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mardi, 15 avril 2014 10:22

Spécial Auditeurs du 14 avril 2014, (Première partie) : à la mémoire de Bâstani Pârizi, les musiciens iraniens, en Europe et aux Etats-Unis (Audio)

IRIB- Bonjours, Chers amis. Nous voici avec une nouvelle édition du Spécial Auditeurs.

Vous connaissez, déjà, le cadre de cette émission, qui vous est, entièrement, consacrée: nous lirons, tout d'abord, vos messages, et vous parlerons, ensuite, de divers sujets touchant la civilisation et la culture iraniennes. Il nous arrive, aussi, de nous attarder sur l'actualité marquante du jour, que ce soit de la culture, du sport, des sciences ou autres, ayant un rapport quelconque avec l'Iran ou les Iraniens. Restez avec nous.

- Comme à l'accoutumée, nous commençons le programme par une revue de vos lettres, mails, messages ou comments, les petits commentaires que vous écrivez en réaction aux infos ou articles publiés sur le site de la Radio.

Voyons quel est le premier message d'aujourd'hui !

- Le premier message d'aujourd'hui nous est parvenu d'un internaute, répondant au nom de Gaetan Irep, qui a réagi à ce titre : «Nous sommes intéressés par la coopération avec l'Iran», (Chef des forces navales US dans le golfe Persique), et Gaetan Irep de dire :

- Bizarre ! Et dire que c'était cette même personne qui menaçait l'Iran, la semaine dernière.

- Merci Gaetan Irep, de votre contribution à l'émission et bienvenu au club.

- «Marine Le Pen veut rendre le porc obligatoire, dans les cantines des villes FN !». C'est le titre qui a fait réagir notre internaute H. Gallo, qui nous fait savoir :

- Je ne vois pas en quoi ceci est une attaque anti-musulmane, dans la mesure où, (comme Marine Le Pen l'a fait remarquer), il y a toujours deux menus, dans les cantines. Mais quelqu'un peut m'expliquer en quoi un enfant est obligé de manger du porc à l'école?

- Merci H. Gallo et bonne lecture sur le site de la radio.

Et le dernier message d'aujourd'hui vient de notre auditeur-internaute Haydar, qui commente ce titre : «Pétrole contre marchandises: Russie/Iran avancent !», pour dire qu'il le trouve une «très bonne initiative».

- Merci H. Gallo et merci à tous nos chers internautes ou auditeurs qui s'expriment en réaction du contenu du site ou des émissions diffusées par la radio francophone iranienne, avec, juste, pour le rappel, cette adresse : http://french.irib/ir.

- L'écrivain, chercheur, poète, et professeur retraité de l'Université de Téhéran, le Dr. Mohammad-Ebrâhim Bâstâni Pârizi, est décédé, le 25 mars dernier, à l'âge de 89 ans, à Téhéran. Souffrant, depuis un mois, d'une maladie du foie, l'un des grands penseurs de nos jours nous a quittés, pour que le printemps 1393 soit marqué, désormais, dans le calendrier, par un triste événement...Nous vous présentons, à cette occasion, un thème sur la vie et les œuvres de Bâstani Pârizi.

- Mohammad-Ebrâhim Bastâni Pârizi naquit le 24 décembre 1925, dans le village de Pâriz, près de Sirjân, dans la province iranienne de Kermân. Après avoir étudié à l'école de Pâriz, jusqu'à la quatrième année, il continua ses études à Sirjân et Kermân, avant de gagner, ensuite, Téhéran, pour intégrer l'Université de Téhéran, et fut reçu au concours lui permettant d'enseigner l'Histoire au lycée, en 1945. Il rentra, ensuite, à Kermân, et devint professeur au lycée.

- L'intérêt de Bâstâni Pârizi pour l'histoire avait été éveillé, dès son enfance, lorsque son père lui racontait les événements du passé. En 1945, à Kermân, parut son premier livre intitulé "Le Prophète des Voleurs", contenant les lettres humoristiques de Mohammad Hassan Zeid Abâdi.

- Après sept années d'enseignement au lycée, il revint, à Téhéran, pour faire un doctorat en Histoire, tout en travaillant au Musée national d'Iran, puis, pour la revue de la faculté des Lettres. Sa thèse est intitulée L'Histoire de l'Iran ancien, du point de vue d'Ibn Asir, et le regretté Saïd Nafisi en fut le directeur. Elle est l'une des rares thèses à avoir, alors, été publiée. Il devint, ensuite, titulaire d'une chaire universitaire, au sein de la faculté de littérature, où il travailla, jusqu'à sa retraite.

- Juste après avoir abandonné ses études primaires, au bout de la cinquième année, (pour les reprendre, deux ans plus tard), il fit publier, à Pâriz, son premier article intitulé «La faute est aux hommes, et non aux femmes», article dont le but était de présenter une ébauche du féminisme. Il publia, aussi, une sorte de journal manuscrit, qui contenait trois à quatre pages et dont l'un des premiers abonnés fut son propre maître, à l'école, Seyyed Ahmad Hedâyat Zâdeh. C'est alors qu'il se tourna, également vers le rédaction de poèmes, dont le premier recueil fut publié, en février 1959, sous le titre de "Mon Souvenir".

- Il apprit de solides bases d'arabe, auprès de son père, et une fois, au lycée, le jeune Mohammad Ebrâhim réussit à traduire l'exégèse du Coran d'Abul Kalâm. Il apprit le français, presque à la même époque, auprès du regretté Bahmanov. Des années plus tard, M. Azizi, son professeur de droit, l'encouragea à traduire La Constitution d'Athènes d'Aristote, qui fut publiée, suivie d'un avertissement de M. Seddighi, professeur émérite, à l'Université de Téhéran.

- Entre les années 1963 et 1984, il écrivit une série d'articles, dont le premier intitulé "La Dame aux sept citadelles" débattait de la question du culte d'Anâhitâ, dans la Perse antique. Cet article, suivi de six autres, sera publié, dans un recueil intitulé "Sept des Huit". Il contient des textes très intéressants ayant chacun un rapport avec le chiffre sept, comme "La Pierre à Sept Plumes", "La Rue à Sept Tournants", "Le Moulin à Sept Meules", "Sous les Sept Cieux", "Le Dragon à Sept Têtes", etc...

- Quelque rayonnante que fut sa carrière, Mohammad Ebrâhim Bâstâni Pârizi est d'une modestie extraordinaire, s'assimilant, dans le vaste océan de la culture iranienne, à une petite vague qui monte un moment, lors de la publication d'un livre, pour redescendre aussitôt. Le numéro 46 de la revue Boukhâra a publié, en décembre 2005, un souvenir de Bâstâni Pârizi, qui en dit, largement, sur sa modestie et sur le grand respect qu'il éprouvait en lui envers les figures de la littérature et de la culture  mondiale :

- Pour savoir pour quelles raisons la culture put se propager, dans le monde entier, et quelles sont ses forces motrices, je me souviens que le regretté Seyyed Ahmad Hedâyat Zâdeh Pârizi, (mon ancien maître), avait l'habitude de s'asseoir sur un banc au soleil, chez mon père, et de lire des pages des "Misérables" de Victor Hugo ; et comme s'il s'agissait d'interpréter un livre sacré, mon père parlait de tout ce qu'il savait de la France et des personnages des "Misérables", alors que je les écoutais, souvent, en traînant autour d'eux.

- Des années plus tard, et lors de mon premier contact avec Paris, je connaissais déjà, grâce à ces entretiens, beaucoup de noms des quartiers de la grande ville, comme ceux de Montparnasse ou, à proximité, la ville de Fontainebleau. Durant ce séjour parisien, je me souviens avoir reçu une lettre venant de Pâriz, mon village natal, de Monsieur Hedâyat Zâdeh, dans laquelle il m'écrivait : «Ô lumière de mes yeux ! Maintenant que tu es à Paris, je te sollicite, afin que tu te rendes sur la tombe de Victor Hugo, pour y lire l'Ouverture du Coran, de ma part, qui suis un Seyyed –descendant du Prophète)».

- C'était un devoir important et j'eus soudain honte de n'avoir pas, avant l'arrivée de sa lettre, cherché la tombe d'un homme, qui avait eu une grande influence sur moi. Je trouvai, enfin, le Panthéon, et par derrière la Rambarde, je murmurai les versets coraniques que mon ancien maître m'avait chargé d'adresser au grand auteur. Je me disais, alors, que, ni la force de Napoléon, ni celle de De Gaule, ni les Mirages 2000, n'avaient de puissance égalant celle de l'esprit de Victor Hugo, qui, à travers son chef-d'œuvre littéraire "Les Misérables", sema la culture française, dans les plus reculés villages du monde, y compris, ceux de l'Iran, de Kermân, en particulier, et, enfin, à Pâriz".

(Avec Revue de Téhéran, N° 96, novembre 2013)

- On termine l'émission par une information culturelle : les musiciens iraniens monteront sur scène, en Europe et aux Etats-Unis.

- Les 17 et 18 mai, Keyhan Kalhor, maître de kamancheh, montera sur scène, en duo avec le turc, Ardal Arzanjan, grand joueur de baglama, à Varsovie. Ces deux artistes joueront, ensuite, de leur instrument, le 21 mai, à Budapest, et les 22 et 23 mai, à Paris.

- Le premier et le 15 juin, Kalhor fera chanter son kamancheh, accompagné de la magique voix de santour d'Ali Bahrami-Fard, à Yorkshire, en Grande Bretagne. Les 16 et 17 juin, ils sont attendus à South Hampton, puis, à Londres. Le 19 juin, Kalhor jouera en concert, toujours, aux Etats-Unis, à côté de l'Arménien, Djivan Gasparyan, maître incontestable de duduk. Kalhor est le seul artiste iranien, dont le nom a été nommé, à quatre reprises, parmi les nominés des Grammy Awards.

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