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mardi, 23 juin 2015 10:50

Spécial Auditeurs du 22 juin 2015 (1ère partie)

Spécial Auditeurs du 22 juin 2015 (1ère partie)
IRIB- Un homme qu'on appelle le Père de l'industrie de l'imprimerie, en Iran

- Bonjour et bienvenus à une nouvelle édition du Spécial Auditeurs, programme, qui vous est, entièrement, consacré. Comme d'habitude, nous lirons, d'abord, vos messages, et vous parlerons, ensuite, de divers sujets touchant la civilisation, l'histoire, la culture et la société iraniennes.

- Permettez-moi, d'abord, de dire Bonjour, moi aussi, à nos chers auditeurs. Et quant à l'émission d'aujourd'hui, nous allons parler d'un homme connu, dignement, comme étant le père de l'industrie de l'imprimerie moderne, en Iran. Restez avec nous !

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- On va, donc, commencer le programme, par une revue de vos lettres, mails, messages ou petits commentaires. Compte rendu des messages, avec notre collègue, au téléphone :

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- Bonjour ! Merci de m'avoir accordé l'opportunité d'évoquer ici quelques messages de nos chers amis auditeurs ou internautes. On commence par Haydar, un fidèle internaute, qui a ses mots à nous dire, en réaction à une actualité ayant pour titre «Téhéran prend ses distances de l'OPEP», et Haydar, de dire :

- Téhéran a bien raison d'agir, ainsi, à l'OPEP, j'ai du respect pour l'Iran et le Venezuela, les autres sont des marionnettes, qui bradent le pétrole et ne pensent même pas aux générations futures (...)

- Ravis de vous relire Haydar ! Le message suivant nous est parvenu d'un internaute, avec Baxellerie, pour identifiant. Il ou elle a commenté un titre d'actualité, à propos de la «Plainte contre Manuel Valls», et voici son petit commentaire :

- «Mr Valls doit être exclu du gouvernement et condamné, pour détournement de fonds publics, pour frais personnels». Nous souhaitons à ce cher internaute, la  bienvenue, parmi les auditeurs et internautes de la radio francophone iranienne, et saluons, maintenant, une très fidèle auditrice, Hadassah BORREMAN, qui nous suit, également, dans l'espace virtuel. Mme Borreman a commenté, cette fois-ci, une actualité, avec pour titre : «Washington projette une nouvelle base militaire, en Irak», et voici ce qu'elle en pense :

- Ne pas accepter! Ces 3.000 militaires américains, en Irak, sont déjà de trop! D'abord, assurer la sécurité, dans le pays, éliminer tous les terroristes, ensuite, on peut envisager une ambassade. N'oublions jamais que l'ambassade est une porte d'entrée à l'ingérence étrangère, dans les affaires d'un pays, surtout, les ambassades de pays, dont le gouvernement est intéressé par les matières premières, et aspire à dominer la région.

- Bonne réflexion, chère Hadassa ! Et merci, encore, de votre fidélité au site french.irib.ir. Avant de terminer, nous tenons, également, à remercier deux autres auditeurs : Hervé Du val et Jean Barbat, depuis la France, l'un comme l'autre, et qui nous ont envoyé des rapports d'écoute. Merci à tous et à la toute prochaine fois !

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- Morteza Nouriani est un homme, qu'on connaît, comme étant le Père de l'Industrie moderne de l'Imprimerie, en Iran. Morteza Nouriani naquit, en l'année solaire 1290, soit 1911, à Téhéran. Après des études ordinaires, il va, en Italie, d'où il obtient une Maîtrise en Economie et Sciences Comptables. Mis ce n'est pas tout : il revient, en Iran, ayant appris à l'étranger, les langues française, anglaise, italienne et allemande. De retour au pays, Nouriani s'investit dans l'industrie de l'imprimerie. Il s'adonne à fond à son oeuvre, et avec l'aide de la grande usine allemande Heidelberg, s'attèle à rénover l'industrie de l'imprimerie iranienne. Ces efforts lui valent la médaille d'or de Heidelberg. Dans le même temps, Nouriani fonde un institut caritatif, ainsi que la revue «Gohar ».

- Lorsque Morteza Nouriani a commencé sa tâche, l'industrie de l'imprimerie, en Iran, était dans une situation rudimentaire. Ayant obtenu sa maîtrise en Economie, à l'étranger, Nouriani essaie de se renseigner, à propos de la carrière qu'il allait, bientôt, choisir, et lancer dans son propre pays. Un intellectuel allemand lui dit un jour, par hasard: «En Allemagne, nous avons cette conviction que le livre est plus important que le fusil, parce que le livre est la base principale de la culture, et toute nation qui a une culture riche, réussira, automatiquement, toutes les réformes essentielles».

- «A l'époque, le nombre des maisons d'imprimerie, en Iran, ne dépassait pas celui des doigts d'une main», dit Morteza Nouriani qui semble avoir choisi son chemin. C'est  sans hésitation qu'il décide, donc, de faire quelque chose, pour consolider les bases de cette industrie, dans son Iran natal. A une époque où les prêts bancaires, à long-terme, n'étaient pas très courants, Nouriani a eu l'audace, l'honnêteté et l'intelligence d'aller obtenir des sommes d'argent, directement, des usines productrices de la machinerie de l'imprimerie, des sommes qu'il garantissait, à titre personnel, qu'elles soient utilisées, absolument, dans le sens de développer cette industrie, en Iran.

- Nouriani avait une méthode exceptionnelle, pour vendre des équipements aux maisons d'imprimerie. Jusqu'à la Seconde Guerre Mondiale, l'industrie de l'imprimerie européenne était concentrée, en Allemagne de l'Est. L'Institut Nouriani arrivait, donc, à acheter, dans les conditions idéales, car, les sociétés étrangères, qui n'avaient pas de bureau de représentation, en Iran, rivalisaient entre elles, pour arracher les contrats.

- Avec la guerre, qui avait causé de vastes dégâts, en Allemagne de l'Est, l'industrie de l'imprimerie commença à se développer, en Allemagne de l'Ouest, et, naturellement, l'Institut Nouriani n'a pas manqué d'établir des contacts avec les usines de cette partie de l'Allemagne. Sans nul doute, la saison de l'épanouissement de l'industrie de l'imprimerie iranienne commença, après la Seconde Guerre mondiale. La première maison d'imprimerie privée, qui a utilisé les crédits, à condition spéciales, offerts par l'Institut Nouriani, pour acheter les machineries modernes et automatiques, était l'Imprimerie Tâbân, à Téhéran. Bien que la Banque Melli ait, déjà, acheté 5 desdits appareils de l'imprimerie, que les Iraniens appelaient «Mâshin-e Malakhi», en référence aux bras mécaniques de l'appareil, qui, à la différence des machines anciennes, ramassaient, automatiquement, les papiers imprimés; ces bras auraient fait penser à nos chers compatriotes à un insecte : le criquet, dont l'équivalant est «Malakh», dans notre langue !

- Pendant toutes ces années, l'Institut Nouriani ne mettait jamais les maisons d'imprimerie sous pression, seulement, parce qu'elles n'avaient pas pu remplir leurs engagements financiers ; leurs prêts se reconduisaient, sans problème, et aucune machine n'était confisquée, pour le retard, dans le remboursement des prêts...Cette méthode de travail a eu pour résultat l'installation et le développement des maisons d'imprimerie, en Iran, de sorte que jusqu'en 1979, deux mille machines d'impression typographique ou «letterpress» avaient été importées, en Iran, et installées, à Ispahan.

- L'Institut Nouriani avait constaté que les travaux d'apprentissage de l'imprimerie constituaient, à l'époque, un besoin, à l'échelle nationale, et, peut-être, le rêve d'un groupe d'artisans iraniens. Il s'attela, donc, à réaliser cette pensée originale, et ce fut ainsi que la première école d'apprentissage de l'imprimerie a été inaugurée, sur un terrain de 30.000 mètres carrés de superficie, situé à 10 km de la route spéciale Téhéran-Karaj, où les organisateurs avaient, également, prévu la première exposition des appareils d'imprimerie. En outre, l'Institut Nouriani envoyait, chaque année, un groupe de personnel technique et de mécaniciens en stages techniques, organisés par les usines productrices.

- La vie et la carrière de Morteza Nouriani font l'objet d'un livre, qui vient d'être dévoilé, lors d'une cérémonie de commémoration, dans les locaux de la Bibliothèque Nationale, à Téhéran, une cérémonie, à laquelle ont participé les responsables du Ministère de la Culture, les vétérans de l'industrie de l'imprimerie, et, surtout, Ali Nouriani, fils de Morteza Nouriani, fier d'un père, qui a, aussi, été et restera à jamais, le Père de l'Imprimerie moderne, en Iran.

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- Et bien, le Spécial Auditeurs est terminé, pour aujourd'hui. Mais vous le savez bien, on se donne rendez-vous très, très prochainement. Donc, à très vite et Au revoir !

 

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