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mardi, 24 juin 2014 02:51

Le graphisme en Iran (3)

Au début des années 1970, il y eut en Iran une confusion dans le domaine artistique sous la forme d’une imitation de l’art occidental et d’une vulgarisation générale de l’art. Cette confusion permit le développement d’une tendance intellectuelle différente de l’art officiel. En 1979,  le graphisme moderne connaît son apogée. Avant la Révolution, la plupart des œuvres présentées étaient des œuvres publicitaires. La Révolution islamique marque l’émergence du graphisme politique. Le graphisme devient un moyen d’expression des idées révolutionnaires. Ainsi  le graphisme évolue dans le processus politique et social de la Révolution. Cette évolution s’annonce rapide ; une nouvelle génération de jeunes graphistes voit le jour. Elle progresse dans le contexte de la guerre imposée par l’Irak à l’Iran, elle  présente une nouvelle expérience. Elle marque ses différences par rapport aux autres générations, notamment dans l’apparition des posters avec pour thème la Défense sacrée ; elle contribue largement à la perfection du graphisme culturel.

 Dans ce contexte, le graphisme s’épanouit. Les jeunes graphistes se réunirent dans « le Centre de l’art et la pensée islamiques. Abolfazl Aali (1956) en est l’une des figures célèbres. Il est le premier graphiste de la période postrévolutionnaire à avoir fondé son art sur des images traditionnelles. Pour lui, le poster n’est qu’un outil au service du graphiste pour exprimer ses idées. Aali et les autres graphistes du Centre de l’art et de la pensée islamiques , tels que Mostafa Goudarzi (1961), Ahmad Aqâqolizâdeh ( 1961), Ali Vaziriân Sâni ( 1961), Majid Kâderi (1963), Mohammad Khazâi (1962) et bon nombre d’autres graphistes de cette troisième génération, se sont attelés à décrire le concept de la révolution par de nouveaux sujets, pensées, couleurs et designs.


Ismaïl Shishegarân compte aussi parmi les figures notoires du graphisme iranien. Il s’est fait connaître en 1978, à l’apogée de la Révolution, en créant des affiches sans commandes. Son but principal était d’accompagner le mouvement populaire. Il voulait exprimer les crimes de l’époque du Shâh. Pour lui, le poster et l’affiche sont une arme pour dénoncer et non pas uniquement un outil au service du commerce. Créer des affiches sans aucune commande représentait une évolution importante pour le graphisme. Des affiches comme : "La liberté de l’écriture", "Pour aujourd’hui", "Vive l’Iran" datent de cette époque. Elles étaient d’ailleurs souvent utilisées lors des grandes manifestations.

 

Morteza  Momayez note à ce propos  : "Après la Révolution, à la Faculté des Beaux-arts, un groupe d’étudiants et leurs professeurs ont créé des affiches politiques et les ont exposées dans cette faculté. Le sujet le plus important de cette exposition était la création du graphisme moderne, qui se basait sur l’actualité. L’autre point important résidait dans le fait que cette exposition réunissait différents graphistes aux opinions différentes." Cette exposition connut un grand succès et permis à d’autres d’avoir lieu dans des écoles.

A suivre…

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