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mardi, 18 février 2014 03:17

Spécial Auditeurs du 17 février 2014, (Première partie) : Dzordzor, église déplacée ! ....

IRIB- Chers amis, bonjour !

Nous voici avec une nouvelle édition du Spécial Auditeurs. Vous connaissez, déjà, le cadre de cette émission, qui vous est, entièrement, consacrée: nous lirons, tout d'abord, vos messages, et vous parlerons, ensuite, de divers sujets touchant la civilisation et la culture iraniennes. Il nous arrive, aussi, de nous attarder sur l'actualité marquante du jour, que ce soit de la culture, du sport, des sciences ou autres, ayant un rapport quelconque avec l'Iran ou les Iraniens. Restez avec nous.

- Comme à l'accoutumée, nous commençons le programme par une revue de vos lettres, mails, messages ou comments, les petits commentaires que vous écrivez en réaction aux infos ou articles publiés sur le site de la Radio. Voyons quel est le premier message d'aujourd'hui

- Le premier message d'aujourd'hui vient d'un internaute, qui se dénomme Diakite Kassim, et qui a réagi à ce titre : «L'Iran va-t-il renoncer à ses missiles, pour les beaux yeux de l'Amérique?», pour dire :

- C'est Dieu qui est grand. Moi, je ne vois pas d'un bon œil cet accord nucléaire, (...) le but des USA, ce n'est pas d'empêcher la RII d'obtenir la bombe, mais c'est tout faire, pour qu'il s'affaiblisse et qu'il ne soit pas une puissance régionale. Une fois que cet accord sera conclu, ils vont ouvrir 1 autre accord et 1 autre (...)

- Merci cher Diakite Kassim, de votre attention aux articles publiés sur le site de la radio. Et en ce qui concerne l'Accord de Genève, le gouvernement iranien se montre ouvert aux différentes opinions à l'intérieur du pays, et le leadership de la Révolution islamique, aussi, tient à dire qu'il faudra donner du temps au 11ème gouvernement...

- «Et si Israël frappait l'Iran?», c'est le titre d'un article qui a fait réagir notre fidèle internaute, Hadassah BORREMAN, et voici ce qu'elle nous en dit :

- Merveilleuse armée iranienne! Je crains que ce soit la seule solution, pour les Sionistes, qui ne connaissent que le langage de l'arrogance et de la violence armée. Ce sera la meilleure leçon à donner aux Resho'im sionistes, (les Méchants), avant leur disparition promise par les Prophètes de la Thora.

- Merci chère Hadassa et à très bientôt, sur les ondes ou sur les pages web de radio Téhéran, version francophone.

- Un autre internaute : Georges Gérard WAMBA MAKOLLO, Avocat au Barreau du Cameroun, nous a envoyé ce message :

- Bonne année 2014, et, surtout, mes amitiés. A tout hasard, je suis tombé sur le site de votre radio. A ce titre, j'aimerais bien connaître votre pays, dont j'entends parler, à travers radio et journaux.

- Maître WAMBA MAKOLLO, votre mot d'amitié nous va droit au cœur et bienvenu au club des internautes. Et bonne année à vous aussi, avec un certain retard...

- Le dernier message d'aujourd'hui vient de Sofiane, qui commente ce titre : «Les USA peuvent-ils être "ami" de l'Iran? Le général Jafari répond...». Voyons ce qu'il nous en dit :

- Les USA ne renonceront jamais à détruire tous les pays qui peuvent les gêner à asseoir leur leadership...Nous devons nous unir et devenir l'Ummat ou les Etats ''unis'' musulmans, je dis cela, pour éviter de faire peur aux différents rois et dictateurs qui ont peur de perdre leurs privilèges.

- Merci cher Sofiane, pour votre contribution à l'émission et à la toute prochaine fois.

- On a décidé de vous parler, maintenant, de l'église Dzordzor, une église au Nord-ouest iranien, qui a été déplacée, avant d'être inscrite sur la liste du patrimoine culturel de l'UNESCO.

- A 12 km, au Sud de Makou, dans la province iranienne de l'Azerbaïdjan de l'Ouest, à l'embouchure de la vallée de  «Dzordzor», trois fleuves s'unissent, formant la source de la rivière «Zanguimâr». C'est à côté de ces trois fleuves que la chapelle Sainte-Mère-de-Dieu fut construite, entre 1315 et 1324 de l'ère chrétienne, par un  Evêque dénommé Zâkâriyân. La gestion de la chapelle était confiée au moine supérieur du monastère, un Arménien  qui, en plus de son nom original, était connu, par les habitants locaux, sous l'appellation de «Dzor-dzortsi». C'est pourquoi la chapelle Sainte-Mère-de-Dieu a été connue et est toujours connue, de nos jours, sous le nom de l'Eglise Dzordzor.

- Ce monastère fut une école théologique et un centre important de calligraphie des Arméniens.  Sous l'empire mongol et avec l'appui d'Hulagu Khan, ce monastère devint le foyer de propagation des pensées catholiques, parmi les Arméniens, devenu, ainsi, un lieu parfait, pour la recherche et la traduction des livres scientifiques, littéraires et religieux, écrits en latin, persan et arménien.

- Pourtant, la prospérité de la chapelle ne dura pas très longtemps. La nouvelle attaque des Mongols et la déportation des Arméniens, au début du 17ème siècle,  firent de cette église un lieu déserté et presque détruit.

- En raison des particularités architecturales des vestiges du monastère, l'organisation du patrimoine culturel de la province d'Azerbaïdjan de l'Ouest et le représentant technique de la communauté arménienne d'Iran commencèrent à déployer, à partir de l'année 1362 du calendrier persan, à savoir, il y a 30 ans, des efforts, pour assurer la sauvegarde légitime de ce lieu.

- Quelques années plus tard, le ministère de l'Energie a choisi ce lieu, pour un projet de construction de barrage. Les travaux de construction commencèrent, mais avec l'accomplissement du projet, cette église héritée du 14ème siècle de l'ère chrétienne, construite en pierres, à une altitude de 45 mètres au-dessus du lit de la rivière, aurait été submergé par les eaux du lac du barrage, et, totalement, détruite. En outre, les opérations de cassage des rochers et les explosions, pour aménager le terrain, seraient destructrices et hyper-dangereuses, pour cette église ancienne, qui pouvait s'effondrer à tout moment.

- Pour sauver l'église, l'Organisation du patrimoine culturel commença des négociations avec le ministère de l'Energie, qui, à son tour, n'acceptait pas de choisir un autre lieu, pour édifier le barrage. Les responsables du ministère de l'Energie ont, seulement, accepté de suspendre, pendant un mois, les travaux de construction aux alentours de l'église. A leur tour, les responsables de l'Organisation du patrimoine culturel ont, donc, décidé de déplacer tout l'édifice de l'église du lieu de l'inondation par le barrage.

- Le bâtiment a été déplacé de 600 mètres, par les autorités iraniennes, en 1987-1988. Elle a été restaurée et a retrouvé sa coiffe, par la même occasion. La chapelle figure sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO, depuis le 6 juillet 2008, aux côtés des monastères Saint-Thaddée, (Kara Klissa), et Saint-Stepanos.

- On vous a dit l'autre fois que les festivités commémorant l'anniversaire de la victoire de la Révolution islamique, en Iran, sont accompagnées, chaque février, de plusieurs évènements, entre autres, culturels, dont certains ont pris, au fil du temps, une ampleur internationale. Nous avons annoncé, dans l'émission précédente, des résultats du Festival du film de Fajr. On a, aussi, trouvé bon de parler ici, dans cette même édition, des résultats de la catégorie compétition internationale du 32ème tour du Festival de Théâtre de Fajr, qui vient de fermer ses portes.

- Le ministre iranien de la Culture, Ali Jannati, et nombre de responsables culturels et de professionnels de l'art scénique, parmi lesquels des artistes vétérans, ont assisté à la cérémonie de fermeture tenue à la salle Vahdat de Téhéran, et voici l'extrait des résultats officiels :

- Un ensemble iranien a reçu le grand prix de la catégorie internationale, au festival de cette année, pour la performance de «Hamlet» de Shakespeare, tandis que le prix du meilleur réalisateur et de la meilleure conception de la scène a été attribué à Arash Dadgar, pour ce même spectacle.

- Et juste pour le rappel, le prix du meilleur directeur de la section nationale, aussi, a été remis à Shahram Karami, pour  «فرجام سفر طولانی طوبا», (La Fin du long voyage  de Tooba), tandis que Saeed Hassanlou remportait le prix du meilleur scénographe, pour sa collaboration à la pièce.

- Le Jury de la section "International" a, spécialement, récompensé le Norvégien, Juni Dahr, pour la création scénique des «Femmes», une pièce d'Ibsen.

- Le prix du meilleur acteur est allé à Payam Dehkordi, pour son rôle, dans l'adaptation iranienne de «The Pillowman» du dramaturge irlandais, Martin McDonagh, tandis que l'actrice espagnole, Nicole Heesters, a été nommée la meilleure actrice, pour son rôle, dans «La Maison de Bernard Alba», réalisé par Calixto Bieito du Théâtre National de Mannheim, en Allemagne.

- Le dramaturge iranien, Hossein Kianizadeh, a gagné le prix du meilleur dramaturge, pour sa pièce «در شوره‌زار», (Au Marais salant).

- Et enfin, le prix de la meilleure musique de théâtre a été attribué à  Wlodzimierz Staniewski «ولادیمیر استانیفسکی» de la  Pologne, pour le spectacle «Pythian Oratorio».

- Les œuvres sélectionnées étaient réalisées par les ensembles théâtraux venus de l'Allemagne, de la Suisse, de la France, de l'Italie, de la Norvège, de la Suède, de la Hongrie, de la Roumanie, de la Pologne, de la Bulgarie et d'autres pays.

- Le Festival de théâtre de Fajr se déroule en deux principales sections, compétitive et non compétitive, pour les sélections nationales et internationales, auxquelles s'ajoutent différentes catégories.

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