This Website is discontinued. We changed to Parstoday French.
samedi, 03 janvier 2015 07:43

4 siècles de publications des Arméniens en Iran

4 siècles de publications des Arméniens en Iran

Narek Amir Khan est le directeur de Naïri, une maison d’Editions d’arménophone, mise sur pied il y a 70 ans en Iran. Il fait maintenant deux ans que le jeune Narek a succédé à son père, Sianus Amir Khan,  qui avait dirigé trente ans durant Naïri, après avoir pris le relais à Samuel Saroukhian,  le fondateur de la maison d’Editions, qui avait pour ambition la publication des dictionnaires, des ouvrages de l’ethnologie, de l’art et de l’histoire ainsi que des livres pour enfants et jeunes en arménien et en persan. Il ne faut pas aussi oublier le calendrier mural Naïri, qui est publié depuis 64 ans. Ce calendrier est un véritable miroir de plus d’un demi-siècle du quotidien, des activités culturelles et sociales et de la pensée des Arméniens de l’Iran.


Que signifie « Naïri » ? Racontez-nous comment la maison d’Editions Naïri a été lancée ?

Narek Amir Khan : Naïri est le nom ancien de l’Arménie, comprenant jadis un vaste et ancien pays dont l’actuelle Arménie était une partie. C’est pourquoi Naïri est un terme nostalgique pour les Arméniens. Naïri signifie la terre du feu. Le fondateur de la maison d’Editions Naïri, le feu Samuel Saroukhian eut l’idée à l’époque d’importer des ouvrages arméniens du Liban et de la Syrie en Iran. Ce qui fut l’idée fondatrice de Naïri. Le calendrier Naïri fait aussi partie de nos activités ; ce calendrier passe en revue les événements qui ont lieu en Iran et dans le monde par rapport aux Arméniens. Ces 63 calendriers sont effectivement une rétrospective de l’histoire des Arméniens en ce demi-siècle. Nous avons également lancé des réunions mensuelles appelées « Rendez-vous Naïri », avec la participation des universitaires, des scientifiques et des hommes de lettres. Nous aurons également organisé des ateliers de conteurs d’histoire à partir du 15 janvier.

 Les chercheurs parlent souvent du rôle important des Arméniens iraniens dans l’industrie de l’imprimerie dans le pays, si on continuait notre entretien sur ce sujet ?

N.A.K. : Comme vous l’avez dit, le rôle le plus saillant des Arméniens à propos de l’imprimerie en Iran remonte à 1638, lorsque le patriarche de l’époque des Arméniens Khachatour Kessaratsi, qui siégeait à Ispahan envoya des religieux en Allemagne pour s’informer  au sujet de l’appareil de l’imprimerie inventée par Gutenberg. Dès son retour de cette mission présenta un compte rendu qui permit au patriarcat de fabriquer en coopération des artisans arméniens un appareil d’imprimerie, ce fut ainsi que le premier ouvrage fut imprimé en Iran, il s’agissait de la traduction arménienne des Psaumes de David. Ce fut le point de départ de l’histoire de l’imprimerie en Iran voire au Moyen-Orient.

Quels sont les thèmes des ouvrages qui sortent sous la presse de Naïri et quel est leur public ?

N.A.K. : Nous n’avons aucune restriction à ce propos ; mais ce qu’on peut tenir du bilan de la maison d’Editions et de son historique c’est que la littérature arménienne, la littérature pour enfant, l’histoire, l’ethnologie, les dictionnaires… occupent une place notoire dans les œuvres publiées par Naïri. Sans oublier le calendrier mural Naïri.

 

 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir