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mercredi, 08 juillet 2015 09:35

Spécial Auditeurs du 6 juillet 2015 (1ère partie)

Spécial Auditeurs du 6 juillet 2015 (1ère partie)
IRIB- Au menu de l'émission : Le brocart, un art très ancien, chez les Persans !
- Bonjour et bienvenus à une nouvelle édition du Spécial Auditeurs. Vous la savez bien : il s'agit d'un programme, qui vous est, entièrement, consacré. Comme d'habitude, nous lirons, d'abord, vos messages, et vous parlerons, ensuite, de divers sujets touchant la civilisation, l'histoire, la culture et la société iraniennes.
- Permettez-moi, tout d'abord, de dire Bonjour, moi aussi, à nos chers auditeurs. Et quant à l'émission d'aujourd'hui, nous allons parler des antécédents du brocart, art du tissage d'étoffes au fil d'or, chez les Perses anciens. Restez avec nous !
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- On va, donc, commencer le programme, par une revue de vos lettres, mails, messages ou petits commentaires. (Ecoutons, ensemble, notre collègue, qui va nous parler de vos messages. Et c'est parti) :
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- Bonjour à Tous ! Bienvenus au Moment Messagerie de cette émission ! On va commencer par notre internaute Ali, qui nous a écrit quelques mots, pour réagir à une actualité, avec pour titre : «France: de nouvelles révélations d'Assange ?!!!» Et voici ce qu'en pense Ali :
- C'est une erreur de "montrer" que la France est, aussi, attaquée par les hackers de Tel Aviv "wikileaks", alors que ses intérêts collent aux intérêts israéliens à 100%, au point où l'on parle de France-Israël!.....
- Ravis de vous relire Ali, et à la toute prochaine fois. On passe, maintenant, au petit-commentaire écrit par notre fidèle internaute Haydar. Pour réagit à un titre actualité sur le «Yémen: (et) d'intenses combats Ansarallah/Al-Qaïda». Voici ce que nous en dit Haydar :
- Chers frères d'Ansarallah, Exterminez les tous ! Insh'Allah. Que tous les éléments d'Al-Qaïda et d'Israël se retrouvent en enfer, avant la fin du mois de Ramadhan (...)
- Nous remercions Haydar, pour son assiduité à suivre l'actualité de la région, à travers la radio francophone iranienne. Et passons à un autre titre d'actualité : «Washington juge "non-coordonnés" les attentats, en France, en Tunisie et au Koweït". C'est celle qui a fait réagir notre très fidèle auditrice et internaute, Hadassah Borreman, et voici sa petite analyse, à ce sujet :
- Attentats non coordonnés ? Peut-être, car si les Daechistes mettent en pratique leur idéologie et les ordres du «gendarme du monde», ils appliqueront les mêmes crimes, partout, de préférence, au nom de l'Islam, pour bien enfoncer le bouchon de l'Islamophobie que les US-sionistes prônent. MAIS Washington tire les ficelles !!! Daech, Al-Qaïda, et d'autres organisations terroristes, qui se sont greffées dessus et qui changent de nom, suivant les pays, sont leur création, et il les utilise, comme mercenaires, pour dominer le monde!
- Nous remercions, chaleureusement, Mme Borreman et avant de se dire à plus, pour ce moment messagerie, retrouvons notre internaute Aboubakar FOTSO, durant les quelques mois qu'il nous a écrit, en réaction à une actualité, avec pour titre : «Les Israéliens, irrités: un député veut rejoindre une flottille, pour Gaza» ; et c'est ainsi qu'Aboubakar FOTSO s'exprime :
- Où sont passés les donneurs de leçons des droits de l'Homme et de la démocratie, ayant pour bulletin de vote, les sanctions et les armes. Les EU/UE passent leur temps à accuser la Russie, pourtant, ils sont clairement complices de ces crimes contre l'humanité.
- Et en remerciant cet ami internaute, on se donne rendez-vous pour un autre Moment Messagerie Téléphonique. A plus !
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- «Zarbaft» (زربفت) ou le tissage du brocart est une branche des artisanats. Selon le dictionnaire du Dr. Moïn, Zarbaft se dit d'une étoffe faite de trames d'or. «Zari» ou Zarbaft est, donc, une étoffe fine et très chère, dont les fibres sont de soie pure et les trames, de soie colorée, permettant, aussi et surtout, les fils de «Golabetoun» ou les fils d'or ou d'argent.
- Selon les textes historiques, le tissage des étoffes, dans la texture ou les motifs desquelles sont utilisés des fils d'or ou d'argent, remonte à il y a 7.000 ans. Hérodote a écrit que les Romains dépensaient, chaque année, une grande fortune, rien que pour la beauté inégalable des brocarts persans, tandis que, selon Philostratus, le sophiste grec de l'époque impériale romaine, les Arsacides, (au 3ème siècle avant J.C.), décoraient leurs maisons avec des draps en brocart galonnés, couverts de paillettes d'argent et de motifs en or.
- Tisser les étoffes de brocart a, certes, été courant, en Iran, depuis l'époque des Achéménides (4ème au 6ème avant J.C.), tout comme le tissage du «Qāli» et du «Kilim». Dans pas mal de bas-reliefs de Persépolis, de Suse, voire, de Passargade, en bordure des vêtements des rois et des gens de la cour, les archéologues ont remarqué des motifs leur permettant de conclure que ces habits étaient faits de brocart. En outre, il était de coutume d'ajouter de petits morceaux d'or pur aux motifs floraux, géométriques ou sous forme de lion, en bordure des manches, des cols et des manteaux pour hommes. Beaucoup de ces morceaux d'or, hérités de l'ère achéménide, sont gardés, de nos jours, au «Musée Iran Bāstān» et dans d'autres musées du monde.
- De même, il y a dans les églises et musées, à l'étranger, des exemples de brocart appartenant à l'ère des Sassanides, qui régnèrent sur l'Iran, de 224, jusqu'à la conquête musulmane de la Perse, en 651. La raison en est simple : les brocarts de l'époque sassanide étaient des plus sublimes et des plus convoités par le monde entier. Le meilleur souvenir que toute personne aurait pu ramener de l'Iran était un morceau de brocart. Ainsi, il arrivait, par exemple, aux Croisés de rouler les débris d'une croix, dans un brocart persan, et de l'emporter avec eux, en Europe. Des morceaux d'étoffes de brocart persan ancien se trouvent au Musée du Louvre et au Metropolitan Museum of Art de New York, ainsi qu'à l'Eglise Saint-Victor, (en France), et au musée de l'Ermitage, (en Russie) et ailleurs, et qui montrent la place importante de cet art traditionnel, en Perse ancienne.
- Le textile iranien avait été très renommé, à l'ère des Achéménides, avec des étoffes en soie, mais aussi, des étoffes en laine sublimes, pour leur temps. Les rois achéménides étaient réputés pour se vêtir, toujours, de somptueux habits. Selon les dires de Hérodote et de Plutarque, Alexandre le Grand, malgré toute son animosité envers la Perse, portait des vêtements faits de brocart persan, depuis son entrée, en Perse, jusqu'à ses derniers jours. Dans le livre sacré du Zoroastrisme, l'Avesta, il y a des allusions disant que les Perses maîtrisaient l'art du textile, à l'époque achéménide. Le tissage des étoffes en soie ou en or, aux couleurs chatoyantes, aurait été répandu, en Iran, il y a 25 siècles.
- Après la conquête musulmane, l'art du tissage d'étoffes a cessé de progresser, pendant la période islamique, et ce, à cause d'un climat général d'affrontement et de dispersion des gouvernements, à différentes époques, tandis que l'Islam reconnaissait illicite, pour les hommes, de s'habiller d'étoffes faites de fils d'or. Pourtant, l'art du tissage d'étoffes a repris, avec dynamisme, son essor, après un certain temps.
- Beaucoup plus tard, les rois safavides, (16ème – 18ème siècle), ont soutenu les artisans du textile. Le roi Shâh Abbas 1er avait installé, à Ispahan, un atelier, qui fabriquait du brocart, spécialement, pour la cour. Des morceaux de ces étoffes, extrêmement, fines et sublimes, existent, encore, dans les musées, sans que l'on sache quelles mains habiles et artistes les ont créées.
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Et bien, le Spécial Auditeurs est terminé, pour aujourd'hui. A très vite, pour une autre émission, prévue très, très, prochainement !
 

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