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vendredi, 29 mai 2015 06:44

Spécial Auditeurs du 26 mai 2015 (2ème partie)

 Spécial Auditeurs du 26 mai 2015 (2ème partie)
IRIB- Au menu de l'émission : Les Forteresses d'Iran
- Bonjour et bienvenus à cette émission du Spécial Auditeurs, programme, qui vous est présenté en deux volets, chaque semaine.
- Un chaleureux Bonjour, de ma part, aussi, à tous nos chers interlocuteurs, que ce soit des auditeurs ou des internautes fidèles à la Radio francophone iranienne, à ceux ou celles-là mêmes qui viennent de la découvrir.
- Revue de vos messages et des sujets culturels, comme toujours, au menu de cette émission. Et dans l'émission d'aujourd'hui, nous allons parler des forteresses de l'Iran, de leur architecture intéressante, de leurs raisons d'être et de leurs valeurs historiques. Restez à l'écoute !

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- Comme à l'accoutumée, le programme commence par la revue de vos lettres, mails, messages ou commentaires. (Nous saluons notre collègue, qui va nous parler de vos messages et lettres électroniques. On est prêt)
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- (Bonjour ! Merci de m'avoir donné l'occasion de parler des messages de nos chers interlocuteurs ! ) On commence, sans perdre de temps, avec les quelques lignes qu'un internaute, avec pour identifiant «Admin MBP15», nous a écrit. Après nous avoir salué, il ou elle nous dit :
- Je suis un Arabe français. Je ne me reconnais pas dans les élites des gouvernements arabes. Et je suis très gêné par l'utilisation, dans vos dépêches d'information, du terme «Arabes», à la place de l'expression «dirigeants arabes». Par exemple : «Les USA vont dépecer l'Irak, sous les yeux des Arabes».Votre utilisation du terme «Arabes» porte à croire que TOUS les Arabes soutiennent la politique des Saoud et des Émirs corrompus et vendus aux USA. Or, il y a des Arabes opposés à leur politique, y compris, en Arabie saoudite et dans les Émirats (...)
- Merci beaucoup pour cette pertinente attention. On n'a jamais voulu qu'un quelconque amalgame erroné glisse dans l'actualité diffusée ou publiée par la Radio. C'est que cette formule nous a semblé être courante, dans le langage journalistique, qui a tendance un peu à raccourcir...Mais on va y penser avec les collègues de la rédaction. Merci et à très vite.
- Nous saluons et remercions, également, notre fidèle auditeur, Marcel Lecerf, qui nous a envoyé des rapports d'écoute, depuis la France, ainsi qu'un autre cher auditeur, Hannu Kiiski, qui nous a envoyé des rapports d'écoute et de jolis timbres postaux, depuis la Finlande. Vos timbres, à motif floral, et aux images montrant vos vêtements traditionnels, sont très beaux. Ces timbres semblent rappeler, en fait, une valeur historique, si nous avons bien compris...Merci encore.
- Et l'on termine la messagerie de l'émission d'aujourd'hui, avec le petit commentaire que notre internaute Alevi a écrit, pour réagir à une actualité ayant pour titre : «Nasrallah va annoncer sa victoire, à Qalamoun!!» ? Voici ce qu'il nous en dit :
- Le Hezb prouve, encore, une fois...sa capacité militaire à s'adapter à toutes les situations...
- Merci encore, Alevi, et merci à toutes et à tous, pour votre fidélité à la radio francophone iranienne !


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- L'Iran avait, par le passé, une situation géographique assez particulière, entre les deux plaines prospères de la Mésopotamie et du Pendjab. Pour de longues années, la Perse était, donc, un pays de liaison, par lequel différentes ethnies étaient obligées de passer, pour parvenir à l'Est ou à l'Ouest. Ce territoire était, constamment, exposé au danger des invasions, de l'Est, et surtout, du côté du Nord-Est.
- Les tribus Massagètes, habitants de l'Est de la mer Caspienne, qui assassinèrent Cyrus le Grand, mais aussi, les Mongols, Tamerlan, les Ghouriens, les Ouzbeks et les Turkmènes, envahissaient, régulièrement, notre pays, Tandis qu'à partir de l'Ouest, les agressions d'Alexandre et les guerres perpétuelles des Romains et des Ottomans menaçaient, constamment, notre sécurité. Et, enfin, des parties importantes de la Perse ont été séparées de ce territoire ; le Caucase, la Géorgie, l'Arménie et Chirvan, (située dans l'actuel Azerbaïdjan), tombèrent entre les mains des Russes, alors que les Anglais ont séparé l'Afghanistan de l'Iran. Vivre dans une région avec tellement de menaces sécuritaires permanentes a conduit les Iraniens à construire des citadelles et des forteresses.
- Les matériaux de construction des forteresses d'Iran variaient, en fonction de leur emplacement, dans les plaines ou dans les zones montagneuses. Dans les plaines, le plan des forteresses était tracé sous la forme d'un carré ou d'un rectangle. Sur les quatre angles de la forteresse, on construisait une tour cylindrique de défense. Ces tours étaient, souvent, construites avec des briques de terre crue. Les remparts étaient construits de briques pisées, formant une muraille, qui avait, parfois, 4 mètres d'épaisseur !
- Autour de certaines forteresses, étaient creusés des fossés, et les ponts mobiles assuraient l'accès à la citadelle. Outre les souverains, certaines des forteresses, plus sécurisées que les autres, abritaient, aussi, des paysans et des villageois, et dans ce cas-là, les maisons de villageois étaient construites sur les deux côtés d'une ruelle Nord-Sud, par laquelle devaient passer les habitants des maisons, afin d'accéder à l'eau potable. La forteresse de «Handjan» (هنجن), sur la route Natanz-Abyaneh est un exemple parfait qui avait été habitée, jusqu'à ces derniers temps.
- Cette forteresse a eu de très grands et épais remparts. A l'intérieur de la forteresse, il y avait des ruelles en labyrinthe donnant, toutes, sur le passage principal, qui conduisait à la porte de la forteresse. Les maisons étaient construites à étages : le rez-de-chaussée était utilisé, pour garder le bétail, stocker les denrées alimentaires ou, tout simplement, comme l'espace cuisine, tandis que le séjour était prévu à l'étage.
- Le château de Falak-ol-Aflak est l'une des forteresses les plus connues de l'Iran, située à Khoram Abad, Chef-lieu de la province du Lorestan. Erigée sur une assez vaste superficie, cette forteresse s'est transformée, de nos jours, en «musée de la ville de «Khoram Abad».
- Dans les zones montagnardes, les forteresses étaient, souvent, construites avec des pierres non taillées, comme les pierres de montagne ou celles du lit de la rivière, et avec du plâtre criblé. En bas des forteresses montagnardes, se trouvaient, souvent, de profonds promontoires. Au sommet de certains remparts, il y avait des créneaux, au travers desquels les archers tiraient sur l'ennemi.
- Au cours de l'histoire de la Perse, ces fortifications étaient prévues, pour protéger le château, mais aussi, les gens ordinaires, qui pouvaient prendre refuge, avec leurs affaires et bétails, à l'intérieur des forteresses. Dès le début de l'ère préhistorique, et pendant le premier millénaire, avant J.C., il était de coutume, également, de clôturer les villages. Au départ, l'objectif était de protéger les villageois des brigands et des animaux sauvages, mais, plus tard, les clôtures étaient plutôt dressées, pour se défendre, face aux ennemis. A travers tout l'Iran, on peut, toujours, trouver les vestiges des enceintes solides des villages et des forteresses habitables, dont certaines remontent au 3ème millénaire avant J.C.
- Le nom de certaines forteresses d'Iran est noué à l'histoire pleine de vicissitudes de ce territoire. On peut citer la forteresse d'Alamut, qui a fait trembler plus d'un dirigeant politique, entre le 11ème le 14ème siècle. Situé à plus de 2.000 mètres d'altitude, sur les franges Ouest du massif de l'Alborz, le petit village de Qazor Khan, au pied duquel est juchée la citadelle d'Alamut, surplombe une vaste plaine, dont la principale ville est Qazvin.
- La légende d'Alamut débute, exactement, en 1090, lorsque la citadelle fut investie par le grand chef des Ismaéliens, Hassan Ibn Sabah. En effet, le «Vieux Sage de la Montagne», comme l'avaient surnommé les Croisés, en fit un véritable camp retranché, où discipline du corps et rigueur d'esprit étaient mis en exergue. (...) Cette citadelle abritait des fedayins, dont le rigorisme n'avait d'égal nulle part ailleurs. C'est cette ferveur qui fit de ce lieu une légende. (...) A la tombée de la nuit, l'engouement mystique, qui avait, jadis, animé ces 2.000 fedayins, reste perceptible. Aujourd'hui encore, toute la charge symbolique de ce lieu demeure.''
(Plus d'information sur Alamut, à découvrir dans les archives de la Revue de Téhéran)

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- Chers auditeurs, notre émission se termine ici. N'oubliez pas que vos suggestions et critiques, sur tout le contenu Web ou Onde Courte de la radio francophone iranienne, seront les bienvenues. Suivez les différentes pages de la Radio sur Facebook et n'hésitez pas à y réagir ! Au revoir !

 

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