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mardi, 03 mai 2011 14:33

Hormozgân, pays du Tombak

Hormozgan est une des 30 provinces d'Iran. Elle est située, dans le Sud du pays, faisant face à Oman. Sa superficie est de 68.475 km², et sa capitale est Bandar-Abbas. La province possède 14 îles, situées, dans le golfe Persique, et 1.000 km de littoral.

Son climat est peu aride, mais sa musique est chaude, belle, rythmique et inoubliable, et ce, grâce à un instrument appelé Tombak. Un tombak ou zarb est un instrument de percussion digitale, proprement, iranien. Il tire son nom des sons produits par les frappes majeures : tom (au centre de la peau, grave) et bak (au bord, aiguë). Il appartient à la famille des tambours en gobelet, répandus, en Asie et en Europe de l'Est. Bien qu'il y ait des similarités entre tous les instruments à percussion de cette forme, les techniques utilisées pour jouer le tombak sont des plus élaborées.

Bandar-Tchârak est l'un des ports de la province de Bouchehr. Dans ce port, pour l'accompagnement du gheytchak (instrument à archet), qui est appelé tchang, dans cette région, on utilise un ou deux tombaks. Et pour l'accompagnement du ney anbân, ("cornemuse" iranienne), et du sornâ, (instrument à vent à hanche), appelés, respectivement, hambouné et sâz, dans cette région, on utilise six ou sept tombaks. Dans ce port, les joueurs de tombak jouent aussi bien assis, que debout, ou en mouvement. Ce sont le plus souvent des gitans qui, depuis 20 à 30 ans, se sont installés, dans les différentes régions de Hormozgân. Les gitans de cette région, qui, dans le passé, se déplaçaient vers l'Ouest, jusqu'à Bouchehr, vers l'Est, jusqu'au Baloutchistan, et vers le Nord, jusqu'au Fârs et vers Kermân, sont la cause du passage des phrases du gheytchak baloutche et du ney anbân de Bouchehr, dans le jeu des instruments des différentes régions de Hormozgân. On peut, également, voir la même cause à la présence du tombak, dans ces mêmes régions. En général, les joueurs de tombak gitans, qui jouent dans les cérémonies de mariage et les fêtes, dansent et font des acrobaties, aux différentes étapes d'un mariage, pendant qu'ils jouent.

Les tombaks examinés à Bandar-Tchârak étaient le plus souvent anciens ; ils avaient plus de 100 ans. Ces tombaks sont en bois et de tailles différentes. Les joueurs de tombak, lorsqu'ils sont debout ou en mouvement, accrochent le tombak à leur épaule ou autour de leur cou, avec une lanière en cuir, et place le tombak sous le bras. A Bandar-Tchârak, les femmes, aussi, jouent du tombak, dans les fêtes entre femmes. Les techniques de jeu du tombak, dans les différentes régions d'Iran, sont, généralement, très simples, comme dans la musique "classique" ou dastgâhi. Elles comprennent le "tak" (aigu, produit en frappant la peau sur le bord), le "tom" (basse, produite en frappant la peau au centre avec la main bombée), le "pleng" (son aigu, produit par un claquement de doigt sur le bord de la peau), et deux types de roulement: plein (riz-é por, à huit doigts) et simple (riz-ésâdé, à deux doigts, avec l'annulaire de chaque main).

Dans l'examen général des différents styles de jeu du tombak, l'indépendance des deux mains n'a pas du tout d'importance, alors que la mémorisation du déroulement rythmique d'un morceau et le fait de savoir faire monter l'intensité de la musique a toute son importance.

Les noms de familles de beaucoup de musiciens gitans, à Bandar-Tchârak et à Bastak, sont Rameshniâ, Rameshkâr, ou Khoshnavâz. Ces musiciens sont connus, à Bandar-Tchârak, comme des motreb (musicien de divertissement); à Herang et dans les villages de Bastak, ils sont appelés Pahlavân, et dans les régions arabophones de Hormozgân, ils sont connus commes des lowti. Les tombaks de Bandar-chârak sont en noyer et on y utilise des peaux d'agneau.

Nasser Farhang Far est l'un des plus grands virtuoses de tombak, en Iran. Le voici en pleine exécution

http://fr.youtube.com/watch?v=nfoQ2dsUVro

 

 

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