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lundi, 02 juin 2014 08:10

La musique persane a encore perdu un de ses maîtres

Le vendredi  2 mai, Mohammad-Reza Lotfi, le virtuose du tar et du sétar s’est éteint à Téhéran à l'âge de 67 ans, emporté par un cancer. Mohammad-Reza Lotfi est né en 1325 de l'hégire solaire, (1947), à Gorgan, dans le Nord-Est iranien. Il a fait ses études en musique, chez les grands maîtres de son temps, comme Ali-Akbar Shahnâzi et Habibollah Shahnâzi. Ensuite, il continua d'apprendre à la faculté de la musique, chez les grands maîtres, comme Nour-Ali Boroumand, Abdollah Davami et Saïd Hormozi. A 18 ans, Lotfi reçut le premier prix des Jeunes Musiciens d'Iran.

En 1974, Lotfi adhéra au corps enseignant de la faculté de musique, et la même année, il commença sa coopération avec la radio nationale. Pendant presque un an et demi, Lotfi fut chef du département de musique de la faculté de musique des Beaux-Arts de Téhéran. Il a démissionné, plus tard, de ce poste, pour créer, en 1975, l'ensemble musical Sheydâ).

Un autre ensemble musical «Âref», dirigé par Hossein Alizâdeh, et le groupe musical Sheydâ, renoncent, ensuite, à travailler avec la radio, en signe de protestation contre le régime de Mohammad-Reza Pahlavi. Ils créent le foyer de musique «Tchâvoch», qui, depuis 1979, produit  des chansons révolutionnaires. Au foyer de musique de Tchâvoch, étaient, également, présents d'autres artistes, comme Parviz Meshkatian, Ali-Akbar Shekartchi, Mohammad-Reza Shadjarian, Shahram Nazeri, Houshang Ebtehadj, etc...

Certains spécialistes de musique voient ne  le foyer de musique de Tchâvoch un point culminant, dans l'histoire de la musique iranienne. Ils estiment que les productions de Tchâvoch font partie des meilleures œuvres de musique traditionnelle contemporaine iranienne. Avec l'arrêt des activités du centre Tchâvoch, Lotfi quitta l'Iran. Après des concerts, en Italie, en France et en Allemagne, il  s'installa aux Etats-Unis. Il fonde le centre culturel et artistique de Sheydâ, à Washington, et monte sur scène, ensuite, dans différents pays du monde.

- Pendant les années 2000 Lotfi retourne, en Iran, et crée le foyer Sheydâ, à Téhéran. Une fois retourné au pays, il accompagne certains de ses anciens élèves en concert. Lotfi était très direct dans les critiques qu'il formulait, de temps en temps, au sujet de ses collèges musiciens, des critiques qui ne restaient pas toujours sans réponse. On hérite de plusieurs albums de musique traditionnelle de Mohammad-Reza Lotfi, qui, en plus, était un grand chercheur en musique. Lotfi souffrait, depuis un an, d'un cancer, et avait été hospitalisé plusieurs fois, au cours de ces derniers mois, avant sa disparition.

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