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lundi, 15 décembre 2014 10:07

Spécial Auditeurs du 14 décembre 2014, (1ère partie)

IRIB- Au menu de cette émission : «Bahâr», le poète de la liberté, Qui est le meilleur artiste de la Biennale de las fronteras du Mexique ? Quoi de neuf de l'Elecomp ? Plus, la messagerie...

 

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- Bonjour et bienvenus à une nouvelle édition du Spécial Auditeurs, programme, qui vous est, entièrement, consacré. Comme d'habitude, nous lirons, d'abord, vos messages, et vous parlerons, ensuite, de divers sujets touchant la civilisation, l'histoire et la culture iraniennes. On s'intéressera, aussi, à la vie de la société iranienne, au rythme des importants événements ou évolutions du jour, que ce soit de la culture, du sport, des sciences ou autres, ayant un rapport quelconque avec l'Iran ou les Iraniens. Et quant à l'émission d'aujourd'hui, nous allons commémorer un grand poète persan, et parler, ensuite, des arts plastiques, et d'un événement, tout à fait, TI, en Iran. Restez à l'écoute.

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- On va, donc, commencer le programme, par une revue de vos lettres, mails, messages ou petits commentaires. Voyons quel est le premier message d'aujourd'hui.

- «80% des armes françaises, aux mains d'Al-Nosra». Ce titre a fait réagir notre internaute, John Doe, qui a écrit le premier message de l'émission d'aujourd'hui, en ces termes :

- Il n'empêche que ce n'est un secret pour personne que l'Europe, les USA, les monarchies du golfe Persique, la Turquie et Israël, financent et aident, activement, les mouvements terroristes, tel que l'EIIL, Al-Nosra, et j'en passe...Et gardons à l'esprit que l'action de ces terroristes, en Irak, en Syrie et en Libye, n'a pour seul conséquence que le massacre de minorités ethniques et religieuses et la destruction d'Etats légitimes. La vérité est bien plus simple, les gouvernements occidentaux, depuis la fin du colonialisme, étendent leur sphère d'influence, par le terrorisme, afin de s'approprier les ressources énergétiques de la région, tout en divisant les nations du Proche et du Moyen-Orient, afin d'empêcher celles-ci de s'émanciper.

- Et nous vous disons John Doe, merci, et bienvenu au club des internautes et auditeurs de la radio francophone iranienne. Place au message suivant, celui qu'une fidèle auditrice et internaute, Hadassah BORREMAN, nous a écrit, pour commenter le thème disant : «Les députés israéliens ont voté la dissolution du Parlement», et elle, de nous en dire :

- Il y a eu dissolution du "parlement" sioniste. Maintenant, il faut encore la dissolution de l'entité sioniste et épurer la Palestine, la Terre Sainte de la souillure sioniste. Tel vote ou tel vote, "Gentils" ou méchants sionistes, "pieux" ou laïcs, cela ne change rien. Tant que le Sionisme dominera la Palestine, la population connaîtra le conflit et subira le joug de l'occupation sioniste avec tous ses agissements.

- Ravis de vous relire Hadassah BORREMAN, et à la toute prochaine fois. Place, maintenant, au message suivant, qu'un internaute, répondant au nom d'Omaribnkhattab, nous a adressé, réagissant, brièvement, à ce court titre : «L'Iran dévoile "Bavar 4"».

- Il nous a écrit : «Bonne nouvelle, il faut être armé, jusqu'au dent, contre ces rats...». Nous sommes ravis de vous relire et vous souhaitons bonne lecture, sur le site, et bonne écoute, sur les ondes courtes de la radio.

- Et pour fermer la page de la messagerie de cette émission, voyons ce que nous a écrit notre internaute Aboubakar FOTSO, en réaction au titre disant : «Obama et le lobbying nucléaire avec les pays de la région», et c'est en ces termes qu'il s'exprime :

- L'Etat sioniste parle de sanctions, pourtant, il devrait, lui aussi, être sanctionné, pour les crimes qu'il commet, dans la bande de Gaza, et dans cette Région, en général, au nom de sa sécurité, en violation du droit international, et soutenu, pourtant, par un Etat, qui prétend défendre ces droits, à travers la planète. (...)

- Merci Aboubakar FOTSO de votre assiduité à suivre l'actualité du jour, sur le site de la radio francophone iranienne.

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A la mémoire du poète de la liberté

- Le 17 Azar du calendrier persan, qui tombait, cette année, le 8 décembre, était le jour anniversaire de la naissance d'une figure hors du commun et éternelle de la culture et de la littérature contemporaine persane, Mohammad Taghi «Bahâr». Fort d'une compréhension correcte de la situation sociale de son époque, il se souleva, par sa plume, contre le despotisme de son temps, pour que ses contemporains lui donnent le titre de «poète de la liberté».

- Mohammad Taghi Bahâr est né, dans la province du Khorasan, au Nord-Est de l'Iran, balayée par un vent de liberté, après l'établissement du mouvement constitutionnel. Ce contexte politique le conduit, à Téhéran, où il devient l'un des défenseurs de ce mouvement.

- Né en 1265, (1886), à Mashad, il passe son enfance et sa jeunesse, au côté de son père, Mohammad Kazem Sabouri, "Prince des Poètes", (titre honorifique octroyé à la personne responsable des affaires culturelles), auprès de la Fondation du Mausolée de l'Imam Reza, (Béni soit-il). Après sa mort, sur l'ordre du roi Mozaffar-ed-Din Shâh, Mohammad Taghi, son fils, lui succède à ce poste.

- Elevé, dès l'enfance, dans la poésie et la littérature, il poursuit ses études en persan et arabe et profite de l'érudition de maîtres, tels qu'Adib Neichapouri. Grâce à son père, il se familiarise, très tôt, avec le milieu politique, où il milite, activement. Il devient responsable de la publication de poèmes révolutionnaires, dans les journaux de la région.

- Dès le début de la répression du mouvement constitutionnel, il publie des journaux, dans le Khorasan, dont "Le Printemps", à Mashad. Ce journal est interdit, après un an, à cause de ses prises de position contre la Russie. Bahâr, nommé, ainsi, par son nom de plume, qu'il a, lui-même, choisi, publie, alors, "Le Nouveau Printemps", qui est, également, interdit. Il est, alors, envoyé à Téhéran, et mis sous surveillance, alors qu'il n'a pas, encore, trente ans.

- Toutefois, l'année suivante, il est élu député, au Parlement, et reprend la lutte, pour la défense de la liberté et de la justice. Ce nouveau contexte politique est, pour lui, l'occasion de développer ses talents littéraires.

- A Téhéran, il crée un centre d'études et de recherches littéraires et publie ses articles, dans une revue intitulée "Le Journal de l'Université ", mais la prison et l'exil le condamnent au silence, ce qui est le cas, pour beaucoup d'intellectuels de l'époque, sans l'empêcher, pour autant, de continuer ses activités. Après le coup d'Etat de 1299, (1919), on lui propose des postes d'enseignement. Il commence l'apprentissage de l'ancienne langue pahlavi.

- Après la création de l'Université de Téhéran, il obtient la chaire de littérature et reprend ses activités politiques et journalistiques. La maladie l'empêchera, malheureusement, de continuer son combat, et il meurt, en 1330, (1951).

- A part ses activités journalistiques, Bahâr a de nombreuses œuvres, à son actif, dont "L'Histoire des Partis Politiques", en 2 volumes, "L'Histoire des Genres Littéraires", en 3 volumes. Après sa mort, ses écrits en prose ont été rassemblés et publiés, par Mohammad Golbon. Son œuvre poétique, en 2 volumes, a été publiée, en 1335, (1956), pour la première fois, et a été rééditée, depuis.

- Ses poèmes religieux, qu'il récitait, à l'occasion de cérémonies, possèdent un contenu moral et social très personnel. Certains récits, à finalité morale, repris sous forme de poèmes, rappellent les écrits du "Masnavi" de Molana, de Nezami et de Sanâ'i. L'humour et la nouveauté du fond dissimulent, parfois, le caractère dépassé de la forme, qui fait écho aux œuvres de Manoutchehri et de Nasser Khosrow.

- Bahâr n'est pas le poète de l'amour et du sonnet, il réussit mieux, dans l'épopée, dans le style vigoureux des poètes du Khorasan, genre, qui correspondait mieux au contexte politique de l'époque. La musicalité des vers, la simplicité du texte et la vigueur de la pensée font des poèmes de Bahâr, des chefs-d'œuvre, qui rappellent, parfois, ceux de Manoutchehri et de Khayam. L'épopée se développe, dans le style nationaliste de Ferdowsi. Certains de ses poèmes, surtout, ceux écrits, à Mashad, expriment une foi vibrante, qui, toujours, s'opposait à la superstition et à l'obscurantisme.

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Un artiste iranien brille, à la Biennale des Frontières, au Mexique

- La jeune artiste précurseur iranienne, Maryam Ashkanian, qui vient de Bandar, (Port) Anzali, dans la province du Guilan, a été nommée meilleure artiste de la Biennale de las fronteras du Mexique, et a gagné le prix spécial en argent du Jury.

- Maryam Ashkanian a été l'unique artiste asiatique à avoir participé à ce festival international, destiné aux artistes précurseurs, qui se déroule, tous les deux ans, dans le domaine des arts plastiques, co-organisé par le musée des arts contemporains du Mexique et l'Institut Tamaulipas.

- «L'ouvrage participant à la biennale du Mexique est une statue abstraite réalisée par la technique de la composition des matériaux et avait été, auparavant, représenté, à la galerie Homa, à Téhéran », dit l'artiste, qui utilise des étoffes et de la couture, pour réaliser des œuvres abstraites.

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La 20ème édition de l'Elecomp finit ses travaux, en Iran

- La 20ème édition de l'Elecomp (Exposition internationale de l'électronique, d'ordinateurs et de E-commerce) a été inaugurée, le 7 décembre, à Téhéran, en présence des responsables concernés et des admirateurs de la TI.

- 320 sociétés iraniennes et 52, étrangères, (allemande, taïwanaise, japonaise, singapourienne, chinoise, indienne et sud-coréenne), ont présenté leurs acquis, en matière de matériel et logiciel, de services électroniques, de machinerie de bureau, d'Internet, de réseaux d'information et de sécurité de réseaux, dans un espace d'environ, 40.000 mètres carrés de l'exposition de l'Elecomp 2014. Ce grand événement de technologie d'information attirait, chaque jour, des sympathisants et professionnels, jusqu'au 10 décembre, au site permanent des expos internationales, dans le Nord de Téhéran.

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- Ici s'achève cette édition du Spécial Auditeurs. On se donne rendez-vous, très, très prochainement, pour un autre volet de l'émission. A la toute prochaine fois.

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