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samedi, 04 avril 2015 04:41

Spécial Auditeurs du 23 mars 2015 (1ère partie)

Spécial Auditeurs du 23 mars 2015 (1ère partie)
IRIB- Au menu de cette émission : Nationalisation de l'industrie pétrolière iranienne, plus, la messagerie...
- Bonjour et bienvenus à une nouvelle édition du Spécial Auditeurs, programme, qui vous est, entièrement, consacré. Comme d'habitude, nous lirons, d'abord, vos messages, et vous parlerons, ensuite, de divers sujets touchant la civilisation, l'histoire et la culture iraniennes. On s'intéressera, aussi, à la vie de la société iranienne, au rythme des importants événements ou évolutions du jour, sur différents plans. Et quant à l'émission d'aujourd'hui, nous allons y parler des événements qui ont abouti à la nationalisation de l'industrie pétrolière, en Iran. Restez à l'écoute !

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- On va, donc, commencer le programme, par une revue de vos lettres, mails, messages ou petits commentaires. Voyons quel est le premier message d'aujourd'hui :

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- «Nasrallah fait rentrer les Sionistes dans leur coquille !!» Ce titre d'actualité a fait réagir notre internaute Hezb2, qui le commente en ces termes :
- Ce que les Sionistes ne savent pas, c'est qu'Israël est devenu une souricière et que leur mur de la honte ne les protégera jamais contre la colère de la Résistance. Depuis le temps que ce mur fut mise en place, la Résistance a trouvé la solution d'être invisible devant l'ennemi sioniste! Ces Sionistes même avec les armes les plus sophistiquées, ils ne sont pas capables de prendre une victoire contre le noble et vaillant Hezbollah, car toute victoire appartient à Allah ...
- Ravi de vous relire Hezb2 et à la toute prochaine fois. Place au message suivant, celui que notre internaute Lùqman nous a écrit, pour réagir au titre disant : «L'approche du gouvernement américain envers les négociations avec l'Iran est dangereuse" (Jeb Bush)». Et Lùqman de nous dire :
- Les Américains ne devraient pas prendre des leçons des Israéliens ; ils tiennent sur rien, pour qu'il puisse s'engager dans l'affaire des croyants? Quant à nous, Musulmans, nous n'avons pas de leçon à recevoir des gens qui ne jugent pas avec le Coran.
- Merci Lùqman et bienvenu au club des auditeurs et internautes de la radio francophone iranienne. Et on ferme la page de la messagerie de cette émission par le message qu'un internaute nous écrit, en réaction au titre disant : «Washington : manifestation monstre contre Netanyahu!!». Cet internaute s'appelle Fitzgerald Marc Zéra, et voici ce qu'il pense de ce titre d'actualité :
- Cet homme est tout aussi dangereux que DAESH. Souvenez-vous de la Palestine, il y a un an: barbarie, sauvagerie, destruction, exécution des populations civiles, etc. Il a détruit Gaza et à fait assassiner des milliers d'innocents, (des vieillards, des nouveau-nés, des femmes, des familles entières...C'est un Monstre!
- A vous aussi, nous vous disons bienvenu parmi les interlocuteurs de la radio francophone iranienne, et on espère pouvoir vous relire, à l'avenir.

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- L'histoire a toujours plein de choses à apprendre aux humains. Il faut juste ne pas l'ignorer, peu importe comment, même s'il s'agit de regarder les jours marqués par une couleur différente, dans le calendrier. Et voilà, le dernier jour du dernier mois de l'année solaire nous rappelle une importante occasion historique. Le 29 du mois d'Esfand, (qui tombe, cette année, le 20 mars) est baptisé "Journée de la Nationalisation de l'Industrie pétrolière", en Iran. Les événements, qui ont abouti à cet acquis, constituent une page importante de l'histoire contemporaine de l'Iran, dont on va parler, brièvement, dans cette émission.
- «Le 26 mai 1908, lorsque la profondeur du puits, (à Masdjed Soleymân, au Khûzistân) était arrivée à 1.180 pieds, le pétrole jaillit, jusqu'à plus de 50 pieds en haut de la machine à forage. Ce fut, ainsi, que démarra une industrie, qui sauva la marine britannique, pendant les deux guerres mondiales, causant, pour l'Iran, des problèmes qui n'étaient pas moins importants que les désordres créés par les Etats (occupants)», écrit un écrivain britannique.
- En 1901, (1280 de l'hégire solaire), la concession pour l'exploitation et l'exportation du pétrole iranien a été accordée, pour une durée de 60 ans, à l'homme d'affaires britannique, William Knox D'Arcy. Ce dernier s'engagea à créer, en l'espace de deux ans, une ou plusieurs compagnies, pour l'exploitation du pétrole, et à payer aux Iraniens, 16% des revenus, qui en découleraient, comme le droit de concession. A cela, s'ajoutaient 20.000 Livres, qu'il devait payer, en liquide, à l'Iran.
- Après la découverte du pétrole, à Masdjed Soleymân, la première découverte, commercialement, significative, au Moyen-Orient, l'Anglo-Persian Oil Company, (APOC), fut créée, en 1909, afin d'exploiter ce gisement, avec un capital de 2.000.000 de Livres, et l'exportation du pétrole commença, en 1913. Un an plus tard, le gouvernement britannique acheta 56% de l'action et désigna deux représentants ayant le droit de veto sur les décisions de la compagnie.
- Le gouvernement britannique a, ensuite, signé un accord, qui prévoyait la livraison de pétrole, à prix bas, et pour une longue durée, à la marine anglaise. Avec l'apparition du mouvement constitutionnel, (vers 1905), le peuple commença à exprimer son mécontentement envers le contrat de D'Arcy, qui ne laissait, d'ailleurs, aucune place à l'annulation, tandis que les Anglais cherchaient, par tout prétexte, à ne pas payer à la partie iranienne même la petite somme qu'ils s'étaient engagés à verser.
- A l'époque de la Première Guerre Mondiale, l'oléoduc liant le champ pétrolier à la raffinerie fut coupé par les éléments de la tribu Bakhtiari, qui y avaient été encouragés, d'ailleurs, par des éléments allemands et turcs. L'exploitation du pétrole fut, ainsi, interrompue, pour quelque temps. Bien qu'ils dominassent, alors, eux mêmes, la région, les britanniques en rejetèrent la responsabilité sur l'Iran, auquel ils demandaient, en outre, plus de 600.000 Livres d'indemnisation. Mais ce n'était pas le seul différend. D'autres différents d'ordre financier ont surgi entre les deux parties, en raison de l'attitude de la partie britannique, qui, par différents moyens, se soustrayait à payer la part de l'Iran.
- Un responsable de la trésorerie britannique fut, donc, chargé de régler les différends. Après des consultations avec le comptable spécial de la compagnie, il a conclu que la compagnie pétrolière anglo-persane, (APOC), devait payer un million de Livre à l'Iran et renoncer à demander l'indemnisation. En fait, l'APOC [à ne pas confondre avec un programme africain de santé du même cigle, ndlr] guettait l'occasion de faire s'affirmer le traité D'Arcy, d'une meilleure manière, afin de le faire adopter au parlement iranien, de sorte à définir, clairement, la part de l'Iran, et à bloquer, une fois pour toutes, les prétentions des compagnies étrangères, qui souhaitaient avoir une part du butin découvert par les Britanniques. En 1933, (1312), sous le règne de Reza Chah, Téhéran et Londres prorogèrent le contrat de concession de D'Arcy, après y avoir introduit quelques petites modifications, qui ne répondaient pas aux exigences des opposants à la domination britannique sur le secteur pétrolier, pour qui ce nouveau contrat n'était qu'une manœuvre politique et économique destinée à duper l'opinion publique.
- Le gouvernement et le peuple iranien s'opposant à l'accord de 1933, un autre accord, à savoir, l'accord Gass-Golshayan, (une formule, qui rappelle les noms des représentants des deux côtés), fut rédigé et remis au parlement. La commission du pétrole, au sein du parlement, ne trouva alors l'accord Gass-Golshayan suffisant, pour restaurer les droits du peuple iranien. Cette commission décida, à termes, de proposer au parlement, la nationalisation du pétrole. La proposition fut rejetée par le gouvernement de Razmara, qui proposa, à son tour, de rédiger un accord additionnel. Dans le même temps, l'Arabie saoudite avait conclu un accord avec la compagnie américano-arabe pétrolière, ARAMCO, qui prévoyait une part de 50-50, pour les deux parties ; ce fut alors que la commission parlementaire du pétrole se chargea, à nouveau, de définir, en deux mois, l'approche du gouvernement, au sujet du secteur pétrolier, et de l'élaborer au parlement.
- Quelques semaines plus tard, dans un discours, devant une mosquée de Téhéran, la source d'imitation, l'Ayatollah Kachani, informait les gens des complots des Anglais, recommandant, sur un ton alarmant, au gouvernement de Razmara, d'adopter une résolution, en vue de nationaliser l'industrie pétrolière et de couper la main aux étrangers qui convoitaient le pétrole iranien.
- Le Premier ministre Razmara chercha, en vain, à dissuader la commission du pétrole du parlement, en arguant que l'Iran serait incapable d'exploiter tout seul le pétrole. D'autre part, les figures nationalistes, comme le Dr. Mossaddeq, au sein du parlement, ne trouvaient plus crédible l'accord de 1933. Après l'assassinat du Colonel Razmara et le discours historique de l'Ayatollah Kachani, le parlement adopta, à l'unanimité des voix, la proposition de la nationalisation du pétrole. Dans la suite, le rapport fourni par la commission du pétrole fut ratifié, le 24 Esfand, par l'Assemblée consultative, et le 29 Esfand 1329, par le Sénat, et l'industrie pétrolière iranienne était, enfin, nationalisée, après 50 ans d'exploitation britannique.

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Ici s'achève cette édition du Spécial Auditeurs. On se donne rendez-vous, très, très prochainement, pour un autre volet de l'émission. A la toute prochaine fois.

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