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lundi, 18 août 2014 07:33

Carnet de voyage : À la terre ancienne d’Ilâm

Carnet de voyage : À la terre ancienne d’Ilâm

Située à l’extrême ouest de l’Iran, avec ses 19 086 km² de superficie, la province d’Ilâm se trouve dans une zone élevée et montagneuse. La province avoisine de l’ouest l’Irak, du sud  la province du Khouzestan, de l’est  le Lorestan et du nord  la province de Kermânshâh. Elle a pour chef-lieu la ville du même nom.

En termes de climat, Ilâm possède des conditions climatiques uniques, autrement dit, les saisons à Ilâm ne se distinguent pas tant que les pics de températures élevées, basses ou tempérées s’avoisinent constamment. Alors que dans le nord de la province, le climat  froid et neigeux de la montagne domine, les températures sont de plus en plus clémentes vers le sud et les paysages de montagne deviennent des plaines vertes à la nature agréable et fraîche. La moitié des habitants de cette province mène  une vie nomade et ce qui pourrait permettre l’essor d’un tourisme rural nomade.

La grotte de Majareh, celle de la Chauve-souris, les sources thermales de Dehlorân, les paysages sauvages des parcs naturels d’Abdânân, les cascades de Marbareh, les forêts et zones de chasse de la région de Mehrân figurent parmi les attractions naturelles de cette région. On peut ajouter à cette liste des forêts qui forment des biosystèmes uniques, notamment en raison des espèces de plantes endémiques de la région.

La province d’Ilâm, région habitée depuis plusieurs millénaires, possède aujourd’hui cinq grandes villes, réputées pour leur histoire très ancienne, et l’écotourisme, principale source de revenus touristiques de la province, en raison essentiellement des forêts de la région.

Le chef-lieu de la province d’Ilâm est la ville d’Ilâm, ville de vallée entourée de montagnes couvertes de forêts. Le climat y est frais et sec en été et froid en hiver. Cette ville est également réputée pour sa beauté, marquée d’un côté par sa géographie propice à l’écotourisme et de l’autre, par son histoire plurimillénaire. Ilâm est ainsi entourée de sites archéologiques mais aussi de lieux de plaisance et de randonnées, tels que Tangeh Arghavân, longé par une rivière de montagne et situé à 3 km dans le nord-est de la ville sur le chemin de la gorge « Ghouchali », dont la variété florale et verdoyante, notamment ses fameuses fleurs pourpres en font un paysage magique. Cette gorge magnifique est le principal lieu de randonnée des habitants. Quant aux sites historiques plus récents, on peut citer la citadelle de Vâli ou Ghal-e Vali

La ville d’Eyvân est la deuxième ville de cette province par son importance. Située au nord-ouest de la province, à une altitude de 1170 mètres, elle est surtout connue pour la richesse de son patrimoine protohistorique et archéologique, notamment datant des âges du fer et du bronze. Les sites archéologiques concernant ces époques sont surtout des tombeaux. D’importants monuments de cette ville, comme l’Autel de feu de Siâhgol, le site de la gorge de Reno et Kouchk ou l’Arc de Shirin et Farhâd, monument symbolisant l’amour et la nostalgie et datant de la période sassanide, racontent longuement la culture et la civilisation de cette ville et de cette région habitées depuis l’âge du fer.

Dehlorân est la troisième ville de cette province. Depuis toujours connue sous ce même nom, cette ville est située au pied de la montagne Dinârkouh. Les vestiges archéologiques découverts dans cette ville et ses alentours montrent qu’elle a été habitée dès l’époque du fer et qu’elle a été une ville très importante durant la période sassanide. La présence de dizaines d’anciennes collines archéologiques prouve également cette ancienneté. Géographiquement, Dehlorân est l’une des zones stratégiques de la province d’Ilâm et cet emplacement particulier a toujours été un facteur de destruction au cours de son histoire. La dernière illustration de cette situation a été la guerre Iran-Irak où cette ville a été la plus touchée de toute la région. Après la fin de la guerre, cette ville fut reconstruite et elle est devenue un pôle touristique. Economiquement, Dehlorân est également riche en gisements pétrolifères et gaziers, bien que ses habitants se consacrent pour la majorité à l’agriculture.
La quatrième ville d’importance de cette province est la ville de Darreh-Shahr, elle aussi ville historique, qui a été plusieurs fois détruite durant l’histoire. Parmi ces attaques, on peut citer celles successives des Assyriens durant l’Antiquité et celle des Arabes au VIIe siècle. D’après certains archéologues, l’actuelle Darreh-Shahr est l’ancienne ville de « Madaktv », l’une des capitales des Elamites. Darreh-Shahr a été ainsi la première ville élamite rasée durant l’invasion d’Assurbanipal, le dernier roi assyrien. Cette ville a été rebâtie durant la période parthe et s’est épanouie sous le règne des Sassanides. Les archéologues ont pu ainsi mettre à jour, à peu de distance de la ville actuelle, les restes d’une ville sassanide, dont les carrefours, les rues et les passages piétons, dessinés avec une précision remarquable, montrent l’importance. La ville de Darreh-Shahr est située au pied de la montagne Kabirkouh, côtoyant, en plus de la ville antique sassanide, la belle rivière Seymareh. La région étant riche en eau, l’agriculture et l’élevage y sont bien développés.

Dernière ville importante de la province d’Ilâm, Shirvân va Tchardâval, est également une ville historique ancienne, dont le passé remonte à la période protohistorique. Cette ville a également été importante durant l’ère sassanide et de nombreux vestiges de ce qui a été l’ancienne ville de Shirvân à l’époque sassanide sont encore à contempler au nord de la rivière Seymareh.

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