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samedi, 30 août 2014 08:07

Hossein Maher, peintre d’introspection

Né en 1957 au Khouzestan, Hossein Maher compte parmi les figures saillantes de la peinture contemporaine iranienne. Puisant largement dans la culture iranienne, Hossein Maher a su développer son propre style. Son parcours débute sur des thèmes locaux dont le Khouzestan natal, avec ses attraits et ses diversités ; au fil du temps depuis ces deux dernières décennies, son regard devient plus introspectif, se fixe plutôt sur le monde imaginaire.
Comme il l’explique lui-même : « j’ai peint pendant une dizaine d’années des tableaux en rapport avec les paysages et les habitants du sud de l’Iran. Ensuite j’ai commencé une série de tableaux sur l’amour et la beauté. Certaines personnes ont même trouvé que mes tableaux étaient devenus décoratifs, alors qu’à mon avis ce n’était pas le cas. A l’époque, mon intention était juste d’exprimer mes sentiments. Je dis cela alors que je ne renie pas la valeur décorative de l’art ; l’une des caractéristiques positives de l’art est justement son côté décoratif. »


Il n’a pas ensuite organisé d’exposition pendant trois ou quatre ans, se consacrant aux recherches. Il s’est adonné sérieusement à l’étude du dessin iranien, depuis l’Ecole de Chiraz et de Bagdad et l’époque seldjoukide, jusqu’à l’Ecole de Tabriz. Cette étude lui a beaucoup aidé à avoir une vue exhaustive sur les aspects esthétiques de la culture iranienne. A un moment donné, le thème de poisson était beaucoup présent dans ces tableaux. Ce qui représentait pour lui « une évocation de l’eau, qui symbolise la vie. » C’est surtout le sens mythique de l’eau qui l’intéressait.



Cet intérêt aux  mythes et traditions liés à l’eau le poussa ensuite à faire un voyage en Inde. Reprenons les dires du peintre lui-même lorsqu’il  raconte ce voyage : « Une cérémonie de baptême a lieu tous les douze ans au bord du Gange. J’avais décidé de commencer mon voyage trois mois plus tôt pour connaître l’ambiance et le contexte de l’Inde avant d’assister à cette cérémonie. Je suis parti seul, avec juste un sac à dos, à l’aventure. Je suis allé dans des villages, j’ai visité les musées et quelques facultés de Beaux-arts dans les villes, mais j’ai été obligé de rentrer à Téhéran au bout de deux mois. Je n’ai donc pas assisté à la cérémonie de baptême, mais ce voyage a quand même porté ses fruits, parce qu’il a donné une cohérence à mes idées et m’a permis de conclure ma période des tableaux du sud de l’Iran. »

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