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mardi, 10 juin 2014 03:49

La marqueterie, combinaison sublime d’art et de précision

Délicate et précise, la marqueterie persane ou le khâtamkâri illustre les merveilles des motifs géométriques. Les mathématiques embrassent les connaissances abstraites échafaudées sur des  raisonnements logiques, sur des concepts tels que les nombres, les figures, les structures et les transformations. Les règles et les disciplines géométriques et mathématiques reposent sur la nature de l’univers et les éléments de l’existence. Ainsi peut-on dire que le khâtam (littéralement incrustation) en constitue l’un de ses plus beaux exemples esthétiques et artistiques.

La base de cet art est la création de dessins géométriques, et plus particulièrement de minuscules triangles propres à cet artisanat.

 

Au cours des siècles, l’art iranien a développé des motifs particuliers destinés ou utilisés pour décorer les objets artisanaux produits en Iran. Les artistes iraniens ont eu de nombreuses initiatives dans le domaine de l’incrustation, après avoir découvert cet art dans son style chinois, l’art chinois décorant la surface des objets avec de très petits morceaux triangulaires en noir et blanc. Les Iraniens ont ensuite introduit de nombreux changements dans la couleur, le dessin et le matériel du khâtam. Utilisant les couleurs rouge, verte, jaune et blanche, ils ont aussi utilisé des motifs géométriques comme le pentagone, l’octogone, et le décagone.

 

 La marqueterie utilise tout un panel de matériaux  dont les principaux sont différentes sortes de bois, d’os d’animaux, des fils de fer, des adhésifs et des polisseurs. Dans ce domaine artisanal, le bois constitue le support dominant et principal ; c’est d’ailleurs pour cela que l’art du khâtam est parfois aussi appelé l’art du bois. L’os est utilisé dès le début par les artisans, trouvant une place de choix dans l’art de la marqueterie. Le fer est également utilisé dans la fabrication du khâtam, dont la qualité dépendait auparavant de l’importance et de la situation sociale de celui qui passait commande. Les autres matériaux les plus importants utilisés dans la marqueterie sont l’or, l’argent, le laiton et le cuivre.

 

Les khâtams sont différents de par leur dessin et leur forme. Ce qui les distingue est le différent type de prisme ou de coupe des triangles qui construisent chaque unité de khâtam.

 Les matériaux sont préparés à l’aide de baguettes de bois triangulaires qui sont collées et assemblées en faisceaux d’environ 70 cm. Une fois secs, ces faisceaux sont débités en tronçons d’une dizaine de centimètres de longueur. La deuxième étape consiste à assembler, entre deux planchettes servant de gabarit, le nombre nécessaire de parties élémentaires du dessin. Ces éléments, soigneusement disposés et collés, vont constituer les motifs d’une des faces de l’objet à décorer. Le tout est fortement comprimé et mis à sécher.

  

La troisième opération consiste à découper des tranches transversales d’environ 1 millimètre d’épaisseur. Ces coupes seront appliquées et fixées avec de la colle à bois, tel un plaquage sur les faces des objets, puis ajustées. Lorsque la surface des objets n’est pas plate mais galbée, l’artisan chauffe la tranche de décor afin de la rendre malléable pour qu’elle puisse ainsi épouser la forme de l’objet. La dernière étape consiste à poncer soigneusement la surface au papier de verre, puis à la vernir.

 

Comme il y a 700 ans, la plus grande partie du travail se fait encore entièrement à la main, mais le découpage des tranches de motifs ainsi que le ponçage sont grandement facilités par les machines. Les colles et le vernis ne sont également plus les mêmes.

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