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lundi, 10 novembre 2014 06:06

Racines et liens dans l’architecture de l’Orient (2)

Une rétrospective des affinités culturelles et artistiques de l’Iran et du Sous-continent indien

La période sassanide perse (226-651 de notre ère) a coïncidé avec la période Gupta (308-651), en Inde. Les monarques sassanides entretinrent des relations avec l'Empire Gupta basé à Pataliputra. En Perse, on connaissait Pulakesin, chef du Dekkan. Les marchands perses agissaient en intermédiaires dans les échanges commerciaux entre l'Inde et l’Europe. Une des mosaïques des cavernes Ajanta, près de Mumbaï, représente un roi Hindou et des hommes en habits sassanides.

 On dit que le santal, le magenta, les coquillages, les coraux, les perles, l’or et l'argent s'échangeaient entre Perse et Inde. «Bam», au Sud-Est de l'Iran, était une grande ville commerciale et d'échanges, sur la célèbre Route de la Soie, qui reliait les itinéraires commerciaux de l'Inde vers l'Asie Centrale et la Chine, en passant par l'Iran.

 L'art de l’Inde de cette époque contient des éléments Parthes et de l'Iran oriental. On distingue, aussi, des motifs sassanides, dans l'art gupta. A contrario, le paon, les dragons, les coqs indiens ornent les monuments sassanides. Les tuiles du monastère de Harvan, près de Srinagar, sont décorées, à la manière sassanide, ce qui témoigne de l'influence sassanide, sur la vallée du Cachemire.

 D'après le Shâh-Nâme de Ferdowsi,  Bahram V, roi sassanide du Ve siècle, demanda au roi indien, Shangol, de choisir 12.000 «Luris» ou musiciens indiens, pour les envoyer en Perse. Aussi pense-t-on que ce sont là les ancêtres des nomades iraniens. Ils répandirent la musique et la danse indienne, en Iran. On a longtemps cru qu'ils avaient voyagé plus à l'Ouest, en Europe, durant les 4 à 500 ans qui ont suivi cette époque et qu'ils étaient les ancêtres des Roms d'Europe ou «Tsiganes». On pense, aussi, que Bahram a visité l'Inde, au Ve siècle de notre ère. Son épouse indienne est mentionnée par le poète persan, Nizami Ganjavi, dans son fameux livre Haft Paikar («les Sept princesses»), relatant des exemples de mariages mixtes.

Il semble que c'est sous le règne du roi sassanide, Khosrô, (531-579), que les Indiens introduisirent, en Iran, le jeu d’échecs, connu, en Perse, sous le nom de chatranj. Lorsque, plus tard, les Arabes envahirent la Perse, le jeu se répandit, dans tout le Moyen-Orient, puis, en Europe. À l'origine, on jouait sur 64 carrés (astapada), avec un roi, un éléphant (la tour), un cheval (cavalier), un chariot (ou navire), et quatre fantassins (pions), ce qui correspondait aux quatre corps d'armée de l'Inde antique. A cette période, aussi, se développa un centre de recherches médicales perse, à Jundishpour, où se synthétisèrent la médecine ayurvédique indienne et la médecine grecque qu'apportèrent les Chrétiens Nestoriens. Burzuya, médecin de Khosrô, fut envoyé, en Inde, pour y rapporter des ouvrages et recherches de médecine. Il rechercha le fameux «élixir de vie». On dit qu'il rapporta des histoires du Panchatantra (collection ancienne de fables indiennes qu’il traduisit du sanscrit en pehlevi, sous le nom de Kalileh et Dimna.

 

A suivre…

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