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lundi, 28 juillet 2014 05:18

Patrimoine immatériel d'Iran, gloire universelle (3)

Les dynasties achéménide et parthe - le rôle de la Route de la Soie dans l’essor de la civilisation iranienne

Les Perses, qui avait  mis sur pied le plus grand empire du premier millénaire d’avant Jésus-Christ, s’installèrent d’abord aux alentours du lac d’Ouroumiyeh (dans le nord-ouest de l’Iran actuel) avant d’immigrer vers le Fars dans le Sud du plateau iranien. Ils y fondèrent un gouvernement influencé par les Mèdes, ce qui favorisa ensuite l’avènement de l’empire Achéménide. Après avoir immigré au plateau iranien, les Mèdes et les Perses établirent une coopération avec les habitants de la région malgré ce qui était courant à cette époque. Le territoire des Perses, foyer de l’empire achéménide, ne fut pas une terre dépourvue de civilisation et un centre de la vie bédouine. Les céramiques, les poteries, les textes en cunéiforme et les tablettes de terre, découverts à Persépolis, montrent que ce territoire se trouvait au cœur d’une civilisation allant de la côte syrienne jusqu’en Inde. Après quelques temps, les Perses l’emportèrent sur les Mèdes et unifièrent les différents peuples vivant sur le plateau iranien. Ensuite, ils se rendirent  en Mésopotamie, en Asie mineure, en Asie centrale et sur les côtes d’Indus, en Inde. En réalité, les Perses réussirent à prendre le contrôle du monde civilisé, à l’exception des cité-Etat Athènes, Sparte et Chine. La conquise de ces territoires ne se fut pas seulement par la force militaire. De facto, les troupes iraniennes conquirent ces terres en tant que les forces de libération de sorte que mêmes les ethnies locales coopéraient avec elles dans leurs opérations. Les ethnies iraniennes, autrement dit les organisateurs et les directeurs de la monarchie achéménide, se propagèrent dans les quatre coins du monde civilisé de l’époque. C’est pourquoi le déplacement des ethnies iraniennes a battu son plein à cette époque-là. Les Achéménides firent construire une route reliant Suse, dans le Sud, à la Turquie actuelle, en Asie mineure pour ainsi assurer, pour la première fois, une meilleure communication matérielle et immatérielle entre les différentes ethnies. L’empire achéménide eut un caractère pluraliste et il ne ressemblait pas aux petits empires comme le royaume de Babylone et les Assyriens, qui lui précédaient car ces derniers avaient pour objectif la destruction et le pillage d’autres cultures et ethnies. Dans toutes ses conquêtes, l’empire achéménide essaya de soutenir la culture et la civilisation du peuple vaincu. Il lui permettait de poursuivre son mode de vie. Les rois achéménides recevaient des impôts ; en échange, ils défendaient les biens et la culture des peuples vaincus au lieu de piller leurs avoirs des peuples, ce qui était d’ailleurs monnaie courante à cette époque-là. Les habitants des pays conquis étaient autorisés à avoir leur propre religion et à en célébrer les rituels. Les guerres dévastatrices qui avaient perturbé la paix et la sécurité pendant des siècles, étaient à présent apaisées et les peuples civilisés pouvaient vivre en paix et en sécurité sous l’empire achéménide.

La chute de l’empire achéménide par Alexandre en 330 ans avant Jésus-Christ ne modifia pas la dispersion mondiale des ethnies iraniennes. Après avoir adopté une politique répressive face à la civilisation et à la culture iranienne, Alexandre a vite compris qu’il avait besoin des responsables militaires et gouvernementaux iraniens pour gérer les affaires de ce vaste empire avec des antécédents de centaines d’années. Alors, Alexandre a maintenu la plupart des responsables militaires et administratifs de l’Iran à leurs postes. La seule chose dont la gestion fut confiée aux Grecs était les villes construites par Alexandre. Après la mort d’Alexandre et la chute de ses successeurs, les Séleucides, l’ère de l’empereur mondial fut révolue et le monde fut partagé entre deux empires romain et iranien. 

Les Parthes faisaient partie des clans aryens du nord-est de l’Iran. Ils n’eurent pas de rôle définitif dans l’empire achéménide. Contrairement au centre, au sud et à l’ouest du plateau iranien qui étaient le foyer politique et culturel des Achéménides, le nord-est du plateau iranien resta marginalisé dans la culture achéménide. Les Parthes avaient été d’abord très influencés par la culture grecque. Ils connaissaient même bien la langue grecque et en firent leur langue officielle. Se dirigeant vers le Sud, les Parthes s’éloignèrent au fil du temps de leur penchant pour la culture grecque et retrouvèrent leur culture riche iranienne. Ils récupérèrent enfin la Mésopotamie des mains des dirigeants séleucides grecs et mirent sur pied la ville de Ctésiphon, face à Séleucie du Tigre, sur la rive gauche du Tigre. Les Parthes remplacèrent ensuite la langue grecque par la langue pehlevi et ils optèrent pour la religion et la tradition des Iraniens, c’est-à-dire le zoroastrisme. L’importante évolution qui eut lieu à cette époque-là consista à ce que l’Ouest et le Nord-est de l’Iran, marginalisés à l’époque achéménide et séleucide, se transformèrent sous les Parthes en un pilier principal de la culture et de la civilisation iraniennes. C’est ainsi que ces deux régions s’intégrèrent dans la principale culture de l’Iran. Une autre évolution définitive de l’époque Parthe fut l’ouverture de la Route de la Soie dont l’Iran se trouvait au centre. L’Iran bénéficiait déjà de petites et de grandes routes, à de multiples fonctions, qui étaient en connexion avec les grandes voies continentales. L’une de ces principales voies est « la Route de la Soie » qui allait depuis l’Est de la Chine jusqu’au milieu de l’Europe. Les touristes, les commerçants et les missionnaires de différentes religions circulaient sur cette route et initiaient les habitants des différentes régions du monde à diverses cultures et pensées. Les archéologues et les chercheurs sont actuellement en mesure de connaître une partie des éléments constituant les cultures et les civilisations, créés sur la Route de la Soie. C’est à partir de ces recherches et des informations découvertes que les liens culturels et civilisationnels entre les différentes ethnies se manifestent sur la Route de la Soie, longue des milliers de kilomètres.

Nombreuses civilisations se trouvèrent sur l’itinéraire de la Route de la Soie, allant depuis la Chine jusqu’en Bosnie et Herzégovine en Europe, en passant par les voies maritimes et terrestres, les civilisations chinoise, indienne, iranienne, grecque, romaine et les civilisations dispersées des ethnies de l’Asie du Nord. En outre, les cultures et les religions différentes émergèrent sur cet itinéraire : le bouddhisme, le brahmaïsme, le zoroastrisme, le judaïsme, le christianisme et l’islam. La brillante civilisation islamique, dont la création devait aux différentes ethnies se trouvant sur le trajet des Routes de la Soie, laissa des signes manifestes de la promotion de cette culture et civilisation en raison des conditions géographiques de l’Iran et la position civilisationnelle glorieuses dont elle profitait. 

L’Iran et sa vaste zone d’influence culturelle, allant depuis Seyhan, en Asie centrale, jusqu’en Mésopotamie, en Irak, passant par le Sind, au Pakistan, jusqu’à Anatoli, ont un rôle incontournable dans l’interaction des cultures. Les Iraniens ont toujours été en relation avec les cultures, les langues, les convictions et les religions des Sumériens, des Assyriens et des Babyloniens d’une part et de l’autre avec celles des Indiens et des Chinois. Les habitants des territoires qui entouraient l’Iran profitaient des réseaux multiples des voies pour s’initier la culture et civilisation iraniennes. Lesdites voies revêtaient aussi une importance économique et politique toute particulière. Pourtant, la Route de la Soie eut une double importance puisqu’elle liait l’Est de l’Iran, c’est-à-dire la Chine, à l’ouest de l’Iran, c’est-à-dire Byzance et les pays du littoral méditerranéen. Les traces de la civilisation de l’Iran antique, de l’Iran islamique et des ethnies voisines sont perceptibles dans la plupart des civilisations de la Route de la Soie dont celle de Ferghana, du Badakhshan, de la Transoxiane, du Khârezm, de Samarkand, de Boukhara, de Termez, de Balkh, de Khodjent, de Merv, de Herat et de dizaines d’autres pays.

 

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