This Website is discontinued. We changed to Parstoday French.
mercredi, 29 octobre 2014 07:16

Du néo-traditionalisme au musée des Arts contemporains

Du néo-traditionalisme au musée des Arts contemporains

Le musée des Arts contemporain de Téhéran est ces jours-ci hôte de l’exposition qui a pour thème « le néo-traditionalisme dans l’art moderne iranien ». L’exposition qui s’est ouverte le 16 octobre sur le public, se clôturera le 9 décembre. Elle expose 170 œuvres de 84 artistes. L’exposition évoque un regard et une lecture contemporains de la mémoire culturelle et ethnique ainsi que des traditions dans leurs différentes formes.

 « La tradition a été depuis l’arrivée de la modernité et surtout durant ces dernières décennies, un terme digne de réflexion. Nombreux ont été les artistes et les penseurs qui ont essayé de donner à travers leurs œuvres  une définition de ce terme. Les recherches sur l’art iranien montrent comment même le modernise importé s’est heurté à une résistance qui s’est dressée devant une imitation absolue des concepts et œuvres importés, autrement dit il n’a eu d’autre choix que de suivre la riche culture iranienne.

L’idée principale de l’exposition puise justement dans cette conception ; on peut donc suivre, dans cette exposition, les différentes approches des artistes iraniens envers la tradition depuis les années 30 de nos jours. Si on admet que les œuvres de chaque période sont le vecteur de l’ambiance sociale, politique, économique et culturelle, en un mot de leur contexte historique, on pourrait certes découvrir les points saillants, les plaques tournantes et l’intérêt des artistes de chaque période vis-à-vis de l’appel à la tradition.

Le néo-traditionalisme dans les œuvres des artistes plus anciens se remarque dans le changement dans la forme tandis que dans les œuvres des plus jeunes, le néo-traditionalisme ne se résume pas uniquement dans le changement dans la forme, il embrasse aussi la composition, la palette des couleurs mais aussi les éléments picturaux.

Dans ses six sections, l’exposition retrace au fil du temps l’évolution et la diversité de la confrontation de la tradition à la modernité. Le visiteur pourrait donc y suivre le courant Saqâ Khaneh. L’exposition traite le courant Saqâ Khaneh, les approches et les nouvelles méthodes dans l’art néo-traditionaliste, l’emploi de nouveaux matériaux, une nouvelle structure, les tendances modernistes et néo-traditionalistes à l’époque postrévolutionnaire, la tendance à créer un art irano-islamique dépendant de l’Occident et le retour aux structures fondamentales de l’art d’antan.

Le premier secteur de l’exposition se concentre sur l’influence de la modernisation dans les différentes dimensions  de la culture iranienne dans les années 30 et 40 d’une part et de l’autre sur l’intérêt qu’accordaient les artistes modernes aux traditions dans le sens de trouver un modèle pour iraniser leurs œuvres. Par la suite, le mouvement Saqâ Khaneh occupe la place centrale dans ce processus, essayant d’établir une interaction entre les traditions et l’expression moderne de l’art contemporain. Les artistes essayaient de faire une combinaison entre les racines autochtones et les formes artistiques traditionnelles avec les méthodes modernes. Des motifs inspirés de la calligraphie et de l’alphabet ont été employés pour la première fois par les pionniers de l’école Saqâ Khaneh, au début des années 50. Entretemps, la calligraphie contemporaine qui puisait dans le courant Saqâ Khaneh, se divisa très tôt en deux courants principaux : la première tendance reposait sur une approche lettriste comme ce qu’on remarque dans les œuvres de Zenderoudi, Tanavoli et de Pilaram ; tandis que la seconde tendance appelée peinture-calligraphie, concerne les artistes qui étaient majoritairement des calligraphes professionnels comme Ehsaï, Mafi, Afjeï.

Dans les années 50, l’art iranien se fit un art pluraliste dominé par le modernisme. Les tendances modernistes néo-traditionalistes à l’époque postrévolutionnaire se remarquent uniquement dans les années 80 et aux premières années 90, mais au terme des années 80 et au commencement du troisième millénaire, on peut remarquer comment le terrain s’avère propice à la promotion de différentes formes dans l’art iranien, ce qui se manifeste dans le cadre de médias modernes dont la vidéo, le montage, la photographie artistique et la performance. De la sorte la tradition est présentée dans le cadre du modernisme  depuis la pixellisation de la miniature, étirée dans de grand format jusqu’à la substitution du bleu lapis-lazuli et du bleu turquoise par le rouge.  

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir