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lundi, 10 mars 2014 10:56

Spécial Auditeurs du 10 Mars 2014, (Première partie) : Tchâhârshanbeh Souri … (Audio)

IRIB- Chers amis, bonjour et bienvenus à une nouvelle édition du Spécial Auditeurs, programme qui vous est consacré entièrement.

Vous connaissez, déjà, le cadre de l'émission: nous lirons, tout d'abord, vos messages, et vous parlerons, ensuite, de divers sujets touchant la civilisation et la culture iraniennes. Il nous arrive, aussi, de nous attarder sur l'actualité marquante du jour, que ce soit de la culture, du sport, des sciences ou autres, ayant un rapport quelconque avec l'Iran ou les Iraniens. Restez avec nous.

- Comme à l'accoutumée, nous commençons le programme par une revue de vos lettres, mails, messages ou comments, les petits commentaires que vous écrivez en réaction aux infos ou articles publiés sur le site de la Radio. Et c'est parti pour le premier message:

- Le premier message d'aujourd'hui nous a été écrit par notre fidèle internaute, Hadassah BORREMAN, qui commente ce titre : «Le sérieux du gouvernement français, face à l'anti-Sionisme», pour dire :

- Cela m'étonne que «le service de soutien à «la  communauté juive de France» utilise le vocable «anti-sioniste», pour des attaques que celle-ci subirait. Les Sionistes, qui dirigent «les» communautés Juives, en France, comme ailleurs, se plaignent plutôt d'attaques anti-sémites, comme s'ils étaient des Juifs qui, eux, sont sémites, comme les Musulmans, alors que les Sionistes ne le sont pas. Je pense plutôt que la France, c'est-à-dire la population française, s'éveille et se rend compte que ses contribuables casquent, pour le bien-être de l'entité sioniste criminelle, au détriment des droits des Palestiniens. J'espère que les Français ne se laisseront plus mener par le bout du nez, aux prochaines élections avec des politiciens vendus au Sionisme.

- Merci Hadassa BORREMAN et à très bientôt.

- «Ukraine : Washington demande un retrait russe et l'envoi d'observateurs», tel est le titre qui a fait réagir notre internaute Paix et Amour, et voici ce qu'il nous en dit :

- «Les Ukrainiens européens ont appelé à l'aide de l'Europe, les Ukrainiens juifs ont appelé Israël et les Ukrainiens russes appellent, maintenant, à l'aide, la Russie. La Russie fait comme les autres, elle vient à l'aide de ceux qui les ont appelés. Barack Obama devrait réfléchir, avant de soutenir le coup d'Etat, dans ce pays, et ailleurs.

- Paix et Amour continue son comment : «Il est temps, pour la Russie, de mettre fin à son intervention, en Ukraine», a affirmé Mme Power, devant le Conseil, qui venait d'entendre un appel à la solidarité envers la nation ukrainienne, de la part du représentant ukrainien, aux Nations unies. Vous êtes vraiment drôle !  Pourquoi ne dites-vous pas la même chose, pour Israël, lui demandant de se retirer de tous les territoires occupés, d'arrêter de violer l'espace aérien du Liban et de lever le blocus sur Gaza ?

- Merci Paix et Amour et bonne lecture sur le site de la radio francophone iranienne.

- Et un autre internaute, qui s'appelle Luisa, nous a envoyé le dernier message de l'émission d'aujourd'hui, pour commenter ce titre : «Rif de Damas : vague "intarissable" des redditions !», et voici son commentaire :

- Les terroristes ont compris que leur cause est perdue et qu'ils ont été utilisés comme chair à canon. La victoire est pour bientôt, votre calvaire est, bientôt, fini, chers Syriens.

- Merci Luisa et merci à tous nos chers auditeurs et internautes qui contribuent à l'émission.

- Parmi les cérémonies traditionnelles iraniennes, le Tchâhârshanbeh Souri (چهارشنبه سوری  ) compte parmi les plus anciennes fêtes célébrées par le peuple iranien. Tchahârshanbeh signifiant, mercredi, en persan, cette fête consiste à célébrer le dernier mercredi de l'année, plus précisément, la veille de ce dernier mercredi.

- La façon courante de fêter le Tchâhârshanbeh Souri, dans la plupart des régions iraniennes, consiste à allumer des feux, dans les cours de maisons, dans les quartiers ou en dehors des villes. Dans une ambiance joyeuse et conviviale de fin d'année, les gens se rassemblent autour et sautent, en chantant, au-dessus des feux.

- De par son importance, le Tchâhârshanbeh Souri figure, pour les historiens, au même rang que d'autres grandes fêtes nationales ou historiques, telles que Nowrouz, (نوروز), ou encore, Sadeh, (سده ) .

- Parmi ces grandes fêtes, «Sadeh» est une fête qu'on célébrait cinquante jours avant Nowrouz. Cette tradition date d'il y a plus de mille ans, et plus précisément de l'époque des Samanides et des Ghaznavides. Ces festivités étaient soutenues par les rois de l'époque, qui encourageaient les poètes à composer, pour l'occasion, leurs meilleurs morceaux. A la veille de la fête, de grands feux étaient érigés et la population se rassemblait autour, en chantant, dansant et animant le feu. Aujourd'hui, encore, le 10 du mois de Bahman, (11ème mois de l'année iranienne), les Zoroastriens de Kermân célèbrent cette fête, qu'ils complètent par une série de cultes religieux.

- Le feu était l'un des éléments sacrés, pour la race Aryenne, tout comme il l'était, chez les Romains ; d'où l'évidence de sa présence, lors des fêtes. A noter, également, que le feu faisait l'objet d'une véritable vénération, à cette époque.

- Dans l'Iran actuel, chaque année, le 14 mars, qui coïncide avec la Saint-Simon et qui commémore l'accueil du Christ, par Simon, les Arméniens d'Iran allument un feu et célèbrent cette fête, en sautant par-dessus les flammes, qui est appelée "Tiarnân Tarâj", en arménien.

- En Grèce, également, à la Saint-Jean, l'une des fêtes religieuses du Christianisme, les festivités se font autour d'un grand feu. C'est une tradition qui perdure, et les Grecs d'Asie continuent à allumer des feux, le 6 mai. En Turquie, le visiteur sera ébloui par les flammes du feu, à la fête de "Atâsh Gajeh çi", c'est-à-dire, la nuit du feu et qui se tient, également, le 6 mai.

- Comme à l'ancienne, les Iraniens du Caucase allument sept feux, qu'ils enjambent, en s'amusant. Au Kurdistan, tous les mercredis, on fait la fête. Les gens sortent et s'amusent, et dans certaines régions, le dernier jour d'Esfand (dernier mois du calendrier persan), on allume un feu, autour lequel on se rassemble et pardessus lequel on saute, comme partout ailleurs, à cette différence que, dans cette région du monde, les habitants ont pour coutume de veiller à ce que le feu ne s'éteigne pas, jusqu'à l'année d'après, à la même date.

- Conformément aux anciennes traditions, à Tuysserkân, aussi, il existait et existerait, peut-être, toujours, des festivités semblables, auxquelles s'ajoute la fête de la cruche, qui consistait à briser des pots en terre cuite. A cette occasion, chaque famille se procurait une cruche ou un pot ancien. En général, la veille de la fête, le père de la famille, épaulé par les enfants émerveillés, remplissait de charbon la cruche, et y jetait une pièce de monnaie. Le récipient était, ensuite, tourné trois fois au-dessus des têtes, en récitant un dicton contre le mauvais œil, dans l'espoir d'éloigner le malheur. La cruche était, ensuite, emportée sur le toit, d'où elle était jetée hors de la maison.

- Bien qu'il existe, chez les Iraniens, différentes coutumes et manières de fêter Tchahârshanbeh Souri, peu sont ceux qui ne célèbrent pas cette fête ancestrale.

- "Zardieh man az to, Sorkhieh to az man", ( زردی من از تو ، سرخی تو ازمن), qui, en somme, est un vœu que l'on formule, lorsque nous sautons pardessus le feu, et qui signifie : "Que le jaune, (en allusion à la faiblesse et à la maladie), disparaisse en moi, et la rougeur, (la santé et la joie), me soit rendue", est une phrase bien connue, pour tous les Iraniens, qui, depuis leur plus tendre âge, ont appris à animer leur fête avec le feu.

- Ce feu que l'on allume avec des buissons secs que l'on prend soin de rassembler, à l'approche de Tchahârshanbeh Souri. Une fois le feu consumé, grâce à une pelle à poussière, les cendres sont ramassés et jetées dehors, au pied d'un mur.

- Qui dit Tchahârshanbeh Souri dit fête et qui dit fête dit dégustation ! Une autre coutume de cette grande fête consiste à manger divers mets – surtout, des fruits secs -, le tout, en famille, autour d'une histoire, souvent, racontée par les plus âgés. Il y avait, aussi, une autre coutume, moins courante, de nos jours, et qu'on appelle le «Qashoq zani», qui veut dire ''frapper avec la cuillère''. Il était de coutume que les enfants sortent devant la porte des voisins, cachent leur visage et tapent avec une cuillère sur une casserole, pour demander des Adjil, mélange de fruits et de grains secs, bref, des friandises.

-(IRIB, avec Revue de Téhéran)

- On termine l'émission par une petite information culturelle.

- Ils sont afghans, indiens, irakiens, soudanais, ghanéens, camerounais, éthiopiens et émiratis, les étudiants étrangers faisant leurs études en médecine, en Iran, à avoir exposé au regard du public, leurs œuvres artisanales.

- Selon l'agence IRNA, en plus de l'artisanat, on trouvait, aussi, dans cette exposition, des photos et affiches montrant les attractions touristiques, mais aussi, des plats et des vêtements locaux des différents pays d'où étaient originaires ces étudiants.

- Les étudiants tadjiks avaient dressé, à la fois, deux nappes «Haftsin» et «Haftshin», à l'occasion du nouvel an de l'hégire solaire, qui commencera, bientôt, et ce, parce que pour certains, avant  «Haftsin», il y avait la nappe «Haftshin», une nappe sur laquelle on mettait différentes choses dont le nom commençait par la lettre «Shin», ou «SH» ou «ش». ET juste pour le rappel, dresser la nappe Haftsin est la tradition la plus courante, auprès des Iraniens et des autres peuples qui fêtent le Nowrouz. La célèbre «Tchâykhâneh», (maison de thé), et la musique traditionnelle, aussi, faisaient partie des programmes inclus dans l'exposition d'artisanat des étudiants étrangers, qui a eu lieu, récemment, à l'Université de médecine de Téhéran.

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