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mardi, 07 janvier 2014 11:45

Spécial Auditeurs du 6 janvier 2014 (Seconde partie) : Yaldâ, le prix de l'UNESCO....

IRIB- Bonjour et bienvenus à la seconde partie de l'émission Spécial Auditeurs. Dans cette seconde partie de notre émission, nous évoquerons quelques mails de nos amis internautes et auditeurs, puis, nous vous proposerons des infos et des sujets divers sur la culture iranienne.

- Comme à l'accoutumée, nous commençons notre programme par une revue de vos lettres et mails. Et c'est déjà parti, pour le premier message.

- Pour commencer, nous tenons à remercier nos amis internautes qui ont eu l'amabilité de nous envoyer des messages de félicitation, à l'occasion du nouvel an 2014. Merci et bonne année, à tous ; merci Pierre Vaudan, merci Abdelhamid Djebbari et un grand merci à Selma Kasmi, qui nous écrit :

- De mon côté, je vous souhaite une belle et heureuse année, pleine de beaucoup de réussite et de bonheur, je partage, également, vos souhaits de plus de justice et de paix à l'ensemble de l'humanité.

- Merci Selma, pour ce joli message. Vous l'avez bien dit ; on espère, tous, que l'année 2014 sera une année de paix et de justice, pour l'humanité tout entière.

- Le message suivant est, en fait, un commentaire, écrit par notre fidèle internaute Cass, qui a réagi à ce titre : «Genève-2 se fera avec l'Arabie saoudite, mais sans l'Iran». Voici qu'il nous en dit :

- C'est vraiment du grand n'importe quoi ! Inviter l'Arabie saoudite, une dictature, fournisseuse de terroristes et de coupeurs de gorges envoyés, en SYRIE, et bien évidemment, plus que très amie avec un certain Israël ; inviter des criminels à une telle conférence, c'est plus que le monde à l'envers! Totalement inacceptable que la Perse, l'Iran, ne soit pas invité. Alors que c'est plutôt l'Arabie saoudite qui devrait en être exclue.

- Cher Cass, merci de votre message et à la prochaine, sur les ondes de la radio francophone, ou sur les pages de son site Web !!!

- Le 3ème message d'aujourd'hui vient d'un ami internaute qui se dénomme 100kritik, et qui a réagi à ce titre : «"Israël" : un hôpital interdit aux Noirs !», et 100kritik, de nous faire savoir :

- Y a rien d'étonnant au pays des sionistes ! Ce qui est étonnant, c'est qu'il y ait des africains qui continuent à immigrer chez le peuple élu victime de la Shoa !

- Merci cher ami, c'est vrai qu'il faut bien réfléchir avant d'immigrer, et surtout, savoir choisir la bonne destination. Merci de votre contribution et à la prochaine.

- Il y a, à peine, quelques jours, ou plutôt, quelques nuits, les Iraniens fêtaient, en famille, la très belle nuit de Yaldâ, qui tombait cette année, sur la nuit du samedi 21 décembre au dimanche 22 décembre. Ce ne serait, donc, pas encore trop tard, pour en parler, dans cette émission.

- La nuit de Yaldâ ou la première nuit de l'hiver, est la nuit la plus longue de l'année. A partir de cette nuit, les jours rallongent et la terre commence à se réchauffer. C'est pourquoi les Iraniens de l'antiquité appelaient la première nuit d'hiver "la nuit de la lumière" ou " la nuit de la naissance du soleil", qui était l'occasion de grandes festivités.

-Dans le calendrier iranien, cette fête se déroule, au mois de Dey (c'est-à-dire, au mois de décembre), d'après le nom qui était donné au Créateur, avant le Zoroastrisme. Les fêtes de la nuit de Yaldâ trouvent leurs racines dans des traditions antiques qui remontent à des milliers d'années et au culte de Mitra. Yaldâ serait, ainsi, le jour de la naissance de Mitra ou du soleil. La lumière du soleil et du jour était considérée comme étant la manifestation d'un dieu créateur, alors que l'obscurité, la nuit et le froid étaient le symbole d'Arihman, dieu des ténèbres. Le cycle des jours et des nuits avait incité les gens à croire que ces deux éléments étaient, continuellement, en conflit.

- Pendant cette nuit de Yaldâ, il est de coutume de manger des graines séchées et salées, des pastèques, des grenades, des fruits divers et des sucreries, qui sont des symboles de santé, de joie et de profusion. Pendant cette longue nuit, les Iraniens aiment, également, lire des poèmes de Hâfez et prédire l'avenir.

- De nombreuses civilisations avaient, également, des fêtes spéciales, à l'occasion du début de l'hiver, mais avec des buts et des coutumes différentes. En Iran et dans les pays voisins, le début de l'hiver était la nuit de la révolution hivernale, qui correspondait, exactement, dans leur calendrier, au matin du trentième soir du mois de Azar, la veille du 22 décembre. Certains croient, de façon erronée, que cette nuit de Yaldâ était l'occasion de lutter contre les forces maléfiques de la plus longue nuit de l'année, alors que cette fête trouve, en fait, sa source, dans des coutumes très anciennes de la civilisation perse. Cette fête était, pour eux, l'occasion de rester éveillé, jusqu'au matin, pour contempler le lever de ce soleil qui venait de naître. Les anciens de la famille devaient être présents, pour symboliser l'ancienneté du soleil, et la consommation de fruits de couleur rouge, qui représentaient les couleurs du soleil, aidaient les participants à rester éveillé.

- Pour les populations de cette époque, qui se composaient, essentiellement, de cultivateurs et d'éleveurs de troupeaux, le dualisme du jour et de la nuit, des saisons, de la chaleur et du froid, de la lumière et de l'obscurité, se perpétuait, dans le dualisme des caractères humains, dans le bien et le mal, l'amitié ou l'animosité, etc.

- Tout se divisait en deux groupes, les choses profitables ou nuisibles étant, respectivement, reliées au dieu du Bien et au dieu du Mal. Ces derniers préféraient le jour qui était le moment du travail et de la lumière. Le soir, ils se regroupaient et allumaient un feu, pour empêcher la progression du mal, et ce, jusqu'au dernier soir du mois de Azar, annonciateur de jours plus longs et de la victoire de la lumière.

- La belle tradition de la nuit de Yâlda a survécu au passage du temps et reste toujours aussi vivante, dans la société moderne iranienne. Certaines chaînes de la télévision nationale, aussi, diffusaient, cette année, des émissions Spécial Yaldâ, avec, sur la liste d'invités, pas mal de célèbres personnalités culturelles et artistiques populaires.

- Cette première nuit d'hiver, comme dans le passé, est l'occasion, pour tous les membres de la famille, de se rassembler chez les plus âgés. Les pâtissiers et les marchands de fruits s'y préparent, une semaine à l'avance. La coutume veut que la pastèque soit à l'honneur, car en manger, ce soir-là, dit-on, préserve des maladies et de la grippe, pendant les grands froids. Les grands-mères racontent des histoires du passé, les grands-pères racontent des passages de la célèbre épopée de Ferdowsi et les récits des héros légendaires de l'ancienne Perse. Cette nuit est embellie par des poèmes de Hâfez, qui annoncent l'avenir et donnent à cette réunion une atmosphère culturelle et littéraire remarquable. Yaldâ est, également, le nom d'un prestigieux prix littéraire, en Iran.

- On appelle, aussi, cette nuit, "Chab-e Tchelleh". Certains, comme le Dr. Fereydoun Joneydi, de la Fondation Neyshâbour, (une fondation privée, avec pour mission de promouvoir la recherche sur l'histoire), préfère, même, cette appellation, qui, plus courante, pourtant, dans toutes les régions de l'Iran, jusqu'à il y a vingt ans. «Je ne sais pas pourquoi, l'appellation de cette fête a changé tout d'un coup, dit le Dr. Joneydi, Nous utilisons, en Iran, encore, de nos jours, les termes "tchelleh kutchak", (petite quarantaine), "tchelleh bozorg", (grande quarantaine), "tchelleh tabestan"  (quarantaine de l'été). Ces termes nous montrent que les Iraniens avaient, dans les temps anciens, un calendrier, suivant lequel l'année était divisée en 9 périodes de 40 jours, plus une période de 5 jours, en fin d'année, juste avant Nowrouz, qui correspondait aux 5 jours réservés au retour de l'âme des défunts, et pendant lesquels des cérémonies religieuses avaient lieu. Plus tard, le calendrier fut changé en 12 périodes de 30 jours, plus les 5 jours de la fin de l'année»

Heureusement, le Spécial Auditeurs a souvent de bonnes nouvelles à annoncer à tous les amoureux de l'art et de la culture iraniennes. Le prix du meilleur album de musique du ''World Music Awards 2013'' a été décerné à l'Iranien, Kayhan Kalhor, conjointement, avec le Turc, Ardal Arzanjan. Selon l'agence Tasnim, ce sont les critiques musicaux allemands, qui ont décidé de récompenser ces deux artistes, par le prix du meilleur album  du ''World Music Awards 2013''. Certains morceaux récompensés ont été enregistrés au ''Studio Radio'', à Zurich, et d'autres ont été choisis de la performance Kalhor-Arzanjan, de 2011, en Turquie.

-Le jury du prix des critiques musicaux d'Allemagne a, également, décidé que les deux derniers albums publiés par Kayhan Kalhor et Ardal Arzanjan soient enregistrés sur la liste des meilleures œuvres enregistrées, pendant le 3ème trimestre de l'année 2013. A noter, aussi, que leur album récompensé par le "World Music Awards" avait, aussi, été placé parmi les nominés du meilleur album musical de l'année 2011, par les critiques musicaux britanniques. (Reste à dire, aussi, que Kayhan Kalhor est un grand joueur de Kamancheh, sorte d'instrument à corde, et qu'Ardal Arzanjan est, pour sa part, un percussionniste turc. Et tout cela nous incite, naturellement, à demander à notre cher producteur de trouver quelques bons morceaux de cet album de musique, et de les diffuser, au cours de cette même édition...pourquoi pas ?!!)

-Et pour terminer l'émission, place, maintenant, à une petite, mais très intéressante information culturelle. Le livre  «قلبی بزرگتر از جهان», («Un cœur plus grand que le monde » de Erfan Nazar Âhâri, sera présenté comme le «Livre de la Paix» d'Iran, à l'UNESCO, Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture. Il s'agit, en fait, d'un livre imprimé, mais aussi, audio, qui raconte la naissance d'un enfant humain, au fil d'une histoire merveilleuse, le voyage qu'est la vie. Le livre, format imprimé, a, déjà, été traduit en anglais, avec pour titre, «A Heart bigger than the world», mais aussi, en français, en italien et en coréen. La version allemande du livre, aussi, va sortir bientôt.

-Chers auditeurs, notre émission se termine ici. N'hésitez pas à nous faire part de vos suggestions et critiques sur tous les programmes diffusés par notre radio. Réagissez, aussi, aux informations, et envoyez-nous vos commentaires. Je vous rappelle que vous pouvez nous proposer des sujets culturels touchant l'Iran et votre propre pays.

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