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lundi, 14 juillet 2014 04:38

Le graphisme en Iran (4)

La Révolution islamique de 1979 et la guerre entre l’Irak et l’Iran  changèrent la direction du graphisme. Durant cette période, les graphistes dans leur quasi-majorité s’étaient concentrés sur les affaires intérieures du pays et le graphisme est devenu un nouveau moyen d’expression des idées révolutionnaires. En 1987,  un premier barème tarifaire a été créé pour les différents types de graphismes. Deux ans plus tard, la première biennale du graphisme au musée des Arts contemporains de Téhéran eut lieu, à l’initiative des organisations culturelles. Cette biennale, qui eut lieu après l’exposition "50 ans de graphisme iranien" en 1972, fut la référence la plus importante dans l’histoire du graphisme iranien.

Mortezâ Momayez est le fondateur et le pionnier du graphisme moderne en Iran. Il représente le symbole d’un esprit créatif, toujours en quête du nouveau. Il est le premier à avoir introduit le graphisme dans de nouveaux domaines artistiques. Avec  le graphisme moderne, il a formé une vision artistique nouvelle. L’essor du graphisme dans les diverses dimensions de la vie publique et privée s’est accompagné d’une nouvelle conception de l’image.

Le graphisme devient ainsi quelque chose de défini, de connu, il n’est plus une chose abstraite pour les gens. Au fur et à mesure de son développement, Momayez a voulu éduquer la population enfin qu’elle porte un intérêt à ce qu’elle voyait, et que les images ne soient plus considérées comme des choses systématiques et didactiques, mais comme des vecteurs qui portent en elles un message, qui présentent un concept précis.

Le développement informatique, l’apparition de logiciels puissants et sophistiqués ont fortement modifié les conditions de travail des graphistes en Iran. Ils ne sont plus face à une feuille blanche ou à une toile mais devant un écran. Les ébauches préalables au rendu final sont désormais faites sur ordinateur, moyen par lequel se fait autant la création que le contrôle des opérations et l’ensemble des procédés de fabrication. Ceci a toutefois pour effet de réduire la distance de l’artiste avec son œuvre et de diminuer la notion d’original. Malgré tout, si les logiciels facilitent l’accès au graphisme, ils en révèlent aussi la complexité.

Parallèlement à cela, les graphistes ont vu leurs tâches prendre de nouvelles dimensions. Les effets rendus désormais possibles avec les logiciels, la mise en page, les possibilités de création de caractères permettent un gain de temps important pour cette génération, comparé aux générations précédentes qui mettaient longtemps à faire des calligraphies par exemple. Les nouveaux graphistes doivent donc incorporer ces outils de travail plus évolués, ce qui leur permet d’effectuer des corrections plus rapidement et de répondre au mieux à leur demande.

 

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