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lundi, 19 mai 2014 07:39

Spécial Auditeurs du 19 mai 2014, (Première partie) : Khayyâm et ses pensées …

IRIB- Bonjour, Chers amis. Ravis de vous retrouver, pour une nouvelle édition du Spécial Auditeurs, une émission qui vous est, entièrement, consacrée.

Juste pour le rappel, dans cette émission, nous lirons vos messages, et vous parlerons, ensuite, de divers sujets touchant la civilisation et la culture iraniennes. Il nous arrive, aussi, de nous attarder sur l'actualité marquante du jour, que ce soit de la culture, du sport, des sciences ou autres, ayant un rapport quelconque avec l'Iran ou les Iraniens. A part ça, il est coutume de traiter, dans la mesure du possible, des sujets que vous, chers auditeurs, nous proposeriez. Restez à l'écoute.

- Comme à l'accoutumée, nous commençons le programme par une revue de vos lettres, mails, messages ou comments, et c'est parti pour le premier message d'aujourd'hui !

- Le premier message d'aujourd'hui vient de notre internaute Seydou Touré qui commente ce titre : «IBK : "Je ne suis sous l'influence de personne"», pour nous en dire :

- Nous adorons notre Président, parce qu'il est intègre, digne, patriote et ne fait que défendre les intérêts du Mali. On veut l détruire, et par la même occasion, le Mali. Puisse Allah, Sbw, nous aider à sortir de cette situation créée et entretenue par les Occidentaux.

- Merci Seydou Touré pour votre contribution et on passe, ensuite, au message suivant, libellé par notre fidèle internaute, Hassan France. Voici, d'abord, le titre qui a fait réagir Hassan,  puis, son commentaire :

- «Syrie : le Hamas s'armera-t-il contre le Hezbollah?!!»

- Etonnant que le fils Hariri n'ait pas compris le mot "complot", car Rafic à bien été la cible d'un complot américano-sioniste.

- Merci Hassan France, pour votre fidélité à la radio francophone iranienne. C'est, maintenant, le tour du petit commentaire que notre internaute Roc a écrit en bas de ce titre : «Syrie : Frappes jordaniennes contre les terroristes !», et voyons ce qu'il nous en dit :

- C'est toujours pareil avec les "fils de Satan" ; au début, ils sont tous d'accord, s'entendent, pour faire le mal, ensemble, mais, très vite, ils commencent à se battre entre eux, (C'est mon arme chimique et pas la tienne ; t'as pris plus d'argent que moi....)

- Bien dit Roc ! Et on ferme la page de la messagerie de l'émission d'aujourd'hui, par ces quelques mots que notre internaute Deswets nous a écrit, pour commenter ce titre : «Ukraine-Russie : comment Poutine a perdu le pouvoir réel ?»

- Document peu crédible. L'aide Russe est présente, depuis le début, et sachez que tous les militaires réservistes, en Russie, ont été rappelés. Poutine n'a pas besoin de faire rentrer ses troupes, pour gagner la partie.

- Merci Deswets et merci à tous nos chers auditeurs, qui nous font partager leurs avis sur le contenu onde courte ou numérique de la radio francophone iranienne, et juste pour ceux qui n'ont pas encore découvert la version web, voici l'adresse : http://french.irib.ir.

- Le 28 Ordibehesht, qui tombe, cette année, le 18 mai, est marqué, dans le calendrier iranien, par la journée de la commémoration d'Omar Khayyâm. Nous avons, donc, décidé de vous parler, dans cette émission, de ce grand savant et poète persan.

- Hojjat al-Haqq Khâdjeh Imâm Ghiyâth ad-Din Abdoul Fath Omar Ibn Ibrâhim al-Khayyâm Neyshâbouri, plus connu sous son pseudonyme, Khayyâm, naquit, à Neyshâbour, ville située au Nord-Est de l'Iran actuel. On ignore la date précise de sa naissance, mais la plupart des chercheurs penchent pour 1048. Il est, néanmoins, certain qu'il vécut de la première moitié du 11ème siècle à la première moitié du 12ème siècle.

- Omar Khayyâm était un mathématicien, astronome et philosophe persan, ainsi que l'auteur de l'une des œuvres poétiques les plus célèbres au monde, les Robâiyât, (les quatrains). La personnalité de Khayyâm nous semble ambiguë : sa carrière scientifique prestigieuse, en tant qu'astronome de la cour du Sultan seldjoukide, Jalâl al-Din Malik Shâh, témoigne du conformisme d'un savant, qui s'adapte aux idées et aux usages de son milieu, mais les pensées philosophiques qu'il exprimait, dans ces petits quatrains, font connaître – ou font paraître – une vision du monde originale.

- Le poète et traducteur anglais, Edward Fitzgerald, fit la première traduction de l'œuvre poétique de Khayyâm, en Europe, en 1859. La traduction de Fitzgerald fut d'une importance majeure, car elle joua un rôle déterminant, dans la présentation de ce que l'on appelait «la sagesse orientale», au 18ème et au 19ème siècle. Le Khayyâm de Fitzgerald devint vite une figure de proue de cet Orient complexe, pour l'Europe humaniste et matérialiste du 19ème siècle, à l'apogée du triomphe de la raison, et après les longs combats intellectuels, depuis la Renaissance. A l'époque où Fitzgerald traduisait les Robâiyât, l'ambassadeur de la reine Victoria annonça à la cour des Qâdjârs que son pays souhaitait développer ses relations et ses échanges culturels avec la Perse. Personne ne pouvait imaginer, alors, que quelques décennies plus tard, Khayyâm jouirait d'un grand renom, en Europe et aux Etats-Unis, comme maître à penser oriental, symbole universel d'une sorte d'épicurisme.

- Pour les penseurs modernes de l'époque victorienne, Khayyâm fut un sage d'Orient, ô combien humaniste ! Cependant, il faut noter que Khayyâm n'avait jamais exprimé de doute à propos de l'existence de Dieu, mais s'interrogeait, dans les Robâiyât, sur le but de la création, et critiquait les théories métaphysiques et les théologies dominantes de son époque :

-        Ceux qui furent puits de science,

Profonds esprits sans pareils,

Flambeaux de la connaissance

Et de leur temps la merveille,

Ils ont erré comme nous

Egarés dans la nuit sombre ;

Ils n'ont que tissé des contes,

Avant l'éternel sommeil. [1]

-        Mais dans quel contexte historique, les Robâiyât furent-ils écrits ? Aux 5ème et 6ème siècles de l'Hégire, (lunaire), Khayyâm et ses contemporains vivaient la fin de l'âge d'or de la philosophie. Des théologiens, comme l'Imam Mohammad Ghazâli, critiquaient, sévèrement, les maîtres et les philosophes du 4ème et du début du 5ème siècle. Khayyâm observait ces changements avec un regard empreint de nostalgie :

-        S'il faut de la Roue qui tourne

Que le sage désespère,

Qu'importe que l'astronome

Dénombre sept ou huit sphères ?

Qu'importe, s'il faut mourir

Ou oublier tout désir,

Sous la terre la vermine

Ou les fauves au désert ? [2]

-        Le tombeau de Khayam se trouve au Sud-Est de Neyshâbour, près des tombeaux d'Attâr et de Kamâl al-Molk. On ne connaît pas la date exacte de la construction de son premier tombeau, qui fut, de nombreuses fois, changé, au cours des siècles. Son tombeau actuel a été construit en 1962.

...

(Avec Revue de Téhéran)

Notes

[1]

آنان که محیط فضل و آداب شدند-در جمع کمال شمع اصحاب شدند

ره زین شب تاریک نبردند به صبح-گفتند فسانه ای و در خواب شدند

[2]

چون چرخ به کام یک خردمند نگشت-تو خواه فلک هفت شمر خواهی هشت

چون باید مرد و آرزوها همه هشت-چه مور خورد به گور چه گرگ به دشت

 

- On continue l'émission par une information culturelle.

- Une partie moins connue de l'art moderne iranien sera présentée au regard du public, au musée d'art moderne (MNAM), situé dans le centre Pompidou, à Paris.

- Selon l'agence ISNA, le projet ambitieux de Catherine David, nouvelle directrice adjointe du MNAM, chargée de la mondialisation, a donné suite à l'exposition d'une partie moins connue de l'art moderne iranien, sous le titre de "Histoire inédite".

- Le musée d'art moderne de Paris accueille, depuis le 16 mai, jusqu'au 24 août 2014, plus de 200 affiches, peintures et photographies, qui reflètent l'art et la culture visuels de l'Iran, dans les années 1960, jusqu'à nos jours. Un livre, avec le titre de l'exposition, sera proposé, en marge de l'événement, et qui présente le style artistique des arts de cette même période.

- Morteza Momayez, Kamran Chirdel, Morteza Avini, Kazem Tchalipa, Kaveh Golestan et Ardechir Mohasses sont parmi les artistes dont les œuvres seront exposées au MNAM.

- Le mouvement de l'art moderne, en Iran, est apparu, à la fin des années 1940, et au début des années 50, à une époque qui suivait la mort du maître peintre, Kamal al-Molk, (1852-1940).

- Et pour terminer l'émission, on a choisi une information scientifique adaptée à la saison !

- Ici, en Iran, il fait un beau printemps. Il y a, pourtant, certains problèmes qui s'aggravent au printemps, à cause de la pollinisation, et, parfois, la pollution atmosphérique. Bien deviné ! On parle de la congestion nasale. Et entre les éternuements, les problèmes de respiration et les campagnes contre les médicaments, à base de corton, on ne sait vraiment pas que faire, parfois...

- Heureusement, on a trouvé une nouvelle solution à ce problème. Il y a quelques mois, un scientifique et chercheur iranien a produit la solution appelé Sinopers utilisant des eaux du golfe Persique, pour nettoyer les membranes muqueuses du nez et éliminer la congestion nasale. Ce nouveau traitement a été, officiellement, enregistré en Italie, selon Ali-Reza Hojjati, le directeur du projet.

- «Il n'était pas possible d'accéder à l'eau du golfe Persique à l'extérieur de l'Iran, et nous avons dû changer la formulation de l'eau de Méditerranée, en celle du golfe Persique», ajoute le chercheur.

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