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mardi, 05 mai 2015 18:02

Spécial Auditeurs du 5 mai 2015 (2ème partie)

Spécial Auditeurs du 5 mai 2015 (2ème partie)
IRIB- Au menu de cette émission : Un regard sur la vie de Cheikh Sadouq, grand savant persan du Chiisme

 

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- Bonjour et bienvenus à cette émission du Spécial Auditeurs, programme, qui vous est présenté en deux volets, chaque semaine.

- Un chaleureux Bonjour, de ma part, aussi, à tous nos chers interlocuteurs, que ce soit des auditeurs ou des internautes fidèles à la Radio francophone iranienne, à ceux ou celles-là même qui viennent de la découvrir.

- Revue de vos messages et des sujets culturels, comme toujours, au menu de cette émission. Et dans l'émission d'aujourd'hui, nous allons parler de Cheikh Sadouq, un  grand savant persan de théologie et de chiisme des siècles passés, dont le nom honore un jour de notre calendrier iranien présent. Restez à l'écoute.

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- Comme à l'accoutumée, le programme commence par la revue de vos lettres, mails, messages ou commentaires, et c'est parti pour le premier message d'aujourd'hui :

- «Moscou proteste contre les propos bellicistes d'Obama contre l'Iran». Ce titre a fait réagir notre internaute, mamadou aliou diallo, qui le commente en ces termes :

- Aucun pays n'a le droit d'empêcher un autre de s'équiper d'un système de défense

- Grand merci à mamadou aliou diallo, pour son petit, mais sensé commentaire. Place, maintenant, au commentaire que notre fidèle internaute et auditrice de longue date, Hadassah BORREMAN, qui nous a écrit, pour commenter ce titre d'actualité : «Tel-Aviv voudrait intervenir dans les négociations nucléaires», et voici ce qu'elle en pense :

- Les Sionistes, à travers leurs problèmes avec les Etats-Unis, cherchent à légitimer la présence de leur entité sioniste anti-Thora et illégale au regard du Droit International, en Palestine, et à étendre leur insolence à vouloir s'ingérer, dans les affaires des Etats naturels, (Palestine et autres pays du M-O). Le régime sioniste veut faire la loi, dans le grand pays qu'est l'Iran, sur son nucléaire pacifique, alors que lui-même n'obéit pas au Lois Internationales, ne laisse pas visiter son arsenal où se trouvent des centaines d'ogives nucléaires. Nous n'avons pas oublié les attentats que le Mossad a perpétrés contre des savants atomistes iraniens, et maintenant, ils voudraient se mêler des négociations??? Je fais confiance à la clairvoyance de l'Imam Khomeyni dont sa vision antisioniste continue à inspirer la RII, encore, aujourd'hui.

- Ravie de vous relire Hadassah BORREMAN et merci de votre fidélité à la Voix de la RII. Et on en finit avec la page de la messagerie de cette émission, avec le message d'un autre fidèle internaute, Hassan France, qui s'est attardé sur le titre disant : «L'Arabie annonce la fin de son offensive contre le Yémen : l'Iran réagit...», pour, ainsi, le commenter :

- Les Sionistes et l'administration US espéraient voir l'Iran réagir et espérer que les clans sunnites prendraient part au conflit, déclenchant une énorme guerre inter musulmane. Bravo à la sagesse et à la clairvoyance chiite.

- Merci Hassan France, et à la toute prochaine fois.

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- Le 15 du mois d'Ordibehesht (qui tombe cette année le 16 Rajab et 5 mai) est baptisé, dans le calendrier iranien, «Journée de la commémoration du Cheikh Sadouq». A cette occasion, nous avons décidé d'intégrer, dans cette émission, un thème sur ce savant chiite, figure éminente de la Science du hadith du 4ème siècle de l'hégire lunaire.

- Abû Jâfâr Mohammed ibn Ali ibn Moussa ibn Babawya al-Khorâsâni ar-Râzi, surnommé "Sheikh Sadouq", naquit, en 306 ou 307 de l'Hégire, à Qom. Son père, Ali bin Hossein bin Moussa bin Babawya était une grande autorité religieuse de l'époque. Doté d'une excellente mémoire et d'une inégalable capacité à apprendre, Sheikh Sadouq provoquait, dès le très jeune âge, la stupéfaction de ses précepteurs. Il suffisait qu'il écoute, une seule fois, un discours ou récit, quelle qu'en soit la longueur, pour qu'il le retienne, dans ses moindres détails. Outre ce trait distinctif, il était, également, connu pour son honnêteté et sa droiture, ce qui lui valut le surnom de "Sheikh Sadough", signifiant "le plus honnête".

- Sa famille possédait une petite maison, située près du bazar de Qom, et menait une vie très simple. A leur grand désespoir, ses parents ne purent avoir d'enfant, durant de nombreuses années. Nous étions, alors, à l'époque de la première occultation du dernier Imam des Chiites, durant laquelle les gens consultaient, fréquemment, ses représentants accrédités, pour trouver des réponses à leurs interrogations. A cette époque-là, Abd al-Qâssem Hossein ibn Rouh Nobakhti était le 3ème représentant de l'Imam du Temps, (Que Dieu hâte sa parousie), et vivait à Bagdad.

- Au cours d'un voyage, à Bagdad, Ibn Babawya, (le père), à savoir, le père du Cheikh Sadouq, rencontra le représentant de l'Imam et eut avec lui un long entretien, qui donna naissance à une profonde amitié entre les deux hommes. Quelque temps plus tard, il rédigea une lettre à l'Imam caché, dans laquelle il l'implorait de prier Dieu, afin qu'il lui fasse le don d'un enfant vertueux. Cette lettre fut, ensuite, confiée à Nobakhti, qui assura l'auteur d'obtenir la réponse, en trois jours.

- La réponse fut remise à Ibn Babawya, (le père). Selon les documents historiques retrouvés, la réponse de l'Imam indiquait qu'Ibn Babawya aurait, d'une seconde alliance, deux fils, qui seraient une source de bienfaits et de bénédiction, pour tout le peuple. L'Imam avait, par ailleurs, choisi leurs prénoms, baptisant l'un, Mohammad, et l'autre,  Hossein. C'est pourquoi, en parlant de Cheikh Sadouq, certains utilisent la formule de "Né, grâce à la prière de l'Imam du Temps".

- L'un des événements majeurs de l'époque de Sheikh Sadouq fut l'émergence de l'empire bouyide, (932-1055 de l'ère chrétienne). Cette dynastie chiite, d'origine persane, régna sur un vaste territoire, s'étendant de la Perse de l'époque, à Bagdad, et jusqu'à la frontière syrienne. Créant un nouvel ensemble territorial, les Bouyides ne cherchèrent pas à persécuter les Sunnites, majoritaires, ni à établir un califat chiite. Cependant, ils accueillaient, librement, des hommes de lettres et de science, contribuant, ainsi, à propager la tradition chiite.

- En effet, un grand nombre de hadiths avaient été, alors, falsifiés ou créés de toutes pièces, entre temps. Au fil du temps, il s'est alors avéré nécessaire de vérifier l'ensemble de ces paroles et de s'assurer de la fiabilité de leurs transmetteurs. C'est dans ce but que se développa, progressivement, la science du hadith.

- De nombreux savants en sciences islamiques firent preuve d'une extrême sévérité et précision, dans le traitement et la classification des hadiths, afin d'en établir l'authenticité et la validité. Sheikh Sadouq sillonnait, ainsi, régulièrement divers pays et villes - de Balkh à Boukhara, de Koufa à Bagdad, de Meched à Neyshâbour et de la Mecque à Médine - afin de rassembler de nombreux hadiths, non sans s'exposer à de nombreux dangers. Par la suite, il regagna la ville de Rey, où on l'avait invité à s'installer, après le décès de Sheikh Koleyni, le plus influent savant de la ville.

- Qualifié de "mu'allim", ("maître"), par ses disciples, Sheikh Sadouq se distingua par l'étendue et la profondeur de ses connaissances, dans de nombreuses disciplines. Dans son œuvre, intitulée Al-Fehrest, Sheikh Toussi dénombre près de trois cents ouvrages écrits par Sheikh Sadouq. (Entre autres, on pourrait citer «Man la yahduruha al-faqih», une collection de hadiths) et «Kamal al-din wa tamam al-ni'ma», traité prouvant l'existence de l'Imam du temps et de son occultation majeure.)

- Sheikh Sadough rendit l'âme, à l'âge de soixante-quinze ans. Il est enterré, à Rey, au cimetière d'Ibn Babawya, qui est depuis devenu un lieu de pèlerinage, pour de nombreux Iraniens, qui viennent confier leurs prières et espérances à l'honorable Sheikh. Bien que la renommée de Sheikh Sadough fût, dès son époque, déjà, très répandue, un événement, qui se déroula, en l'an 1238 de l'Hégire, contribua à renforcer la piété populaire et provoqua un véritable afflux de pèlerins.

- En cette année 1238, à l'époque du règne de Fath Ali Shah, le dernier roi qâdjâr, de fortes pluies ont endommagé la tombe de Sheikh Sadouq. Lors des travaux de restauration, plusieurs visiteurs entrevirent le cercueil, dans lequel se trouvait la dépouille du Sheikh, qui était, parfaitement, conservée, au point que le henné de ses ongles était d'une couleur éclatante, comme s'il datait de la veille. La nouvelle se répandit, à toute vitesse, à Téhéran, et Fatalishâh, qui voulait en avoir le cœur net, se rendit, lui-même, sur les lieux, pour vérifier si les rumeurs étaient fondées, et, ayant constaté leur véracité, proclama la dépouille "saine" et en parfait état de conservation.

(Avec Revue de Téhéran)

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- Chers auditeurs, notre émission se termine ici. N'oubliez pas que vos suggestions et critiques, sur tout le contenu Web ou Onde Courte de la radio francophone iranienne, seront les bienvenues. Suivez les différentes pages de la Radio sur Facebook et n'hésitez pas à y réagir ! Au revoir !

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