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mercredi, 02 octobre 2013 08:02

Jardin persan, valeur universelle exceptionnelle (7)

 
Un pilier de l’architecture iranienne depuis des millénaires, le jardin persan a été conçu pour symboliser l'Eden et les quatre éléments naturels : le ciel, la terre, l'eau et les végétaux. Le paradis que le Coran avait promis aux croyants, s’est révélé en un idéal des artistes et architectes iraniens pour en créer un exemple concret et cristalliser un petit bout du paradis sur la terre. Quels sont les différents éléments constituant du jardin persan ? Quelle en est l’historique ? Où sont-ils ? C’est pour avoir la réponse à ces questions et beaucoup d’autres nous vous proposons de suivre notre magazine « Jardin persan, valeur exceptionnelle universelle». Dans la précédente édition nous nous sommes rendus à Chiraz et vous avons présenté de beaux jardins persans, le jardin Golshan et le jardin d’Eram. Toutefois la ville de Hafez et de Saadi a encore beaucoup d’autres jardins…

Située dans le sud-ouest de l’Iran, Chiraz compte, en raison de son climat doux, des jardins à éternel printemps. En l’occurrence « le jardin Delgosha », « le jardin Golshan », l’orangeraie de Qavam, le jardin du mausolée de Hafez, le jardin du mausolée de Saadi, le jardin des sept personnes et enfin le jardin d’Eram, qui en est l’un des plus splendides, pour ne citer que les plus illustres. Comme nous l’avons promis, nous vous invitons à un tour dans un autre jardin de Chiraz : le jardin du monde. Il s’agit du plus ancien jardin de Chiraz. Les parterres de fleurs savamment décorés du Jardin du monde, l’ont transformé en un des plus beaux de Chiraz. Le Jardin du monde est bâti à l’époque de la famille Mozaffar au XIVe siècle, c’est-à-dire avant l’incursion militaire de Tamerlan contre l’Iran, alors que Chiraz se trouvait à l’apogée de sa prospérité. Ibn Abrabshah, historien de l’époque timouride, dans son ouvrage ‘Ajâyeb al-madour, les merveilles accessibles, qualifie Chiraz « la parure du monde ». Le Jardin du monde a été fort apprécié par Tamerlan lors de son séjour à Chiraz, de sorte qu’il fit bâtir un jardin similaire dans une région à proximité de Samarkand, sa ville natale et qu’il le baptisa du même nom.

Le Jardin du monde de Chiraz garda sa prospérité à l’époque safavide. Chardin et Tavernier, qui avaient visité Chiraz à l’époque safavide, ont décrit dans leurs récits de voyage, une belle avenue qui allait de Tang-e Allah Akbar jusqu’au mausolée de Mir Ali ibn Hamza, l’actuelle avenue Hafez, et des deux côtés se trouvaient de très beaux jardins, dont le Jardin du mond.

La fameuse rivière de Rokn-abad, célébrée dans les ghazals de Hafez, alimente le Jardin du monde. Situé dans un quartier spécial de Chiraz, le Jardin du monde côtoie d’autres sites historiques de la ville dont le mausolée de Hafez, le jardin des sept personnes, le portail du Coran, le jardin national, la bibliothèque nationale des Archives…

Karim Khan, fondateur de la dynastie zand fit entourer en 1846, le Jardin du monde par une clôture et y fit bâtir un pavillon au milieu. Ce fut aussi lui qui ordonna de construire des allées dans le jardin et d’y planter de nombreux arbres. Le plan et le style de ce jardin sont claqués sur le plan à quatre allées ; on a fait construire dans les alentours deux grands et deux petits bassins.

Le Jardin du monde a été restauré en 2004 par la municipalité de Chiraz et ouvert au public. Un élégant pavillon à deux étages s’érige au milieu du jardin

 

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