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mercredi, 26 mars 2014 11:44

Spécial Auditeurs du 24 mars 2014, (Première partie) : Nowrouz et les souvenirs d’un iranologue… (Audio)

IRIB- Chers amis, bonjour. Nous voici avec une nouvelle édition du Spécial Auditeurs, programme qui vous est, entièrement, consacré.

Vous connaissez, déjà, le cadre de l'émission: nous lirons, tout d'abord, vos messages, et vous parlerons, ensuite, de divers sujets touchant la civilisation et la culture iraniennes. Il nous arrive, aussi, de nous attarder sur l'actualité marquante du jour, que ce soit de la culture, du sport, des sciences ou autres, ayant un rapport quelconque avec l'Iran ou les Iraniens. Restez avec nous.

- Comme à l'accoutumée, nous commençons le programme par une revue de vos lettres, mails, messages ou comments, les petits commentaires que vous écrivez en réaction aux infos ou articles publiés sur le site de la Radio. Et c'est parti pour le premier message:

- Le premier message d'aujourd'hui nous est parvenu d'Ali, qui commente ce titre : «Aux urnes, citoyens ! Un appel pour inciter les habitants des banlieues à voter», et c'est pour nous en dire :

- J'ai grandi et suis né, en France. Tout ce qu'il faut savoir, c'est qu'en France tous les partis politiques sont islamophobes et/ou racistes, (PS,UMP,FN,NPA,etc...), ils ne veulent pas que les immigrés/musulmans, pour la plupart, bougent et s'organisent entre eux, (ce qu'ils appellent le "communautarisme") et font de la discrimination au logement, à l'emploi, à l'espace géographique, au patronyme. Pour eux, un bon immigré est un immigré invisible qui doit changer d'identité religieuse, patronymique, et de race. (...)

- Merci Ali de votre contribution, et espérons qu'entre le communautarisme, l'invisibilité sociale et une intégration normale et paisible, le bon chemin se retrace pour tous immigrés, partout, dans le monde...

- «Golfe persique: L'Iran, a-t-il peur des 35.000 GI's, comme le prétend Obama?», tel est le titre qui a fait réagir un autre internaute-auditeur, Ettaieb, et voici ce qu'il nous en dit :

- Lorsque les Iraniens parlent de mettre la région dans l'enfer, la première cible prévue, avant les intérêts premiers américains, est, bien entendu, Israël et pourquoi pas l'Arabie saoudite. Alors, peu de chance que les Etats Unis prennent ces risques.

- En fait, l'Iran n'a jamais commencé aucune guerre, mais se réserve le droit de répondre à toute éventuelle agression. Merci Ettaieb et continuez d'écouter la radio de Téhéran et de lire son site.

- Et le dernier message de l'émission d'aujourd'hui est un commentaire posté par notre fidèle internaute Cass, en bas de ce titre : «Ukraine: la Russie tend les bras à la Crimée, malgré les sanctions des Occidentaux». Il s'exprime en ces termes :

- Oui. Enfin, c'est, plutôt, le peuple de Crimée, qui tend ses bras vers la Russie de Poutine, qui a retrouvé son âme et sa culture.(...)

- Merci Cass et merci encore à tous les auditeurs ou internautes qui suivent la radio francophone iranienne, sur ondes courtes ou dans l'espace virtuel, et juste pour rappel, avec cette adresse : http://french.irib.ir.

- Nowrouz est sans doute la fête nationale la plus importante et, peut-être, la plus ancienne de l'Iran. Bien qu'elle ne soit pas citée, dans l'Avesta, livre sacré des Zoroastriens, cette fête a été mentionnée comme fête religieuse, dans plusieurs textes datant de la Perse d'avant l'Islam.

- Nog routch, forme originelle de Nowrouz, appartient à l'ancienne langue Pahlavi de l'Iran, langue officielle de l'époque des Sassanides. La première syllabe a été transformée, dans le persan d'aujourd'hui, en "now" (qui signifie nouveau) et dans la deuxième, "tch" s'est transformé en "z" : "Rouz", (qui veut dire jour).

- Dans la plupart des textes anciens persans et arabes, Jamshid, l'empereur pishdadien de la Perse est cité comme le fondateur de cette fête.

- Ainsi est racontée la légende de la naissance de Nowrouz, dans les textes persans et les œuvres des historiens musulmans : Nowrouz a été fondé par Jamshid, le jour où il prit possession de la terre. On dit, aussi, qu'il fabriqua une carriole, avec laquelle il monta au ciel, ce qui étonna et rendit joyeux les gens, qui, par la suite, célébrèrent cet événement.

- Parallèlement à ces histoires fondées sur des croyances populaires, Abureyhan Biruni pense que ce nom est choisi parce qu'il représente le "front de la nouvelle année", puisque Nowrouz célèbre l'équinoxe du printemps et le commencement de la nouvelle année.

- Les images taillées sur les murs de Persépolis représentent les émissaires des divers peuples vivant sous le pouvoir des Achéménides, en train d'offrir des présents au roi. Ces images témoignent de la majesté de la célébration de Nowrouz, à l'époque de cette dynastie.

- Après la chute de l'empire des Achéménides et l'instauration du pouvoir grec, par Alexandre, la Perse a connu différents stades d'évolutions culturelles.

- Il est difficile, étant donné le nombre réduit de textes et de témoignages datant de cette époque, d'émettre une opinion sur la culture, et, surtout, sur la manière ancienne de célébrer Nowrouz.

- En ce qui concerne les cinq cents années de l'empire des Arsacides. Néanmoins, certains faits et indices témoignent de la célébration plus ou moins constante de cette fête. En outre, sous l'empire des Sassanides, Nowrouz était fêté à grands renforts de rites et de cérémonies grandioses témoignant d'une longue tradition en la matière.

- Les gens continuèrent à célébrer Nowrouz, après la venue de l'Islam. Bien qu'il reste peu d'informations, quant aux modalités de ces célébrations, certains récits plus tardifs relatent, à ce sujet, le point de vue du Prophète de l'Islam et des Imams.

- Dans un récit, dont il attribue l'origine à son ancêtre Ebn Abbas, qui fut un cousin paternel du prophète de l'Islam, Abdolsamad Ben Ali raconte qu'à Nowrouz, on apporta au prophète du halva dans une coupe argentée. Il s'enquit de la raison et lorsqu'on lui répondit que c'était le présent de la fête de Nowrouz, il déclara : "En ce jour, Dieu fit mourir les gens qui avaient quitté leurs terres, de peur de la mort, et, ensuite, il les fit revivre et ordonna aux nuages de pleuvoir sur eux, c'est ainsi qu'il est coutume de s'asperger d'eau ce jour-là". Ce même récit ajoute que le prophète prit, ensuite, du halva et dit à son entourage :"Pourvu que tous les jours soient le jour de Nowrouz pour nous".

- Un livre, la traduction des souvenirs du célèbre iranologue russe, a été dévoilé, à Moscou. «L'Iranien vivant», ( ایرانی زنده), est le titre d'un livre de la traductrice Mahnaz Norouzi, qui a traduit en persan les souvenirs du professeur Jahangir Dorri, (جهانگیر دری).

- Ce livre a été dévoilé dans les locaux du service culturel de l'ambassade d'Iran, à Moscou.

- «Mon père, un employé de l'ambassade d'Iran, en URSS, décéda, en 1948. Puisque ma mère était d'origine russe, nous restâmes dans ce pays. Amoureux de l'Iran, j'ai fait mes études en Iranologie, et depuis, j'ai consacré ma vie à présenter et propager la culture et la littérature persanes, en Russie», a affirmé le Professeur Jahangir Dorri, lors de cette cérémonie, ajoutant : «Ce livre raconte certaines périodes de ma vie ; lorsque, très jeune, je me suis trouvé obligé de vivre et d'étudier, en Russie, alors que personne n'avait encore vu, à l'époque, un seul Iranien, dans ce pays ! Et mes amis à l'école, m'appelait, alors, «l'Iranien vivant» ! Ce livre traite, aussi, de l'histoire des relations politiques Téhéran-Moscou. Le livre «L'Iranien vivant», (qu'on pourrait prononcer, en persan : Irâniye Zendeh), a été publié par la maison d'édition Hermes.

On termine l'émission par une petite information culturelle : «Le Poisson et le Chat», (ماهی و گربه), film du réalisateur iranien, Shahram Mokri, sort à l'écran du 43ème Festival international «New directors, New films» de New York. Selon Mehrnews, «Le Poisson et le Chat» est le seul film iranien à être présenté au festival newyorkais, qui a lieu, du 19 au 30 mars, co-organisé par l'Institut du film «Lincoln Center» et le musée des arts modernes de New York. Le film a, déjà, participé à 13 festivals internationaux et reçu 5 prix internationaux.

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