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mardi, 28 juillet 2015 09:24

Spécial Auditeurs du 27 juillet 2015 (1ère partie)

Spécial Auditeurs du 27 juillet 2015 (1ère partie)
IRIB- Au menu de cette émission : A la mémoire du «Père du Barbat iranien» !
- Bonjour et bienvenus à une nouvelle édition du Spécial Auditeurs, programme, qui vous est, entièrement, consacré. Comme d'habitude, nous lirons, d'abord, vos messages, et vous parlerons, ensuite, de divers sujets touchant la civilisation, l'histoire, la culture et la société iraniennes.
- Un chaleureux Bonjour à tous, de ma part ! Nous allons parler, dans cette émission, d'un grand musicien, tout nouvellement décédé, connu, dignement, sous l'appellation du «Père du Barbat iranien». Restez avec nous !
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- Pour commencer, revue de vos messages avec notre cher collègue, joint par téléphone. Allez, c'est parti :

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- Bonjour à Tous et bienvenu à ce moment de la messagerie, qui commence par les mots d'amitié de notre cher internaute G. de Guignard, que nous saluons ici. Pour réagir à une actualité ayant pour titre «Victoire totale et définitive de l'Iran, à l'ONU et en Europe», cet internaute nous a écrit : «Félicitations à l'Iran, qui recouvre sa liberté ! Bravo».
- Nous vous disons, cher ami, bienvenu, parmi les interlocuteurs de la radio francophone iranienne, de même, pour un autre internaute avec Oriflamme, pour identifiant ; il ou elle nous a écrit : "Je suis obligé€ de reconnaître que vous connaissez bien le domaine, le site est intéressant".
- Mille mercis, cher ami et bonne lecture, sur les pages Web de la radio francophone iranienne !
- Notre internaute Ali, aussi, a réagi à une actualité, sur la Turquie, qui avait pour titre «Daech contre Erdogan...», et Ali de nous en dire :
- La Turquie est visée, en raison de sa participation dans le conflit Syrien et de ses accointances avec Israël...
- Ravi de vous relire Ali et à la toute prochaine fois. Le moment est venu de saluer notre ami de longue date, notre cher auditeur polonais, Piotr Skorek, qui a eu l'amabilité de nous écrire, à l'occasion de la fête de Fitr, en ces termes :
- Chers Amis,
A l'occasion de la Fête de la Fin du Ramadan, je voudrais vous souhaiter beaucoup de succès, prospérité et santé, à vous tous. Je suis heureux que les négociations de votre pays avec les 5+1, sur le programme nucléaire, soient terminées, avec succès.
- Quel plaisir de lire, de temps en temps, vos lettres et vos mots de solidarité, qui dégagent de l'énergie positive. Je vous souhaite les mêmes à vous et votre famille.

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- Un grand maître de musique iranien, qu'on connaît sous le nom du «Père de l'Oud ou du Barbat persan», nous a quittés, mercredi 14 juillet, des suites d'une maladie pulmonaire. En son honneur, nous avons décidé de parler, dans cette émission, de la vie et de la carrière artistique de cette figure éminente de la musique persane.
- Eskandar Ebrahimi Zanjani, qui s'est donné, plus tard, un nom artistique, à savoir, Mansour Nariman, est né, en 1936, à Meched. Son père, qui, lui-même, jouait très bien du Setar, du Tar et du Ney, a commencé, tôt, à transférer son art à son fils ; très jeune, il s'est familiarisé avec le Radif, (corpus de motifs mélodiques, considéré comme l'héritage de la culture musicale persane). Il a, aussi, appris à jouer du Tar, (instrument à corde). Dès l'âge de 14 ans, Nariman a commencé sa coopération avec Radio Machhad, comme instrumentaliste soliste. Une fois obtenu la maîtrise suffisante, il jouait, aussi, du Barbat, (Oud), dans certaines émissions.
- Après quelques années de travail, à Meched, Mansour Nariman a déménagé à Chiraz. Pour une durée de 4 ans, il menait une coopération avec Radio Chiraz, en matière d'exécution musicale. Après cette période, Nariman a poursuivi son activité musicale, avec la radio, à Téhéran, la capitale, en tant que soliste (instrumentaliste solo), aux côtés des autres maîtres de musique.
- Ces années-là, ils étaient rares les musiciens qui adoptaient l'Oud ou le Barbat, comme instrument principal, et s'il était décidé à introduire cet instrument, dans un orchestre, c'était souvent un joueur de Tar, qui se chargeait de jouer du Barbat. Mansour Nariman a été l'un des premiers instrumentalistes à s'être focalisé sur cet ancien instrument de musique persan, qu'il a adopté comme son instrument principal.
- «Je n'avais pas de maître, pour l'Oud. C'était juste par l'oreille que je profitais des émissions radio des pays voisins. J'ai écrit à la Radio du Caire, une lettre adressée à Mohammad Abdolwahab, grand chanteur et instrumentaliste égyptien. J'ai évoqué certains sujets et lui ai posé des questions sur l'accordage de cet instrument. Quelque temps plus tard, Abdolwahab a écrit, en réponse à ma lettre : l'accordage de l'Oud est ce que vous avez fait, vous-même. Et il a confirmé, ainsi, toutes mes idées», dit Mansour Nariman, pour expliquer comment il a appris à jouer du Barbat. C'est ainsi que l'Oud, qui avait une couleur arabe a, peu à peu, trouvé sa place, dans les orchestres iraniens, et il arrivait même qu'on consacre un morceau d'exécution solo à cet instrument.
- Mansour Nariman a essayé de changer le style courant de l'exécution de l'Oud, qui était influencé par la musique arabe. En outre, il avait la conviction que l'Oud était, en réalité, un instrument de musique iranien, dont le nom est Barbat, un instrument, avec une structure différente de celui qui est fabriqué, dans le monde arabe.
- Ebrahim Ghanbari Merhr, grand créateur et fabricant d'instrument de musique, a créé un instrument, qui avait un manche plus long et une caisse de résonance plus petite que l'Oud traditionnel. L'Oud, fabriqué par Ghanbari Mehr, auquel les instrumentalistes et le fabricant, même, ont donné le nom de Barbat, répondait à merveille au style d'exécution du Barbat apporté par Nariman, et a trouvé sa place, dans les orchestres à base d'instruments de musique persans.
- Barbat, Oud ou Roud est un instrument à corde, répandu au Moyen-Orient et dans les pays arabes, et qui est considéré comme l'un des plus anciens instruments de musique de l'Orient. Plusieurs théories existent sur l'histoire et le berceau de cet instrument. Certains se réfèrent aux motifs calqués sur des pierres anciennes, pour dire que l'Inde est le berceau de l'Oud, tandis que d'autres disent que l'Oud est originaire de Balkh, une ville, en Afghanistan actuel. Et tout cas, cet instrument a été très répandu, en Perse, au milieu de l'époque arsacide, et pendant toute l'époque sassanide.
- En réalité, on peut dire que le Barbat est l'un des instruments de musiques les plus originaux de la Perse. Les œuvres historiques de la Mésopotamie, datant du 2ème millénaire avant J.C., montrent un homme se tenant debout, qui est en train de jouer du Barbat. Pourtant, les Sumériens seraient le peuple le plus ancien, auprès duquel on a remarqué les traces de cet instrument ; et juste, pour le rappel, ils étaient un peuple, qui habitait en Mésopotamie et au Nord du golfe Persique, au moins, 2.500 ans avant J.C.
- Pendant toute la période préislamique, cet instrument était connu sous le nom de Barbat, et après l'époque sumérienne, le Barbat était devenu très présent, à l'époque achéménide, mais l'âge d'or du Barbat aurait été l'époque sassanide. Apparemment, c'est au début de la période islamique, que le Barbat serait arrivé dans les pays arabes où il adopte un nom arabe : «Mez-har». Selon certains documents, un homme nommé «Ebn-e Sarih» aurait été la première personne, qui, pendant le 1er siècle de l'hégire lunaire, aurait joué du Barbat persan, en Arabie, et y enseignait l'exécution de cet instrument.
- L'auteur du Kitâb al-Aghânî (le Livre des Chansons- 10ème siècle) raconte comment Ebn-e Sarih a fait la connaissance du Barbat ; «A l'époque, Abdallah ibn az-Zubayr, premier chef de la confédération médinoise, après le décès du grand Prophète de l'Islam, avait invité un groupe d'Iraniens, pour les travaux de restauration de la Kaaba. Les maçons iraniens savaient, également, jouer du Barbat ; les Mecquois s'en réjouissaient et les admiraient».
- Du point de vue linguistique, le mot Barbat serait inspiré du mot «Bat», nom persan équivalant du canard, et la forme de cet instrument, aussi, a été comparée à cet oiseau, qui a un col mince et qui avance sa poitrine, en marchant. D'autres versions disent que le mot Barbat vient du nom de «Barbod», musicien et joueur de cet instrument, à la cour du roi sassanide, Khosro Parviz.
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- Et bien, le Spécial Auditeurs est terminé, pour aujourd'hui ! Toujours, dans l'attente de vos messages, suggestions et critique, on se dit : A très vite !

 

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