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samedi, 09 août 2014 03:58

La symphonie de la Palestine, la musique est aussi solidaire avec Gaza

Le maître Kalhor, virtuose du kamantcheh, a mis en ligne un clip vidéo de sa « Symphonie de la Palestine », inspirée de la musique du film « Cinéma Jénin », pour se déclarer ainsi solidaire avec les habitants de Gaza, qui vivent ces jours-ci sous les bombes et les raids sans merci du régime sioniste, pour appeler à la cessation des violences  et pour souhaiter l’instauration de la paix dans ce point de notre planète terre. Dans un message, le maître Kalhor a souligné que les habitants de Gaza sont victimes d’un crime organisé ; il a compati à la douleur des Gazaouis, qui vivent des jours ô combien difficiles.

Ce clip vidéo s’inspire du film « Cinéma Jénin » dont la musique fut composée en 2011 par Keyhan Kalhor. Jénin en Cisjordanie a été depuis de longues années la scène des affrontements israéliens-palestiniens ; pendant ce temps, le cinéma de Jénin a disparu dans la poussière, or la mort en martyr d’un enfant palestinien de Jénin a offert un autre cinéma à la ville, ce qui a été la source d’inspiration de la symphonie de la Palestine de Kalhor.

La tragédie qui a eu lieu en 2005 à Jénin, a de nouveau rivé les yeux vers cette ville de la Cisjordanie : un drame assaisonné de l’amour et de l’esprit de la liberté ; un échange de tir entre des soldats israéliens et les combattants palestiniens a eu lieu à Jénin, entretemps, Ahmad Khatib, un enfant palestinien de 11 ans est tombé en martyre, tué par des balles d’un soldat israélien.

Ahmad était en train de jouer avec ses amis ; il portait un fusil jouet ; le soldat israélien le prenant pour un combattant, lui a tiré deux balles ; les parents d’Ahmad, qui avait sombré dans la mort cérébrale, ont offert ses organes à des malades qui avaient besoin de ses organes, un geste qui a sauvé la vie à cinq personnes dont des enfants. Depuis, le nom d’Ahmad Khatib est le symbole de la paix et le récit de sa vie s’est cristallisé dans le documentaire « le cœur de Jénin ».

En 2008, Marcus Vetter avait repris le chemin de Jénine. L'occasion pour le réalisateur de retrouver Ismaël Khatib, le protagoniste de son précédent documentaire, « Le cœur de Jénin ». Un film qui contait l'histoire de ce père qui décida de faire don des organes de son fils de 11 ans, abattu par des soldats du régime israélien. Et qui avait choisi la culture, plutôt que les armes, comme forme de résistance, en fondant une maison des jeunes. A l'occasion du tournage, les deux hommes ont arpenté la ville cisjordanienne, remarqué un cinéma, à l'abandon depuis la première Intifada de 1987. Ce qui a donné naissance au Cinéma Jénin, un film dont le scénario raconte le récit du lancement d’une salle de cinéma à Jénin et dont la musique est composée par le musicien iranien Keyhan Kalhor.

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