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mardi, 28 avril 2015 07:46

Spécial Auditeurs du 27 avril 2015 (1ère partie)

Spécial Auditeurs du 27 avril 2015 (1ère partie)
IRIB- Au menu de cette émission : Qui est le fondateur de la musique académique en Iran ? .................................................. - Bonjour et bienvenus à une nouvelle édition du Spécial Auditeurs, programme, qui vous est, entièrement, consacré. Comme d'habitude, nous lirons, d'abord, vos messages, et vous parlerons, ensuite, de divers sujets touchant la civilisation, l'histoire et la culture iraniennes.- Permettez-moi d'abord de dire Bonjour, moi aussi, à nos chers auditeurs. Et quant à l'émission d'aujourd'hui, nous allons parler d'un grand artiste, qui fonda la musique académique, en Iran. Restez avec nous. .................................................. - On va, vite, commencer le programme, par une revue de vos lettres, mails, messages ou petits commentaires. Voyons quel est le premier message d'aujourd'hui.«Missiles iraniens : L'aveu le plus cinglant de Netanyahu?» Ce titre d'actualité a fait réagir notre internaute AA qui nous en dit :- Les Sionistes, en Amérique, poussent Hillary Clinton à se présenter aux élections présidentielles, pour engager des frappes sur l'Iran, et, sans doute, tous les pays hostiles au régime sioniste.- Nous remercions cet internaute, pour son message, avant de passer au message suivant qu'un autre internaute, avec Anonyme, pour identifiant, nous a écrit, en réaction à un titre d'actualité sur «S-300 : et les liens Russie/Israël?». Voici ce qu'Anonyme nous fait savoir :- L'idéal pour l'Iran est de développer son Canon anti-aérien Samavat de 35 mm et de faire en sorte qu'il soit efficace à plus de 6.000 mètres, et de le coupler au nouveau radar passif, Shahrivar 10. Ainsi toute attaque US contre les installations iraniennes se traduira par de très lourdes pertes. C'est, précisément, ce que Washington redoute le plus. A ce jour il n'y a rien de plus efficace que le Canon. Quant aux mythes des F-22 et leur supposé furtivité, les spécialistes savent que ce n'est qu'intox (...)- Nous remercions cet internaute et lui disons Bonne lecture, sur le site french.irib, et cela nous conduit au dernier message qu'on a choisi de lire, dans l'émission d'aujourd'hui. Un fidèle internaute, Nasser, y a réagi aux dires d'un analyste, qui «ne sait pas si l'armée saoudienne est capable d'étendre l'opération "Tempête décisive" vers la Syrie ; et d'ajouter que les nouveaux responsables saoudiens procèdent à des actes inattendus». Voici ce qu'il en pense :- Rien n'est inattendu! Ce sont des stratégies, des tactiques pour des intérêts! Quant à la supposée capacité du royaume saoudite à attaquer la Syrie, il l'aurait, déjà, fait s'il en avait la puissance, comme il vient de le faire contre le petit Yémen (...)- Merci Nasser et à la toute prochaine fois. .................................................. - Le musicien et compositeur iranien, Mohammad Taqi Massoudieh est quelqu'un qu'on peut, judicieusement, appeler le fondateur de la musique académique, en Iran, et qui a mené de très vastes efforts, pour aider à l'épanouissement de cet art, dans le pays.- Le Dr. Mohammad Taqi Massoudieh n'est plus, malheureusement, de ce monde, mais pas plus de quelques jours se sont écoulés, depuis l'anniversaire de sa naissance, le 31 Farvardin 1306, (1927), c'est-à-dire, il y a 88 ans, à Meched, et dans une famille passionnée d'art et de culture.- Il fit ses études, jusqu'à l'obtention du baccalauréat, dans sa ville natale, mais une grande passion, pour le monde de la musique, couvait en lui, depuis le plus jeune âge. C'est cette passion, qui, plus tard, conduira Mohammad Taqi à l'école supérieure de musique, lui permettant de faire des études académiques, dans ce principe.- A l'âge de 18 ans, le jeune Mohammad Taqi émigre, avec sa famille, à Téhéran. Il poursuit ses études à la faculté de Droit et des Sciences Politiques de la capitale, mais, en même temps, il étudie la musique, à l'Ecole supérieure de musique de Téhéran, et, en 1329 de l'hégire solaire, il obtient, à la fois, son diplôme universitaire en droit et sciences judiciaires, ainsi que son diplôme supérieur de musique. C'est à cette même époque que Mohammad Taqi Massoudieh part, pour la France, pour continuer ses études au Conservatoire national de Paris. Comme instrument principal, Mohammad Taqi choisit le violon, qu'il aimait très fort.- Ayant réussi l'examen d'entrée, il s'exerce, donc, au Conservatoire national de France, le violon, mais aussi, au contrepoint et l'harmonie, auprès des grands maîtres de la musique classique de l'Europe de son époque, dont Georges Dandelot. Il devient, donc, le premier iranien à obtenir, de ce prestigieux centre musical, une Maîtrise en Musique, en sous-discipline de l'Harmonie.- Sa persévérance lui vaut la bourse d'études de l'Union internationale des étudiants, pour continuer, toujours, ses études en musique, et, cette fois-ci, à l'Ecole supérieure de Leipzig. Ce cours était assez coûteux, et il arrivait, rarement, que la bourse doctorale soit accordée à un étudiant étranger ; or, Mohammad Taqi Massoudieh obtient cette bourse d'études, en tant qu'étudiant non français du Conservatoire national de Paris !- En Allemagne, il suit les cours de composition musicale, chez certains des plus grands compositeurs de l'époque, comme le Professeur Ottmar Gerster. C'est ainsi qu'à l'âge de 36 ans, Massoudieh obtient son doctorat en composition musicale de l'Université de Leipzig. Il ne tarde pas, ensuite, à aller à Cologne, où il suit des cours de musicologie historique, auprès du Professeur Gustav Fellerer, et de musicologie comparative, auprès du Professeur Marius Schneider, avant d'obtenir son doctorat, dans cette discipline.- Massoudieh a été l'un des musiciens les plus cultivés de son temps à revenir, dans son Iran natal, pour transmettre son art et son savoir-faire à ses compatriotes, une carrière, qu'il commence, par enseigner à l'Université des Beaux-Arts de Téhéran.- Pour la première fois de l'histoire, cet artiste de renom intégra, à la liste des cours spécialisés de musique, divers et importants sujets, comme l'histoire de la musique européenne, l'harmonie avancée et pratique, la forme et l'analyse, l'instrumentologie, l'orchestration, la transcription et l'ethnomusicologie.- Ces efforts lui ont valu le titre bien mérité du «Père de l'Ethnomusicologie d'Iran». Au cours de sa carrière d'enseignant, Massoudieh procéda à des études minutieuses, sur la musique des régions iraniennes, et le Radif, (suite de motifs mélodiques, héritée des maîtres du passé) ; de ces efforts, résultèrent de très importantes théories scientifiques, sur les formes musicales persanes, ce qui était, sans précédent, dans son temps.- La grande particularité du Professeur Massoudieh se résidait dans le fait qu'il profitait des sciences académiques occidentales, pour fonder le champ de recherche, sur la musique des régions iraniennes. Cette importante tâche a ouvert de nouveaux horizons, dans les regards scientifiques, sur ce qu'on avait hérité des passés lointains, en termes de musique ; ce qui réunira, plus tard, les conditions, pour échanger et transmettre au monde une précieuse connaissance musicale.- Ce grand artiste nous a laissé plusieurs œuvres, sur les origines de la musique persane ; la traduction du «Kitab al-musiqa al-Kabir» de Farabi, considéré comme le meilleur traité musical du monde arabe, «Avâz-e Shur», (sur les évolutions mélodiques de la musique artistique iranienne) et les «Manuscrits persans sur la Musique», font partie des ouvrages de Mohammad Taqi Massoudieh, traduits en allemand et français.- Massoudieh participa à pas mal de conférences et forums internationaux, sur l'ethnomusicologie. Il déploya d'inlassables efforts, dans le sens de l'élaboration de théories, qui, à termes, ont contribué à l'essor des activités de recherches, sur la musique, en Iran. Beaucoup d'étudiants en physique et disciplines concernées ont profité des cours du Professeur Massoudieh, qui leur a enseigné les principes de la science du son ou l'acoustique. Ce grand artiste et savant de la musique persane est décédé, il y a 16 ans, et sa dépouille mortelle a été inhumée, dans la partie dédiée aux artistes, au cimetière Behesht-e Zahra de Téhéran. .................................................. - Et bien, Chers auditeurs et internautes, le Spécial est fini, pour aujourd'hui. On se donne rendez-vous, très, très prochainement. A la toute prochaine émission, Au revoir !!!

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