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lundi, 24 février 2014 08:14

L'iranologue japonaise parle des affinités Iran-Japon

Tomoko Shimo Yama, qui s’est choisie le nom Parastou Shad Payam, l’iranologue japonaise enseignait, avant de s’installer en Iran, l’histoire d’Iran et la langue persane à l’Université de Tokyo (TUFS). Elle vit depuis huit ans en Iran et s’est surtout concentrée sur l’histoire de l’Iran après l’Islam. Cette chercheuse japonaise a bien voulu répondre aux questions du journaliste de Fars News. En voici des extraits :

Fars : Veuillez nous parlez de vos recherches sur l’iranologie et nous expliquer pourquoi à votre avis, l’iranophobie a éclipsé, dans de nombreux pays, l’iranologie ?

Parastou Shad Payam :  Je suis Tomoko Shimo Yama (Parastou Shad Payam) ; avant de m’installer en Iran, j’enseignais l’histoire d’Iran et le farsi à l’Université de Tokyo (TUFS) ; j’ai obtenu une bourse de doctorat en histoire d’Iran du gouvernement iranien de l’époque pour mes articles, mes ouvrages et mes recherches à ce sujet. En fait j’ai une grande passion pour l’histoire et la culture iraniennes, ce qui a fait que je me détache de mon pays et de mon travail à l’université pour venir en Iran. Pendant ce temps, j’ai fait de grands progrès dans mes recherches et j’espère publier mes ouvrages en anglais, en japonais et en persan pour ainsi être à l’origine d’un travail efficient dans le domaine d’iranologie à l’échelle internationale et poursuivre ainsi le chemin tracé par les professeurs Ise Votso et Richard Freye. Quant à la seconde partie de votre question je dois faire allusion à ce point qu’aujourd’hui en raison de l’islamophobie et de l’iranophobie politiques et ciblés, l’iranologie est considéré comme une science importante. Ma spécialité et l’Iran après l’Islam ; à mon avis l’Iran a une histoire très riche et le plus important c’est que cette histoire a profondément imprégné l’histoire et la culture de l’homme en préservant son identité, son éthique et sa culture et en confrontant avec sagesse l’assaut permanent de la plume et de l’épée. Il fait des milliers d’années que les Iraniens ont su résister aux incursions permanentes et ont ainsi empêché l’anéantissement de leur pays, de la culture et de l’identité iraniennes.

F : Quelles sont les ressemblances culturelles entre l’Iran et le Japon ; dans quelle mesure les deux pays ont marqué l’un sur l’autre via les interactions culturelles ?

P.Sh. : J’ai eu de vastes recherches à ce propos ; un de mes professeurs, le professeur Imoto a fait publier un ouvrage sur les ressemblances et les affinités culturelles iraniennes et nippones. Certains de ces livres sont même traduits en persan. En l’occurrence dans un de ces ouvrages De l’Assouka au Perse, publié en persan par le Centre de Recherches des études culturelles et sociales du ministère des Sciences, il est dit qu’il y a deux millénaires, les Iraniens ont débarqué au Japon via la Route de la Soie et ils ont jeté les bases des premiers empires nippons à Assouka et à Nara. Cet événement historique a été à l’origine de nombreuses ressemblances culturelles entre les deux pays ; par exemple : le respect de la nature, des ancêtres et de la famille. Le jour de la nature en Iran, le 13e jour du calendrier persan, ressemble aux cérémonies Ohanami des Japonais, qui marque la floraison des cerisiers. Les cérémonies de Tchahar Shanbeh Souri, et de la fête de Sadeh rappellent les cérémonies d’Umiz et de Touri au Japon. Beaucoup d’autres cas qui traduisent les affinités culturelles irano-japonaises. Par exemple le nettoyage annuel des maisons avant le Nouvel An ou bien la tradition de se recueillir sur les tombes des disparus à cette même période.   

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