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jeudi, 19 mars 2015 21:08

Le Nowrouz iranien (1)

Le Nowrouz iranien (1)
 

Oncle Nowrouz

Il était une fois un vieil homme appelé «Amou Nowrouz» (Oncle Nowrouz), qui, chaque année, le premier jour du printemps, cheveux et barbe colorés au henné, vêtu d’une tunique bleue et d’une écharpe nouée autour de la taille, portant un chapeau en feutre et des chaussons en soie, prenait la route, depuis les montagnes, tâtant son chemin du bout de sa canne à la main.

En dehors de la ville, vivait une vieille femme appelée «Naneh Sarma» (Mémé Hiver). Eprise d’Amou Nowrouz, elle se réveillait, tôt, le matin, chaque printemps, faisait son lit, nettoyait sa maison. Elle déroulait, ensuite, son joli tapis, sur sa terrasse donnant sur son petit jardin et son petit bassin avec son jet d’eau. Dans le jardin, des arbres fruitiers étaient efflorescents et des fleurs reflétaient mille couleurs. Elle prenait, ensuite ; deux plateaux. Dans l’un, elle préparait ses «Haft Sin», et dans l’autre, elle réunissait sept sortes de sucreries et de fruits secs. Vêtue de ses plus beaux habits en cachemire, parfumée, la tête, les mains et les pieds colorés au henné, Naneh Sarma allumait son réchaud, au côté duquel elle gardait toujours sa petite bourse de rue sauvage. Et quoi d’autre ? Ah ! Le narguilé ! Elle posait, aussi, le narguilé, à portée de main, mais elle ne mettait pas de braises à son foyer: elle le ferait, une fois qu’Amou Nowrouz serait arrivé. En attendant, le sommeil l’emporta.

Entre temps, arrivait Amou Nowrouz. Il trouvait endormie Naneh Sarma. Ce n’est pas très gentil de la réveiller ! Que faire, donc ? Il coupait une tige de souci des jardins, posait la fleur sur sa jupe et s’asseyait un petit moment, à son côté. Il prenait une braise du réchaud, le mettait au foyer du narguilé et tirait quelques bouffées. Puis, il prenait une bigarade, la coupait en deux et en mangea une moitié, accompagné de sirop. Il cachait, ensuite, les braises sous la cendre, pour empêcher le feu de s’éteindre et s’en allait.

Peu à peu, la lumière du soleil s’étendait, sur le balcon. Naneh Sarma se réveillait. Une fois les yeux rouverts, elle s’apercevait de tout. «Âh ! que s’était-il passé : le feu se trouve la tête du narguilé, l’orange a été coupée en deux et les braises sont sous la cendre…». Hélas ! L’Oncle Nowrouz était venu et reparti, et qu’il n’avait pas voulu la réveiller.

Naneh Sarma s’attristait beaucoup, ayant réalisé qu’après tout le qu’elle s’était donnée, pour voir Amou Nowrouz, elle s’était endormie et n’avait pas réussi à le voir. Elle s’en plaignait beaucoup et parlait beaucoup de sa peine. Le quidam lui dit, qu’elle n’aurait d’autre choix que de patienter ; il fallait attendre  que le zéphyr printanier souffle de nouveau, que le premier jour du printemps arrive encore une fois, que l’Oncle Nowrouz  descende de  nouveau de sa  montagne, qu’il descende à la ville, pour pouvoir le revoir. Naneh Sarma acceptait, or personne ne savait si, oui ou non  elle parviendrait à voir  l’année prochaine  Amou Nowrouz qu’elle aimait tant !

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