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jeudi, 20 novembre 2014 07:25

La céramique préislamique iranienne (2)

 

La céramique mède

 

Nous ne possédons presque aucune information sur l’évolution de la céramique durant la période mède. Cependant, de nombreux objets en pâte argileuse ont récemment été découverts dans le Lorestan et le Kurdistan, dans les régions de Noushidjân et Malâyer que les archéologues attribuent à cette période. Même si les tuiles de la ziggourat de Tchogha-Zanbil étaient déjà couvertes de vernis au XIIe siècle av. J.-C., ces découvertes tendent à montrer que les Mèdes furent les premiers à enduire leurs céramiques de vernis.

 

La céramique achéménide

 

Montés au pouvoir au VIe siècle av. J.-C., les Achéménides ont contribué à la diversification des objets fabriqués en pâte argileuse. De cette ère, nous sont transmis des objets ornés de gravures ou de calligraphies. La céramique était notamment utilisée dans la décoration des palais et l’on voit, sur les tuiles des palais royaux, des motifs et des thèmes en relief recouverts de vernis et représentant des têtes d’hommes ou d’animaux. De nombreux vestiges de céramiques achéménides, recouverts de vernis, ont également été découverts à Suse.

Les Achéménides favorisèrent à tel point l’évolution de la céramique que les techniques de cet art furent diffusées dans d’autres pays. L’amélioration des techniques et l’invention de nouvelles méthodes de céramique furent également le résultat de l’intérêt des Achéménides pour les objets décoratifs luxueux. Parmi d’autres progrès accomplis dans le domaine de l’évolution de la céramique, on peut notamment citer l’amélioration de l’utilisation du vernis sur des tuiles et des céramiques. L’ère achéménide fut donc un âge d’or pour la céramique, néanmoins, l’éclosion de l’art de la ciselure et du travail sur métal commença à remplacer la céramique dans la production d’objets luxueux. De plus, sous les Achéménides, l’art consacré à la cour ne pouvait pas subir des critiques susceptibles de concourir à son évolution. Les meilleures briques enduites de vernis étaient utilisées pour la construction des palais du roi Artaxerxés à Suse. Ces tuiles représentant des vaches ailées, des lions et des dragons de Persépolis et teintées de couleur verte, jaune, bleue et noire, sont actuellement conservées pour la plupart au Louvre.

 

La céramique arsacides

 

La céramique arsacide se divise en deux grandes périodes :

 

1. L’art antique des Parthes

 

2. L’art qui débute avec la montée au pouvoir de Mithridate II le Grand et présentant des similitudes avec celui des Achéménides. Les premiers objets fabriqués en pâte argileuse des Parthes ont été découverts dans leur capitale Nisa située aux environs du désert Karakorum.

 

En raison de l’influence hellénistique de la période séleucide, des objets fabriqués avec de la tuile émaillée et présentant des caractéristiques propres à la céramique grecque ont également été découverts dans les ruines des palais parthes. De façon générale, l’ère arsacide vit un changement notable de l’artisanat de la céramique. Parmi les objets propres à cette période, on peut citer les coupes émaillées.

Selon Christie William, les Arsacides effectuaient des échanges commerciaux d’envergure avec les Romains, de Byzance jusqu’en Italie. Ainsi, les céramiques iraniennes étaient non seulement connues et réputées mais aussi imitées à l’est et à l’ouest, notamment dans les régions méditerranéennes. L’art zoroastrien offre également des objets tels que les céramiques enduites de vernis bleu-turquoise ou vert découvertes dans le Temple d’Anâhitâ. L’étude des objets en pâte argileuse a fourni d’importantes informations archéologiques sur ces différentes périodes. Ainsi, on peut conclure, sur la base d’objets trouvés au cours de récentes excavations, que même si l’insécurité régnante à l’époque séleucide eut pour résultat un déclin important de la céramique, durant l’ère arsacide, elle continua à évoluer.

 

Parmi d’autres objets importants datant de l’ère arsacide, on peut citer les cercueils vernissés ou non, de couleur rouge, grise et jaune, découverts lors d’excavations récentes au Guilân et Sistan et Baloutchistan.  La ressemblance entre des céramiques chinoises de la période des Han (-206-220) avec des céramiques arsacides (notamment l’émaillage et un usage dominant du vert) laisse penser des échanges techniques entre l’Iran et la Chine. Cette hypothèse paraît d’autant plus logique que des relations commerciales importantes liaient alors les deux empires au moyen de la Route de la Soie. Ainsi, durant l’ère arsacide, la céramique iranienne s’éloigna de l’influence hellénistique et se rapprocha de l’art iranien populaire, dont la portée s’étendait de l’Euphrate jusqu’aux frontières de la Chine, de l’Inde et du Levant.

 

A suivre…

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