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dimanche, 14 août 2011 08:42

Bistoun, taillé dans le roc, depuis des millénaires

Carrefour des routes sillonnant l’Ouest de l’Iran, Bistoun offre aux yeux un paysage sublime, aérien, d’une splendeur insaisissable, ce qui explique, dans une large mesure, le flux de touristes dans la région.

N’oublions pas, pourtant, que les voyageurs, qui s’y rendent, ne sont pas uniquement des épris de la nature sauvage. Les vestiges qui y reposent, depuis des milliers d’années, sont le point de mire des touristes. Les temples des Mèdes, les bas-reliefs et l’inscription signée Darius 1er, roi achéménide, les bas-reliefs de l’époque des rois arsacides, dont Merdad II, Goudarz et Blash, celui de Farhad, un sculpteur de renom, dont le récit se répercute, aussi, dans la littérature lyrique persane, et le monument sassanide de Bistoun, expliquent l’importance de ce site historique, qui le range parmi les ouvrages mondiaux de premier ordre.

La clé de voûte de cette unique collection d’ouvrages anciens est sans doute l’inscription de Darius. Il s’agit du plus ancien texte, rédigé, en trois écritures cunéiformes, élamite, babylonienne et vieux perse.

Le plus ancien document historique, écrit, en différentes langues iraniennes, l’inscription de Bistoun relate en détail, tous les événements qui ont marqué les premières années du règne de Darius 1er, roi achéménide, qui a dirigé, de 522 à 486 avant J.-C., le vaste empire iranien. La biographie de Darius, ses batailles sont racontées en trois langues, dans ce livre d’histoire, aux dimensions titanesques, (20, 50 m de long, 7, 80 m de large), figé, à jamais, à 75 mètres de haut, au-dessus de la terre, sur les rochers du mont Bistoun.

Rédigé, en 76 paragraphes, 5 colonnes et 414 lignes, l’inscription de Bistoun contient quelque 3. 000 termes qui ne sont pas répétés. Les premiers paragraphes sont consacrés à la généalogie de Darius, énumèrent ses ancêtres, et expliquent le choix du nom Achéménide, pour désigner la dynastie. Le texte démarque, ensuite, les frontières de cet empire, qui embrasse un vaste territoire, depuis l’Egypte jusqu’en Afghanistan, en passant par le péninsule arabique et l’Asie mineure, et cite, les unes après les autres, les régions qui se trouvent sous domination de l’empire perse. Un vaste territoire qui avait inclus, jadis, plus de 32 pays.

Darius explique, ensuite, comment il a réprimé les rebelles et comment il a œuvré, pour bâtir un avenir meilleur, pour ses sujets. Le texte raconte 19 batailles du roi achéménide, d’où il est sorti victorieux. Darius reconnaît la main providentielle, dans ses succès, et la floraison de son empire. Il ne manque pas de louer le Tout-puissant, pour lui avoir accordé sa mansuétude infinie et l’avoir gratifié de son immense miséricorde.

Nous voici au terme de ce voyage fantastique, dans les dédales de l’histoire de plusieurs millénaires du plateau iranien. Un voyage fictif, qui pourrait, qui le sait, être un prélude à un voyage réel au site de Bistoun, un autre site iranien, sur la liste du patrimoine culturel mondial de l’UNESCO.

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