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lundi, 15 décembre 2014 07:43

La céramique préislamique iranienne (3)

La céramique sassanide

La céramique n’a pas enregistré une évolution marquante. Les poteries de l’ère sassanide étaient généralement destinées à un usage pratique, d’où le grand nombre de céramiques tels que bols, pots, tonneaux et jarres, retrouvés à Kangâvar, Torangtappeh, Kermân ou Dasht-e Gorgân. Fabriqués avec de l’argile, ces objets avec des bords repliés sur lesquels étaient gravés des mots en pehlevi. Ces objets n’étaient pas  couverts de glaçure. Selon les experts, l’art en général et plus particulièrement l’architecture évoluèrent sous les Sassanides. Les palais du Fârs, de Kermanshâh et de la Mésopotamie, dont l’architecture peut rivaliser avec celle des Achéménides, datent de cette période. Sous les Sassanides, l’art, en avance sur son temps, dépassa les frontières de l’Iran pour influencer les pays voisins.  

La ciselure, et en général le travail sur le métal, avait éclipsé l’art de la céramique. Cependant les Sassanides nous ont laissés des céramiques et des céramiques vernies. Les artisans recouvraient les reliefs de plâtre employés dans les bâtiments, avec une couche formée d’un mélange de gomme tragacanthe, d’amidon et de lait afin de garantir leur résistance. Les Sassanides fabriquaient des objets en pâte argileuse avec des têtes d’animaux sacrés, en utilisant des techniques propres à eux et différentes de celles utilisées par les Achéménides ou les Arsacides.

 Durant cette période, la civilisation byzantine s’est aussi beaucoup inspirée des Iraniens dans le domaine du textile et de la céramique, contribuant par-là à la survivance de ces arts. Même si l’essor de  la ciselure avait quelque peu déclassé la céramique, cependant, la classe moyenne utilisait toujours des objets en pâte argileuse pour leur quotidien. Le commencement du règne des Sassanides, avec la montée au pouvoir d’Artaxerxés Ier, le développement de la culture chez les Iraniens, puis ensuite avec l’arrivée de l’islam incitèrent les artisans à se tourner vers les arts et artisanats traditionnels. Les planchers des palais et des temples restés de cette époque à Firouzâbâd et à Ctésiphon étaient ainsi recouverts de céramiques.

Avant les Sassanides, le vernis n’était pas de bonne qualité et s’effaçait facilement. Ainsi, les artisans iraniens ne pouvaient donc pas aisément orner les objets qu’ils fabriquaient. C’est donc vers la fin du règne des Sassanides que l’emploi de glaçure se généralisa dans la poterie. A ce propos, de nombreux objets en pâte argileuse et enduits de vernis datant du Xe siècle ont été découverts à Neishâbûr. Un document incontestable sur la manière de la cuisson des objets nous informe que les fours étaient situés à une hauteur d’environ 2, 50 m du sol. A l’intérieur des fours se trouvaient rangées des niches sur lesquelles on plaçait à la fois d’au moins 1.6 pots de tailles moyennes. Les potiers allumaient les fours pendant huit heures et ne désenfournaient les pots qu’après 48 heures, leur laissant ainsi suffisamment de temps pour absorber les couleurs, vertes et bleues. On se servait de bois en tant que combustible.

 

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