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lundi, 30 décembre 2013 05:35

Un moment de repos : le caravansérail (3)

La structure du caravansérail iranien est caractérisée par l’organisation des bâtiments autour d’une cour centrale ouverte. Cependant, ce plan se soumet aux modifications nécessitées par la situation climatique des différentes régions iraniennes. Cette adaptation porte tant sur la configuration et la structure externe que sur l’usage des matériaux de construction.

1- Les caravansérails du littoral de la mer Caspienne

Dans la zone littorale du sud de la mer Caspienne, les caravansérails sont peu nombreux par rapport aux autres zones climatiques de l’Iran. En effet, contrairement aux régions centrales du plateau iranien, dans les zones littorales, le taux de pluviosité est important, l’eau est abondante, le climat est tempéré, et la densité de population est telle que les villes et les villages se rapprochent. Voici autant de raisons pour expliquer la rareté des caravansérails. Les vestiges des caravansérails de cette zone climatique viennent confirmer d’ailleurs qu’ils étaient concentrés sur les routes reliant le plateau central aux zones littorales, et que leur dispersion le long de la ligne littorale était faible. Les caravansérails du sud de la mer Caspienne se soumettent au plan général des caravansérails des régions arides : l’édifice se développe donc autour d’une cour centrale, ce qui réduit l’aération et la circulation de l’air à l’intérieur des pièces et des écuries. Certes, ce plan s’adaptait mal à la situation climatique de cette région très humide, mais cet espace clos se justifiait par un souci de sécurité face aux assauts des bandits de grands chemins.

Le caravansérail possédait ainsi un espace entièrement clos, mais les logements des voyageurs se trouvaient sur les terrasses, ce qui leur assurait la meilleure ventilation possible.

Il paraît que la plupart des caravansérails du littoral caspien avaient été construits par les architectes et les maçons venant des villes du plateau central, car ils ne sont pas construits avec les matériaux locaux (bois et chaume) mais avec les matériaux durs des régions centrales de l’Iran : brique, pierre, mortier, etc.

2- Les caravansérails du littoral du Golfe Persique et de la mer d’Oman

Dans les régions littorales du sud de l’Iran, le commerce maritime était prospère. Les hangars des ports iraniens du Golfe Persique et de la mer d’Oman étaient toujours bondés de marchandises qui devaient être transportées vers les villes centrales du pays. Il y avait donc de nombreux caravansérails sur les routes reliant les ports aux régions centrales. Sous les Safavides, les caravansérails construits dans ces régions avaient une structure différente du plan général des caravansérails iraniens. Les bâtiments devaient être protégés du soleil et aérés au maximum. La cour centrale a donc disparu pour céder la place à une pièce en forme de croix autour de laquelle s’organisent les pièces. Contrairement au plan général des caravansérails iraniens où les pièces donnent sur la cour centrale, ici toutes les pièces donnent sur l’extérieur pour assurer l’aération. Dans leur ouvrage "L’inventaire des caravansérails d’Iran", Wolfram Kleiss et Mohammad Youssef Kiani nous expliquent qu’après le déclin et la chute de l’Empire safavide, le climat d’insécurité qui régnait dans une grande partie du pays a entraîné "la modification structurelle des caravansérails du sud de l’Iran, de sorte que des tours défensives ont été ajoutées aux quatre coins de l’édifice et les passages entre les galeries et l’espace extérieur ont été fermés." La citerne était située souvent à l’extérieur du caravansérail pour recueillir et conserver les eaux de pluie.

À suivre…

 

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