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mardi, 23 juin 2015 11:19

Spécial Auditeurs du 23 juin 2015 (2ème partie)

Spécial Auditeurs du 23 juin 2015 (2ème partie)
IRIB- Au menu de cette émission : De la langue persane, en Chine !!

- Bonjour et bienvenus à cette émission du Spécial Auditeurs, programme, qui vous est présenté en deux volets, chaque semaine.

- Un chaleureux Bonjour, de ma part, aussi, à tous nos chers interlocuteurs, que ce soit des auditeurs ou des internautes fidèles à la Radio francophone iranienne, à ceux ou celles-là mêmes qui viennent de la découvrir.

- Revue de vos messages et des sujets culturels, comme toujours, au menu de cette émission. Et dans l'émission d'aujourd'hui, nous allons parler d'un thème intéressant : De la langue persane, en Chine ! Restez à l'écoute !

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- Comme à l'accoutumée, le programme commence par la revue de vos lettres, mails, messages ou commentaires. Nous saluons notre collègue qui va nous parler de vos messages et lettres électroniques. C'est parti :

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- Bonjour chers collègues et chers auditeurs ! M'y voilà encore, pour vous donner un bref aperçu des messages des interlocuteurs. Sans perdre le temps, nous saluons Allouche, un fidèle internaute, qui a commenté une actualité, sur les dires de M. Erekat, disant que «les conditions de Tel-Aviv, pour la relance des négociations de paix, sont inadmissibles». Et Allouche y réagit par une question, à son tour :

- Un Etat palestinien non armé et un Etat sioniste criminel, pour maintenir son hégémonie ?

- Un autre internaute, Mukarrib, auquel nous disons Bienvenu au club des internautes et auditeurs de la radio, nous a commenté une actualité, ayant pour titre : «Arabie : la sirène d'alarme retentit, à Jizan!!», et Mukarrib pense qu' «Il faut que les Saoudiens arrêtent de voler au Yémen leur province... et de détruire leur patrimoine culturel...»

- Et le dernier message que nous lisons, dans l'émission d'aujourd'hui, c'est notre internaute, Jacques Chartier, qui l'a écrit, à propos des dires du Général Pourdastan, dont nous avions reproduit les déclarations, dans une actualité disant : «Un Iran menacé fera se repentir l'ennemi». Et voici la petite analyse de Jacques Chartier :

- Absolument, l'échec des ennemis de Dieu, par une confrontation globale avec l'Iran, à échouer, grâce à Dieu et à la wilayat Ahl Faqih... Maintenant il est clair que leur plan B a était mis en place avec l'EI de Daesh. Ce n'est plus par une guerre conventionnelle que les coalisés sionistes veulent attaquer l'Iran. Quand leur faux système de démocratie échoue, leur méthode est d'apporter le chaos général, en montant les uns contre les autres. (...) Le Wahhabisme ayant été conçu, pour favoriser cette stratégie ultime, ils ne leur restait plus qu'à manipuler cette hérésie anti-chiite, pour programmer le chaos général (...)

- Merci Jacques et merci à tous, en espérant vous relire, tous, très bientôt, je vous dis à plus tard !

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- Dans une des anecdotes de son célèbre recueil, Golestân, (Le jardin des roses), le poète persan Saadi raconte : «Lorsque j'entrai, dans la grande mosquée de Kâchgar, je rencontrai un jeune grammairien, qui me demanda : "Que connais-tu de nouveau des paroles de Saadi ? Car la plupart des poèmes qui parcourent notre territoire sont des poèmes persans"». En effet, un certain nombre des œuvres de littérature persane, en majorité des œuvres classiques, sont traduites en chinois. Parmi elles, Omar Khayyâm fait une nouvelle fois figure de poète populaire, le plus lu et admiré, fascinant les peuples des quatre coins du monde, par le pouvoir de sa parole. Une version des Quatrains de Khayyâm a été traduite en chinois, en 1924.

- Cette traduction, réalisée de l'anglais, par le célèbre poète chinois, Guo Moruo, (1892-1978), a été, à plusieurs reprises, rééditée, par la suite, laissant sa trace sur la littérature chinoise moderne. Une autre traduction chinoise des Quatrains de Khayyâm a été effectuée par un professeur de langue et littérature persanes de l'Université de Beijing, et préfacée par le Docteur Mozaffar Bakhtiâr, professeur, à l'Université de Téhéran.

- Dans le Nord-Ouest de ce vaste pays qu'est la Chine, une région se distingue par ses caractéristiques exceptionnelles. Elle s'appelle la Région autonome ouïgoure du Xinjiang, qui occupe près d'un sixième du territoire chinois. Cette célèbre région n'est autre que le Turkestan oriental, territoire, autrefois, desservi par la Route de la soie. Elle ne fut baptisée ce qu'elle est appelée aujourd'hui, Xinjiang, que vers la fin du 19ème siècle, au moment de sa conquête, en 1884, par la dynastie mandchoue régnante. Les habitants étaient, autrefois, de confession manichéiste, et sont, aujourd'hui, majoritairement, musulmans, et, minoritairement, nestoriens.

- Les Ouïgours sont une tribu turque, parlant une langue, appelée, également, ouïgour, langue turque de la famille des langues altaïques. Très proche des Ouzbeks, ce peuple est dispersé, dans plusieurs pays d'Asie centrale, notamment, au Kazakhstan et en Ouzbékistan. En Chine, sa population s'élève à une dizaine de millions de personnes, soit la moitié de la population de la province du Xinjiang.

- D'un point de vue archéologique, cette région, un des berceaux de la civilisation manichéenne, est un véritable paradis des archéologues spécialistes de la langue et de la religion manichéennes. Les très célèbres enluminures, retrouvées près de Tourfan, il y a presque un siècle, attestent de la présence et de la puissance des adeptes de Mani, (poète et peintre perse), sur ces vastes terroirs.

- Dans  cette région, vit une vingtaine de millions d'habitants, dont, environ, une moitié, appartient au peuple ouïgour. Ils parlent l'ouïgour, cette langue turque, qui possède un vaste lexique persan. Près de 35%, soit un tiers des mots de cette langue, sont persans ou d'origine persane. Mais quelles sont les raisons de cette proximité, ou bien de cette affinité entre ces deux langues et cultures ? Pour répondre à cette question, il faut remonter au Moyen-Orient, au milieu de l'âge médiéval, en Asie centrale, où, placés, sous la gouvernance des khâns d'Asie centrale ou des Timourides, les Ouïgours, habitants du Turkestan oriental, se convertissent à l'Islam et commencent à assimiler d'autres éléments de cette culture.

- Ainsi, les membres de cette population, jadis, chamanistes, et naguère, manichéistes et bouddhistes, sont devenus des Musulmans d'obédience sunnite, comme la plupart des Turkmènes et des Turcs d'Asie centrale et d'Asie mineure. Dès l'islamisation du territoire, le persan gagne, comme l'arabe, ses lettres de noblesse, au sein des membres de cette population ethnique, désormais, faisant partie de la communauté musulmane sunnite.

- Ayant connu la traversée de la Route de la Soie, le Turkestan oriental connaît un riche mélange culturel, confessionnel et linguistique. Du point de vue linguistique, les villes et villages de cette région ont connu, au cours de leur longue et tumultueuse histoire, la traversée de divers dialectes et langues, dont le persan, l'arabe, le sogdien, le mongol, le tchaghataï, et l'ouïgour.

- C'est, donc, durant les 9ème et 10ème siècles, et sous le règne des Samanides, que l'Islam pénètre, dans le territoire du Turkestan, et que le peuple ouïgour se convertit à la nouvelle religion monothéiste, qui se développait, alors, sur trois continents. S'étant, déjà, étendu à l'Asie centrale, le persan est devenu, une nouvelle fois, un véhicule de diffusion de la culture persane et de la civilisation musulmane.

- Pour montrer le rôle et la portée du persan, dans cette région, nous pourrons citer le cas d'une lettre écrite en persan, par un commerçant ouïgour, et adressée à sa famille, retrouvée dans des fouilles, près de Tourfan. Cet exemple démontre l'expansion de la langue persane, comme celle de la religion musulmane, durant la période citée. Il témoigne, aussi, de l'enseignement du persan, dans les écoles de l'époque, à côté des enseignements religieux, attestant un statut de quasi-langue officielle, pour le persan.

- L'omniprésence du persan a continué, jusqu'au 15ème siècle, date à la laquelle la traduction des œuvres d'une langue à l'autre s'accélère. Durant cette dernière période, la traduction se fait dans les deux sens, donc, également, de l'ouïgour au persan, ce qui implique une réciprocité culturelle, un possible impact mutuel entre les deux cultures.

- Pour finir, comme l'Iran et la Chine entretiennent de très bonnes relations, il reste à espérer que la coopération culturelle soit approfondie entre les deux pays. Ceci contribuera, très probablement, à améliorer la situation de la langue et littérature persanes, en Chine, particulièrement, sur le territoire ouïgour de la région du  Xinjiang.

(Avec Revue de Téhéran)

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- Chers auditeurs, notre émission se termine ici. N'oubliez pas que vos suggestions et critiques, sur tout le contenu Web ou Onde Courte de la radio francophone iranienne, seront les bienvenues. Suivez les différentes pages de la Radio sur Facebook et n'hésitez pas à y réagir ! Au revoir !

 

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