This Website is discontinued. We changed to Parstoday French.
mardi, 13 janvier 2015 06:33

Spécial Auditeurs du 11 janvier 2015, (1ère partie) (Audio)

IRIB- Au menu de cette émission : A la mémoire d'une poétesse avant-gardiste ! L'histoire du martyre, racontée par les peintures de rue, à Téhéran ! Progrès robotique, plus, la messagerie...

- Bonjour et bienvenus à une nouvelle édition du Spécial Auditeurs, programme, qui vous est, entièrement, consacré. Comme d'habitude, nous lirons, d'abord, vos messages, et vous parlerons, ensuite, de divers sujets touchant la civilisation, l'histoire et la culture iraniennes. On s'intéressera, aussi, à la vie de la société iranienne, au rythme des importants événements ou évolutions du jour, que ce soit de la culture, du sport, des sciences ou autres, ayant un rapport quelconque avec l'Iran ou les Iraniens. Et quant à l'émission d'aujourd'hui, nous allons parler littérature, cinéma et science. Restez avec nous.

...............................................................

- On va, donc, commencer le programme, par une revue de vos lettres, mails, messages ou petits commentaires. Voyons quel est le premier message d'aujourd'hui.

- Le premier message de l'émission d'aujourd'hui vient d'un internaute répondant au nom de Bitat, qui a réagi au titre disant : «Tuerie, à "Charlie Hebdo" : le pays qui s'en réjouit?!!! », pour nous en dire :

- La France doit revoir sa politique, au Moyen-Orient.

Après le 11 Septembre, Netanyahu avait dit que les attentats de New-York étaient bons, pour Israël, par la suite, l'Oncle Sam insuffle à la France et l'UE la peur de l'Islam. Les Ricains semblent avoir atteint leurs objectifs, grâce à l'amplification de la psychose des médias atlantistes, avec des attentats, sous faux drapeaux, et faire passer la Résistance Palestinienne, pour des terroristes islamistes radicaux. (...)

- Merci Bitat et bienvenu au club des internautes et auditeurs de la radio. Le message suivant, c'est notre fidèle internaute Hadassah BORREMAN qui l'a écrit, pour commenter le titre qui disait : «Les Palestiniens acceptent la compétence de la CPI», et voici ce qu'elle en pense :

- L'autorité palestinienne n'est pas «les Palestiniens», tout comme ABBAS, n'est pas le Président des Palestiniens, tout au plus, un ex-président. Donc, la solution au problème du conflit sionisto-palestinien va encore patauger!

- Merci, encore une fois, chère amie de votre assiduité à suivre l'actualité publiée par le site de la radio francophone iranienne.

...............................................................

A la mémoire d'une poétesse avant-gardiste

- Le 8 du mois de Dey du calendrier iranien nous rappelle le jour anniversaire de la naissance d'une poétesse iranienne, de renommée mondiale, Forough Farrokhzâd. Nous avons, donc, décidé de vous présenter un thème, sur Forough et sa poésie.

- Forough Farokhzâd est l'un des poètes avant-gardistes de la poésie persane contemporaine, s'illustrant, parmi les premiers auteurs de l'école de La Nouvelle poésie, dont Nimâ Youshij fut le fondateur. Forough se distingue par sa présentation d'une identité féminine iranienne, jusqu'alors, peu explorée, et l'innovation thématique de son œuvre. Du fait de sa nouveauté, sa poésie fut, fortement, critiquée, au moment de son apparition, notamment, de la part des tenants de la poésie classique, gênés par le modernisme, à la fois, poétique et social de cette écriture.

- Née à Téhéran, en 1935, (29 décembre), dans une famille de militaires, elle étudie la peinture, à la Faculté des Beaux-Arts de la capitale, initiation picturale qui a, toujours, influencé sa poésie. Elle commence à écrire des sonnets, dès l'âge de 13 ou 14 ans, qui ne sont, cependant, jamais publiés. Son premier recueil est, finalement, publié, en 1952, alors qu'elle est, déjà, active, dans le monde de l'art, en tant que peintre. Quelques années plus tard, elle se lance dans une carrière au cinéma, s'y illustrant, également, par un ton, résolument, personnel. Forough Farrokhzâd se décrivait elle-même, comme une femme solitaire, dont la poésie et le cinéma étaient les compagnons.

- Son film documentaire «La Maison est noire», dont elle a fait, elle-même, la réalisation et le montage, est, toujours, considéré comme l'un des meilleurs des documentaires du monde, d'après les professionnels du cinéma. D'un ton intime, propre à elle, Forough dépeint, dans ce film, de la meilleure manière, la situation des lépreux.

- La vie littéraire de Forough se divise en deux périodes, allant de 1952 à 1959 et de 1959 à 1966. La première période de sa vie littéraire est celle de la publication des recueils poétiques, "Asir", (Captive), "Divâr", (Le Mur), et "Ossiân", (La Rébellion), tous trois marqués par le romantisme.

- La deuxième période de la vie littéraire de Forough est marquée par la personnalisation et l'affirmation de son style. Elle commence, alors, à inspirer d'autres poètes contemporains et s'oriente vers les sujets sociaux et philosophiques.

- Forough nous quitta, le 14 février 1967, dans une mort tragique, dans un  accident d'automobile. Mais elle restera, à jamais, vivante par ses poèmes. Et voici, pour terminer ce thème, la traduction d'une partie de son poème «Le vent nous emportera» :

- Dans ma nuit, si brève, hélas

Le vent a rendez-vous avec les feuilles.

Ma nuit si brève est remplie de l'angoisse dévastatrice

- Ecoute ! Entends-tu le souffle des ténèbres ?

De ce bonheur, je me sens étranger.

Au désespoir je suis accoutumée.

- Ecoute ! Entends-tu le souffle des ténèbres ?

Là, dans la nuit, quelque chose se passe

La lune est rouge et angoissée.

Et accrochée à ce toit

Qui risque de s'effondrer à tout moment,

Les nuages, comme une foule de pleureuses,

Attendent l'accouchement de la pluie,

Un instant, et puis rien(...)

(Avec Revue de Téhéran et www.forughfarrokhzad.org)

...............................................................

Ces peintures de rue téhéranaises, qui racontent l'histoire du martyre...

- «Fabbrica dei martiri» qu'on pourrait, peut-être, traduire en «Atelier des martyrs» est le nom d'un film documentaire, qui est le fruit de la collaboration de deux femmes italiennes, Camilla Cuomo et Annalisa Vozza, qui ont, plusieurs fois, voyagé, en Iran.

- Le film qui fait le tour des peintures de rue, à Téhéran, en plus des documents, des images et des extraits de journaux iraniens, ont été exposés au regard du public à la galerie d'art Maxxi de Rome, en Italie.

- Selon le magazine "Vanity Fair Italy", Camilla Cuomo est une femme italienne de 35 ans, qui parle, aussi, le persan, le français et l'arabe, et qui, avec l'aide d'Annalisa Vozza, enseignante de la scénographie, à l'Université de Bogota, en Colombie, a réalisé le documentaire sur l'Iran, qui s'appelle l'"Atelier des Martyrs".

«Les peintures de rue, à Téhéran, racontent l'histoire de l'Iran. (...) La société iranienne est composée de diverses couches et il est difficile de connaître les sentiments communs de tous les gens. Mais on peut dire que les souvenirs de la guerre, (imposée par l'ancien régime irakien), sont toujours vivants, une guerre, qui a fait entre 500.000 à un million de victimes, ce qui signifie que presque chaque famille iranienne a offert un martyr, pour défendre la patrie, face à l'agression de l'ancien dictateur, Saddam», dit l'italienne Camilla Cuomo.

...............................................................

L'Iran a fabriqué son premier robot Delta

- Grâce aux efforts des experts du laboratoire de l'ingénierie robotique et des technologies intelligentes, (RSTL), basé à l'Université Azad, (Libre), de Qazvin, le premier robot parallèle delta iranien a été, récemment, conçu et construit, dans le pays.

- A noter que le Robot Delta est un robot ayant un bras de manipulation, formé de 3 parallélogrammes, ce qui, vu sa légèreté, lui permet d'être rapide et de garder sa charge, dans la même orientation. Il fait partie de la famille des robots parallèles, parfois, appelés hexapodes. Un robot parallèle est un mécanisme, dont l'architecture lui confère des propriétés remarquables.

- Selon M. Mostafa Mahmoudi, responsable du laboratoire RSTL de Qazvin, ce robot, dont on doit l'idée originelle au professeur Raymond Clavel, roboticien suisse, inventeur du premier robot parallèle motorisé, a trouvé, aujourd'hui, une place particulière et une très vaste fonctionnalité, dans différentes industries.

...............................................................

- Ici s'achève cette édition du spécial Auditeurs. On se donne rendez-vous, très, très prochainement, pour un autre volet de l'émission. A la toute prochaine fois.

Media

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir