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dimanche, 07 juin 2015 03:50

Spécial Auditeurs du 1er juin 2015 (1ère partie)

Spécial Auditeurs du 1er juin 2015 (1ère partie)
IRIB- Au menu de l'émission : Quand les Iraniens ont-ils commencé à s'intéresser aux études à l'étranger ?!

 - Bonjour et bienvenus à une nouvelle édition du Spécial Auditeurs, programme, qui vous est, entièrement, consacré. Comme d'habitude, nous lirons, d'abord, vos messages, et vous parlerons, ensuite, de divers sujets touchant la civilisation, l'histoire, la culture et la société iraniennes.

- Permettez-moi, d'abord, de dire Bonjour, moi aussi, à nos chers auditeurs. Et quant à l'émission d'aujourd'hui, nous allons parler de l'historique d'un phénomène social et culturel, l'envoi d'étudiants à l'étranger, pour savoir comment et à quelle époque les Iraniens ont commencé à s'y intéresser. Restez avec nous !

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- On va, donc, commencer le programme, par une revue de vos lettres, mails, messages ou petits commentaires. Ecoutons, ensemble, notre cher(ère) collègue, qui va nous parler de vos messages. C'est parti :

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- Bonjour ! Je suis content(e) d'être avec vous, pour rendre compte des messages et lettres de nos chers auditeurs et internautes. On va commencer par les quelques mots que notre internaute Ettaieb nous a écrits, pour réagir à une actualité, avec pour titre : «Les Etats-Unis, complices de Daesh", (général Soleymani)». Il nous a écrit :

- Malheureusement, beaucoup de pays arabes, qui se réclament musulmans, sont complices des terroristes. L'Arabie saoudite, avec la coalition des pays arabes, a bombardé le Yémen, pays arabo-musulman.

- Nous remercions Ettaieb, pour son petit commentaire, et on passe, sans perdre le temps, à un autre petit commentaire, que notre internaute Serris nous a envoyé, en réaction à un titre d'actualité, qui disait : «Washington n'a pas le droit de se prononcer sur les droits de l'Homme», pour, ainsi, s'exprimer :

- Les EU sont les fauteurs de guerre, depuis 200 ans, ils sont les seuls impérialistes, en ce 21ème siècle, ils ne respectent aucun peuple, y compris, le leur. C'est une administration à la solde de la finance.

- Et nous disons à Serris, bienvenu parmi les auditeurs ou internautes  de Radio Téhéran ! En espérant le relire, bientôt, nous saluons un autre nouvel internaute avec pour identifiant : «Neveu de Poutine» ; il s'est attardé sur une actualité, avec pour titre : «L'ONU s'inquiète des attaques de Boko Haram, dans des pays africains», et voici ce qu'il nous en dit :

- «Que l'ONU nous laisse cette mesquinerie, on a saisi les voitures estampillées "ONU" comportant des armes destinées à BOKO HARAM ; lors de la crise ivoirienne, on a vu les forces françaises de l'ONU tirer sur la population ; en République Démocratique du Congo, on a arrêté les soldats de l'ONU avec un important stock de tenues de l'armée congolaise, probablement destinée aux rebelles. En Libye, on à vu la France, et là, l'Angleterre, attaquée, et c'est par la suite que l'ONU a donné l'accord, pour assassiner un président, dont la guerre, était la guerre du pétrole».

- Et pour fermer la page de la messagerie de cette semaine, on va lire une lettre que notre internaute, Lusambo Kande, nous a envoyée, par mail, pour nous dire :

- Je consulte, souvent, votre site, qui m'informe des bonnes choses qui se passent, dans le monde entier. C'est pour cela que je veux être à votre côté, pour être tout le temps bien informé, svp.

- Cher ami, vos mots de solidarité nous vont droit au cœur. Nous vous savons gré de votre assiduité à suivre l'actualité, à travers la radio francophone iranienne. A plus !

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- De nos jours, beaucoup de jeunes iraniens suivent leurs études à l'étranger, et il faut rappeler que l'Iran, aussi, accueille, chaque année, pas mal d'étudiants étrangers. Mais les premiers iraniens ayant quitté le pays, pour faire leurs études à l'étranger, c'était quand, et dans quelles conditions ont-ils été envoyés ? L'histoire contemporaine de l'Iran nous apprend qu'en 1307 de l'hégire solaire, c'est-à-dire, il y a 87 ans, un document a été enregistré, en Iran de l'ère Reza Chah, en ce sens que l'Assemblée nationale iranienne de l'époque a ratifié la loi et les conditions de l'envoi d'étudiants à l'étranger.

- Selon ce document, cette loi chargeait le gouvernement de fournir le budget nécessaire, pour l'envoi d'étudiants dans les pays étrangers, pour une période de 5 ans. Les personnes intéressées devaient, donc, passer l'examen, poursuivre leurs études, dans la discipline déterminée par l'Etat iranien, et une fois terminées leurs études à l'étranger, retourner au pays, pour travailler. En revanche, la loi chargeait le gouvernement de recruter les diplômés retournés de l'étranger, sinon, de les payer, s'il leur arrivait de rester au chômage, pour quelque temps.

- Mais l'envoi d'étudiants à l'étranger remonte, en fait, aux années plus lointaines, c'est-à-dire, à l'époque de Shâh Abbas II de la dynastie safavide, plus précisément, au milieu du 17ème siècle. Passionné de peinture européenne, Shâh Abbas II envoya un groupe, à Rome, pour apprendre cet art. Mais c'était à l'époque qâdjâr et après les échecs infligés au pays, au cours de la guerre avec les Russes, qu'Abbas Mirza, fils de Fath Ali Shâh, et Mirza Issa Qaem Maqam Farahani, connu sous le nom du Premier Chancelier, ont réalisé qu'il ne serait plus possible de résister aux incursions des étrangers, sans apprendre les tactiques militaires et les sciences nouvelles ; c'est pourquoi, à l'époque, un groupe d'iraniens ont été envoyés à l'étranger, pour les apprendre.

- Après Abbas Mirza, Amir Kabir, le Chancelier de Nassereddin Shâh, a suivi cette politique d'une autre manière : il envoya des étudiants iraniens, dans certains pays d'Europe, dans lesquels il estimait plus faible l'éventualité que les jeunes étudiants se laissent influencer par la culture du pays d'accueil. Plus tard, Amir Kabir installa l'Ecole Darolfonoun. Il engagea des professeurs européens, pour former les talents iraniens, et c'est ainsi qu'un groupe d'enseignants belges ont été recrutés, en Iran.

- Avec l'installation, en 1851, (1230 de l'hégire solaire), de l'Ecole Darolfonoun, le processus de l'envoi d'étudiants est entré, dans une nouvelle étape, en ce sens que les étudiants n'étaient plus obligés de commencer leurs études à l'étranger, à partir des degrés préliminaires. Ils passaient un degré moyen ou secondaire, en Iran, puis, partaient pour l'étranger, pour continuer leurs études. Un groupe de 42 personnes, tous, les premiers diplômés de Darolfonoun, ont été envoyés, en 1857, en France. Ce processus dura, jusqu'en 1911, ou presque, puis, seulement, les familles, qui avaient des moyens financiers confortables, envoyaient leurs enfants à l'étranger, pour y faire des études.

- Après la victoire du mouvement constitutionnel, l'envoi d'étudiants à l'étranger a été, de nouveau, intégré à l'ordre du jour, c'est ainsi qu'en 1928, (année solaire 1307), le parlement ou le conseil national de l'époque a adopté la loi de l'envoi d'étudiants à l'étranger, afin que, chaque année, 100 personnes soient choisies, par compétition, et partent, en Europe, aux frais du gouvernement.

- Six ans plus tard, le Ministère de la Culture propose que les premier et deuxième meilleurs élèves des universités de Téhéran et des autres écoles supérieures du pays soient choisis, pour être envoyés à l'étranger, et il en fut, ainsi, jusqu'aux environs de la victoire de la Révolution islamique de 1979.

- Depuis la victoire de la Révolution islamique, les étudiants sont envoyés à l'étranger, en tant que boursiers, au niveau des études supérieures. Selon les lois de la direction des bourses, au sein du Ministère des Sciences, de la Recherche et de la Technologie, les premier, deuxième et troisième meilleurs diplômés, au niveau de la Maîtrise, les élus, du premier au troisième lauréat des Forums scientifiques «Farabi» et «Razi», mais aussi, les personnes ayant élaboré de nouveaux styles artistiques fonctionnels, approuvés par les responsables et maîtres concernés, de même que ceux ou celles qui ont écrit ou traduit un ouvrage, dans les domaines scientifiques, avec, au moins, un article, publié par les revues spécialisées, à l'intérieur ou à l'extérieur du pays, peuvent s'inscrire, pour obtenir la bourse d'éducation à l'étranger.

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- Chers auditeurs, le Spécial est terminé, pour aujourd'hui, mais on va se retrouver très, très vite, dans un autre volet de l'émission. Au revoir et à la toute prochaine fois !

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