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mardi, 11 février 2014 13:23

Spécial Auditeurs du 10 février 2014 (Première partie) : Historique du Festival du film de Fajr…

IRIB - Chers amis, bonjour et bienvenus à une nouvelle édition du Spécial Auditeurs, programme qui vous est consacré entièrement.

Vous connaissez, déjà, le cadre de l'émission: nous lirons, tout d'abord, vos messages, et vous parlerons, ensuite, de divers sujets touchant la civilisation et la culture iraniennes. Il nous arrive, aussi, de nous  attarder sur l'actualité marquante du jour, que ce soit de la culture, du sport, des sciences ou autres, ayant un rapport quelconque avec l'Iran ou les Iraniens. Restez avec nous.

- Comme à l'accoutumée, nous commençons le programme par une revue de vos lettres, mails, messages ou comments, les petits commentaires que vous écrivez en réaction aux infos ou articles publiés sur le site de la Radio. Voyons quel est le premier message d'aujourd'hui !

-Le premier message d'aujourd'hui nous est parvenu d'un internaute qui s'appelle Weldestern, en réaction à un article paru sur le site, avec pour titre : «La face cachée de la visite d'Erdogan, en Iran !!!», et voici ce qu'il écrit :

- Je suis déçu que M. Rohani ait tendu sa main à ce président, aurait-il oublié qu'il était l'allié du groupe occidental saoudo-israélien, pour détruire le peuple syrien est le bel axe de Résistance ? (...)

- Cher Weldestern, l'Iran et la Turquie sont, à ne pas oublier, deux pays voisins, avec des liens et affinités remontant à des temps immémoriaux. Le fait, simplement, que les voisins turcs aient réalisés qu'ils n'auraient pas intérêt à soutenir le terrorisme, en Syrie, est, déjà, une grande chose. Pour le reste, les évolutions en cours nous le révéleront. Merci, en tout cas, de votre message.

- «Philippines : Musulmanes et non-Musulmanes défendent le port du hijab», tel est le titre d'une information qui a fait réagir un autre internaute, avec Islamic Deal, pour pseudonyme, pour nous dire :

- Merci pour cet article!! Cela fait chaud au cœur de voir cette solidarité.

- Et merci à vous, cher ami, pour votre attention au contenu du site de la radio francophone iranienne, qui profite de l'occasion pour vous dire : Bienvenu au Club des amis internautes.

- Bachar al-Meyssan, un autre internaute, commente ce titre : «La magie noire, pour se débarrasser d'Assad !!», et voici son petit commentaire, lequel est le dernier message de l'émission d'aujourd'hui :

- Ce n'est pas étonnant, tous les pro-Saoud et Wahhabites que j'ai fréquentés croient dans la magie ; à la différence des Salafistes, ils n'utilisent pas le Coran, pour cette pratique. (...) Ils croient qu'ils exercent une influence, grâce à la magie. C'est pour cela qu'ils nous nomment mécréants, car ce sont eux les mécréants. (...) Ils appellent cette magie ''science''. (...) (Or), la connaissance est dans le Coran et nulle part ailleurs. Le Coran interdit la magie et il insiste sur le fait qu'ils sont nos pires ennemis.

- Merci Bachar al-Mayssan de votre contribution et à la prochaine, sur les ondes ou sur les pages web de la radio francophone iranienne.

- Si le nouvel an iranien commence vers la fin mars et la nouvelle année chrétienne, le 1er janvier ; si l'on parle, dans le discours économique, de l'année fiscale, une version «nouvel an» qui ne rappelle, aux esprits, aucune festivité, bien évidemment (...), nous avons, ici, en Iran, une nouvelle année cinématographique, qui commence en plein mois de Bahman. Le printemps du cinéma iranien tombe, chaque année, en pleine hiver, avec un grand événement artistique et culturel connu, de nos jours, de pas mal de gens, partout, dans le monde, et qui a pour titre : le «Festival International du Film de Fajr».

- Les divers programmes du Festival international du film de Fajr : projections sur écran géant, séances de critiques de film, interviews ou autres, se déroulent, chaque année, à Téhéran, et dans beaucoup d'autres villes iraniennes. Le «Simorgh», le célèbre grand prix du Festival du film de Fajr est entré, cette année, dans la 32ème année de son existence. A cette occasion, nous avons trouvé bon de parler, dans cette émission, bien qu'en résumé, de l'historique de ce grand marathon cinématographique iranien, en nous attardant sur les points importants ou intéressants marquant les différentes éditions de ce festival.

- Le premier tour du Festival du film de Fajr a eu lieu, au mois de Bahman 1361 du calendrier persan, soit, en février 1983, en Iran, qui vivait, alors, le paroxysme des ardeurs de la guerre et était toujours aux prises avec les conséquences des affrontements armés internes. On aurait pu croire, à l'époque, que l'organisation d'un festival du film, pendant la décade de l'Aube, les jours marquant l'anniversaire de la victoire de la Révolution islamique, avec, sur la liste des participants, des films politiques iraniens, de niveau pas très élevé, et quelques films étrangers, faibles, mais au contenu anti-impérialiste, ne serait qu'une sorte de démonstration de force, sur la scène artistique et culturel, pour l'Ordre islamique, encore, nouvellement installé, dans le pays...Très peu de gens ont dû croire que cet événement s'affirmerait, au fil des années, qui suivirent, en tant que la plus grande fête d'art et de culture, offrant une scène, à chaque tour, pour élaborer et juger les résultats d'un an d'efforts et d'activités des professionnels du cinéma, pour les Iraniens et non Iraniens.

- C'est au 3ème tour que le Festival du film de Fajr s'est ouvert à une gamme assez variés de films de différents genres, (films d'action ou mélodrames), dans la catégorie compétition. Au 4ème tour, les films étrangers n'étaient pas, encore, acceptés, dans cette catégorie, et leur sortie à l'écran était prévue, seulement, dans les catégories marginales.

- Au 7ème tour, tandis que la guerre imposée (par l'ancien régime irakien était terminée), et qu'une stabilité commençait à s'installer, dans l'espace culture et cinéma, ce sont les films à thème plutôt mystique qui ont retenu l'attention des organisateurs. La catégorie «compétition internationale» a été intégrée au Festival du film de Fajr, pour la première fois, à sa neuvième édition. Parmi le jury de cette nouvelle catégorie, il n'y avait, alors, qu'un seul Iranien, le réalisateur Dariush Mehrjooyi, et cette décision a fait, peu à peu, de ce festival, un  événement d'envergure internationale. La 15ème édition marquait, parfaitement, la dominance des réalisations qu'on connaît sous l'appellation de «films de festival».

- Au 16ème tour, qui a eu lieu, sous la présidence de Mohammad Khatami, on remarquait, déjà, certains changements, dans la gestion et l'organisation du Festival de Fajr, et cela, simultanément à des évolutions, au niveau des responsables du secteur du cinéma et de la culture, dans le pays. C'est à ce tour que la catégorie «compétition internationale» s'est officialisé, parmi les programmes du festival, qui pouvait, aussi, se targuer, dès cette 16ème édition, d'avoir une catégorie du meilleur film, au regard des spectateurs.

- Au 18ème tour, les films interprétaient, en quelque sorte, les crises et les litiges factionnels politiques, dans un festival, qui supportait l'ombre pesante de la politisation, tandis qu'au 19ème tour, les films dégageaient un enthousiasme évident de plaire au public. Dès le 20ème tour, les grandes figures ont brillé, sur un fond de libertés relatives que le monde de cinéma s'appropriait perpétuellement. Le 22ème tour a beaucoup aidé au rehaussement des standards du cinéma de guerre, en Iran, alors que le 23ème tour interprétait la dominance d'un cinéma conceptuel....

- Après toutes ces vicissitudes qui se sont poursuivies, jusqu'à nos jours, avec toutes ses faiblesses et tous ses points forts, le Festival du film de Fajr, dont on  organise, aujourd'hui, la 32ème édition, offre tout un document artistique et culturel digne de prestige pour l'Iran, et on s'attend à ce que ce grand événement national, mais aussi, international, se déroule, chaque année, de mieux en mieux, grâce aux efforts des responsables concernés et des conseils bienveillants des professionnels du 7ème art.

- A noter, également, que ce festival n'est pas le seul événement artistique ou culturel d'importance à avoir lieu, chaque année, pendant les jours marquant l'anniversaire de la victoire de la Révolution islamique, en Iran. L'Iran et les Iraniens sont, aussi, fiers d'organiser, en février, un Festival international de théâtre, un Festival international des arts plastiques, un Festival international de musique, et quelques autres heureux événements, que nous n'aurons pas le temps de mentionner dans cette émission, mais on va essayer de vous mettre au courant des résultats définitifs des Festivals de Fajr, dans diverses disciplines d'art.

On termine l'émission par une petite information culturelle. Un jeune artiste iranien a gagné le prix du concours de peinture de l'UNESCO. Haniyeh Jalili, une petite iranienne âgée de 10 ans et membre du centre de l'éducation spirituelle des enfants et des adolescents de Namin, dans la province d'Ardabil, s'est vue décerner le diplôme d'honneur du concours de peinture organisé par ''Le Centre pour l'UNESCO Louis François''.

- Unique, en France, le ''Centre pour l'UNESCO Louis François'' a pour objet de promouvoir la reconnaissance de l'enfance et de la jeunesse et d'œuvrer à son inscription, dans la mémoire de l'Humanité, à partir d'activités éducatives, culturelles et scientifiques organisées dans l'idéal international de l'UNESCO.

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