, c’est 60 mille distiques de poésie ; Téhéran c'est-à-dire, que mon corps n’existe pas si l’Iran n’existe, que sur cette terre personne ne soit. Téhéran c'est-à-dire la rue Saadi de Chiraz, celui qui a dit : les hommes sont les membres d’un seul corps, puisque leur créateur est unique ; Téhéran c'est-à-dire la mémoire de Hafez, le fou amoureux de Chiraz, c'est-à-dire la culture de l’attente:

Voilà la bonne nouvelle, ô mon cœur
Que de son souffle divin, exhale le parfum du probe

Téhéran c'est-à-dire l’amitié, la tradition et la modernité, la réconciliation entre l’architecture ancienne et l’urbanisme moderne ; Téhéran c'est-à-dire la culture et l’histoire, un vaste musée de différentes ethnies, cultures, langues ; et Téhéran c’est le musée national iranien, les musées  Golestân, Saad Abad et Niyavaran.

Au pied de l’Elbourz, à l’extrême nord de Téhéran se trouve le  complexe culturel et historique de Niyavaran. Un parc de 12 mille hectares et ses palais. Le palais de Saheb Qaraniyeh, le pavillon d’Ahmad Shah et le palais de Niyavaran relatent l’histoire contemporaine iranienne. Le premier est Saheb Qaraniyeh, bâti à l’époque qajare, le pavillon d’Ahmad Shah appartenait au dernier monarque qajar, et le palais de Niyavaran à l’époque du second monarque pahlavi. Commencé en 1958, il a été terminé en 1968. L’eau a toujours été la partie indissociable du jardin persan. Ce parc et ses palais sont irrigués par l’eau du qanat de Niayavaran. Cette région, qui était jadis un petit bourg, est maintenant un des plus modernes quartiers de Téhéran. Si ces vieux platanes pouvaient parler, qu’auraient-ils pu nous dire. Ils nous raconteront comment après Aqa Mohammad Khan, fondateur de la dynastie qajare, son neveu, Fathali Shah est monté sur le trône. Ce fut lui qui  donna l’ordre de bâtir le palais de Saheb Qaraniyeh, comme demeure estivale, fuyant la chaleur torride de l’été. Après lui, son fils Mohammad Shah élargit le bâtiment. Or, Nasseroddin Shah rasa le bâtiment et fit construire un plus beau plus somptueux qu’on appela désormais le palais Saheb Qaraniyeh, plus tard, après 50 ans du règne de Nasseredin Shah, il fut restauré et appelé Saheb Qaraniyeg ou le palais universel. Presque tous les palais ont une salle de miroir mais aucune n’est aussi belle, aussi fastueuse que la salle universelle du palais Saheb Qaraniyeh. La lumière ruisselle sur les murs de cette salle, l’embellit à merveille, lui octroyant une splendeur si naturelle que tout ornement ou décor y paraît futile. Les portes orientales et occidentales de la salle s’ouvrent sur d’immenses couloirs, et sur les deux côtés de ces couloirs sont situés de grandes et petites pièces où, dans le passé, vivaient les courtisans et les proches du roi.

A suivre...

 

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