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mercredi, 05 février 2014 08:38

Festival de Fajr : Mahtab Keramati parle de sa triple présence

L’actrice iranienne Mahtab Keramati est présente au 32e Festival international du film de Fajr avec trois films :  La Résurrection, Les Revenants et Sans le vouloir. Il s’agit d’une première pour elle, de jouer dans un film d’Ahmad Reza Darvish et de Darius Merhjouï. Elle nous parle dans cet entretien avec le journaliste de Merhnews, de son travail avec les cinéastes Ahmad Reza Darvish et Darius Merhjouï. Ces œuvres sont totalement différents les uns des autres, ce qui demande de différentes interprétations, a souligné Mahtab Keramati.


Mehrnews : Vous interprétez pour la première fois un rôle dans un film de Darius Mehrjouï ; ce qui pourrait représenter un point fort dans le bilan d’un acteur ?

Mahtab Keramati : Absolument. Cela m’a été très important. Je ne crois pas qu’on peut trouver un acteur qui ne voudrait pas avoir une telle performance dans son bilan. Leila, Sara, Hamoun… sont des films qui nous tous ont passionnés. Les films de Merhjouï, dans leur majorité, sont axés sur la femme ; pour cette raison je souhaitais toujours jouer dans un de ses films, d’autant plus que l’équipe qui a travaillé avec Mehrjouï dans le tournage des Revenants était très professionnelle, sans oublier les jeunes gens doués qui ont aussi collaboré avec nous dans ce film. C’était un projet très éprouvant mais on peut s’attendre à un bon résultat.

M. : Vous êtes présente aux Revenants avec un maquillage qui semble loin de votre âge.

M. K. : Le film est relaté en deux temps : le temps d’avant la Révolution et le temps actuel. Ce qui est l’un des attraits du film tout en rendant difficile le projet. Oui, dans les séquences du temps actuel, j’avais un maquillage qui me vieillissait beaucoup mais j’ai fait tout mon possible pour rendre ce rôle acceptable. J’ai déjà eu cette expérience avec la série télévisée La terre rouge de Hatami Kia où j’avais un rôle où j’avais cette même distance d’âge.

Il est vrai que des rôles qui sont différents de l’état actuel de l’acteur, représentent toujours un grand risque ; mais le bilan de ma carrière montre que j’ai toujours accueilli favorablement de tels rôles.

M. : Les Revenants viennent en prolongation de la carrière de Mehrjouï durant ces dernières années, ils sont en quelque sorte métaphysiques.

M. K. : Non, pas du tout. C’est un film totalement réaliste et comme il a été déjà dit c’est en regard aux Revenants d’Ibsen que le scénario du film a été rédigé.

M. : Vous avez également joué dans la Résurrection d’Ahmad Reza Darvish, c’est la première fois que vous jouez dans un film de Darvish, un film qui est une œuvre importante du Festival.

M. K. : J’ai toujours aimé avoir un rôle dans les projets historiques ; cette ambiance m’a été très importante dans ce film ; je suis toujours avec intérêt les films  de Darvish. Le rôle des femmes est très limité dans ce film et je n’y ai présente que dans quelques séquences, pourtant j’ai accepté de collaborer avec ce projet pour l’intérêt que je porte au cinéma de Darvish. La Résurrection saura réunir un grand public ; c’était pour moi une bonne expérience. J’interprétai dans ce film le rôle d’une esclave chrétienne.

M. : Il est dit que votre maquillage dans Sans le vouloir avait des points communs avec le 20. Le personnage aussi avait des points identiques avec celui du 20 ?

M. K. : Non, c’est deux rôles sont totalement différents ; ce rôle était très loin de moi et il avait un lourd maquillage. Les personnages évoluent correctement dans le film ; le réalisateur Borzou Niknejad profitait d’une bonne équipe.

 

 

 

 

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