This Website is discontinued. We changed to Parstoday French.
jeudi, 06 novembre 2014 04:44

L’astronomie sassanide

L’astronomie sassanide

L’astronomie et l’Iran sont une vieille histoire. Depuis les temps immémoriaux les Iraniens manifestaient un intérêt tout particulier à cette  science. Ce fut en Mésopotamie que les plus anciennes  connaissances sur l’astronomie de l’empire perse se sont développées. Sous les Achéménides les théories planétaires, lunaires et solaires babyloniennes furent étudiées et peu à peu assimilées par les Perses. Ainsi, durant la période achéménide, outre l’astronomie, les Perses adoptèrent simultanément la littérature babylonienne des augures astraux et transmirent l’ensemble de leurs découvertes à l’Inde vers la fin du Ve siècle ou au début du IVe siècle avant Jésus-Christ.

Il n’existe cependant pas de preuve directe qui témoignerait de l’état de l’astronomie iranienne durant cette période. Des documents remontant à la période parthe révèlent la qualité des études perses consacrées à l’astronomie mathématique babylonienne ainsi qu’à l’apport indien dans ce domaine, ces derniers ayant commencé à être influents. Au IIIe siècle, les premiers souverains sassanides parrainèrent la traduction du grec et du sanscrit des ouvrages d’astronomie et d’astrologie en pahlavi. Parmi ces textes, il y avait notamment des traités d’astrologie de Dorotheus de Sidon, Vettius Valens ainsi que l’Almageste (Syntaxis mathematike) de Ptolémée.

La version pahlavi de ces ouvrages n’a pas été conservée. Des traductions arabes des versions pahlavis de Dorotheus de Sidon et d’un traité astrologique sassanide intitulé Ketâb-e Zaradosht (Le Livre de Zarathoustra) reflète l’esprit syncrétique des savants sassanides. Ces traductions arabes comprennent de nombreux fragments perdus concernant l’astronomie et l’astrologie pahlavi. Il est probable que les scientifiques sassanides aient transmis certaines théories indiennes en Syrie. Selon plusieurs passages d’une compilation du IXe siècle, des anciennes données intitulées Bondahesh, il est possible de déduire une idée de la nature de l’astronomie sassanide. Les principes astronomiques du Bondahesh sont rudimentaires et essentiellement issus des savants indiens. Ayant été considéré comme l’encyclopédie populaire de l’époque, ce livre contient des explications sur la cinématique des planètes selon laquelle leurs mouvements sont affectés par des cordes cosmiques.

 

Il faut toutefois noter que les principes de bases de l’astronomie sassanide ont survécu jusqu’au milieu du IXe siècle. Cela était dû au fait qu’un grand nombre d’astronomes musulmans du VIIIe et IXe siècle étaient Iraniens et utilisaient les ouvrages d’astronomie écrits en pahlavi.

 

Dans la Perse antique, notamment à l’époque de l’empire sassanide, l’astrologie et l’astronomie formaient souvent une seule discipline dont l’objectif était de répondre à deux questions essentielles : primo, comment se définissent les mouvements du soleil, de la lune et des étoiles ? Secundo, quelles sont fonctions de ces mouvements ?

Comme on le remarque, la première question traite de l’aspect astronomique et la deuxième de l’aspect astrologique. Dans le manuscrit le plus ancien de l’Avestâ, il n’y a aucune trace d’astronomie scientifique mais on y trouve en revanche des indications sur l’astronomie d’observation au sujet du soleil, de la lune et de certaines étoiles :

 Je révère les étoiles, la lune et le soleil.

Leur Créateur leur a prêté une existence éternelle.

Leurs rayonnements sont intrinsèques.

Le soleil et la lune règnent sur les étoiles.

Toutes sont en orbite autour du Mont Térag, le point central du disque terrestre.

 L’Avestâ dépeint l'univers comme un complexe d’êtres vivants mortels et divins engagés dans un conflit cosmique contre des démons dont le point de mire est la terre et sa fertilité. Les pré-zoroastriens croyaient en l’existence des déités visibles.  Le ciel était vu comme une zone de démonstration du rythme des jours, des mois et des années, le passage desquels donnait un sens aux activités productives de l’homme. Ce guide divin du cycle annuel fut représenté plus tard sous forme de calendrier.

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir