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samedi, 16 juillet 2011 08:40

Où est Tchahâr Mahâl et Bakhtiâri ?

IRIB-Située, parmi les montagnes du Zagros et la plaine d’Ispahan, la région de Tchahâr Mahâl va Bakhtiâri se compose de deux parties : Tchahâr Mahâl, entourée de quatre districts, et Bakhtiâri, située dans une région montagneuse.

Chacune des deux rassemble des peuplades distinctes dotées de leur propre culture et manière de vivre. Ce territoire est situé à une haute altitude et a de ce fait été surnommé "le toit de l’Iran". Du point de vue ethnologique, au moins, deux tiers des villageois de ladite province sont des nomades du Zagros, qui s’y sont établis, au fil du temps. Plus tard, ces villages se sont transformés en petites villes. Les habitants de Tchahâr Mahâl va Bakhtiâri ont, donc, de fortes racines nomades, ainsi qu’une culture commune basée sur le nomadisme.

Cette région est riche en ressources naturelles et abrite tout un ensemble de montagnes, vallées, et de lieux escarpés difficiles d’accès. La beauté de la nature s’accroît, au printemps, où l’on peu admirer les tulipes des champs ou coquelicots, les oiseaux migrateurs des étangs, le retour des nomades, les paysages verdoyants et la multiplication des ruisseaux, qui se rejoignent, ensuite, pour alimenter deux grandes rivières iraniennes : le Zâyandeh Roud, à Ispahan, et le Karoun, dans le Khuzestân.

Ben est une petite ville située, au Sud-Ouest de Shahrekord. Dans les premiers temps, une troupe serait venue s’établir et cultiver les terres, à Yoghoush, à une distance de sept kilomètres de Ben actuel. Après quelques temps, ce peuple se serait réfugié au pied d’un mont, connu, aujourd’hui, comme étant le mont Ben, pour se protéger du froid intense et des tourbillons. Ben a un climat froid : en hiver, il y souffle de forts vents venant du Nord-Ouest qui apportent des nuages de pluie et de neige, y rendant les conditions de vie difficiles.

La ville de Ben est dotée de grands vergers d’amandiers, de noyers, de pruniers, ainsi que de mûriers et d’abricotiers. A l’Est de cette ville et au pied du mont Ben, se trouve, également, un très bel étang.

L’un des précurseurs de la révolution de la prose persane et de la traduction, Mirzâ Habib Esfahâni, est, également, né à Ben. Il a réalisé des traductions, telles que Hadji Bâbâ d’Ispahan, Gil Blas ou encore Le Misanthrope, qui sont considérées comme des chefs-d’œuvre. Il est, également, le premier Iranien à avoir compilé la grammaire persane. Il l’a écrite en prose, dans un langage simple, et a choisi le titre Dastour-e zabân ("grammaire" en persan) à la place de "sarf va nahv" qui est un terme arabe.

Après avoir effectué ses études primaires, à Ben, il quitte la ville, pour se rendre à Ispahan, puis, à Téhéran, où il poursuivit ses études. Après un long séjour à Téhéran, il part en Allemagne. Il alla, ensuite, à Bagdad, pour continuer ses études. Après quatre ans, il rentra à Téhéran. Dans sa jeunesse, il pratiqua la médecine et savait se servir des plantes médicinales, pour guérir ses patients. En outre, on dit qu’il était habile en astrologie et savait prédire l’avenir. Homme de plume, il avait choisi le pseudonyme "Dastân", pour parafer ses poésies composées en langues, turque et persane.

Libéral, il critiqua le régime de l’époque, à plusieurs reprises, et dut s’exiler, en Turquie, à cause d’un écrit satirique contre le Premier ministre du gouvernement Qâdjâr, qu’il avait écrit en collaboration avec Mirzâ Malkam Khân. Dans sa patrie d’exil, il participa, activement, aux assemblées réunissant les Iraniens modernistes. Il décéda, en 1897, et fut enterré, à Boursey, en Turquie.

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