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mardi, 01 octobre 2013 12:12

Seconde Partie : Spécial Auditeurs du 1er octobre 2013 : la civilisation de Jiroft

IRIB- Dans la seconde partie de notre émission, nous évoquerons quelques réactions de nos amis internautes et auditeurs à l'actualité et nous vous parlerons, ensuite, de la civilisation de Jiroft, dans le cadre de nos programmes culturels que nombre de nos fidèles amis semblent apprécier.

- Nous donnons, maintenant, la parole à nos amis auditeurs, qui ont réagi aux informations et articles publiés sur notre site internet.

- Le premier message vient de notre ami Cass,  qui réagit à ce titre : «Nucléaire iranien: Obama invite Rohani à plus de coopération», et de dire :

- «Depuis le temps qu'ils mentent et ne respectent rien, comment leur faire confiance, en effet».

- Le deuxième message est de Polo, qui s'exprime sur cet article : «L'influence iranienne grandit dans la région, celle des USA se réduit», et ajoute :

- «Il y a une logique que l'Iran est chez elle dans la région, les Américains, qu'ils retournent chez eux, et la paix reviendra, il n'y a pas de guerre ethnico-culturelle, dans la région, mais bien des manipulations de l'Etat illégitime qui occupe la Palestine, dont la survie n'est due qu'à cette division artificielle, c'est Israël l'ennemi numéro 1».

- Notre fidèle auditrice bruxelloise, Hadassah BORREMAN, commente ce titre : «Syrie: éliminer les armes chimiques et cesser les livraisons d'armes (ONU)», et de dire :

- «Mais aussi, le démantèlement des arsenaux chimiques, dans les autres pays, ...surtout, chez l'entité sioniste!»

- Un ami se désignant comme Paix et amour  commente cette information : «Liban/Syrie : par où s'infiltrent les terroristes?» et d'indiquer :

- «Il faut des drones qui surveillent toutes les frontières, et empêchent les armes de circuler, de même que les terroristes, après nettoyage du territoire syrien».

- Cher ami, l'armée syrienne contrôle toujours le point de passage de Jadida Yabous, en dépit d'assauts multiples des terroristes.
Nous remercions tous nos amis internautes et auditeurs, pour leurs messages et commentaires.

- Nous allons évoquer, à présent, succinctement, ce qu'on appelle, depuis quelques années, la civilisation de Jīroft.

- Au cours de l'hiver 2000-2001, dans le bassin de Jiroft, un débordement de la rivière Halil et l'érosion de ses berges mettent au jour une tombe ancienne, dont le mobilier comprend des vases et objets en pierre grise ornés de figures humaines et animales, en léger relief, rehaussés de pierres semi-précieuses : turquoise, cornaline, lapis-lazuli.

- Jiroft se trouve dans la province de Kerman, aux confins du Baloutchistan, dans un vaste bassin intérieur, dont le fond est occupé par les marécages du Jazmourian, où viennent se perdre les eaux du Halil et du Bampur. Les montagnes environnantes culminent à plus de 4.000 mètres : leurs neiges assurent une alimentation régulière en eau de la plaine alluviale, avec ses jardins et ses palmeraies. Une route naturelle s'ouvre, cependant, vers l'Ouest, vers le détroit d'Hormuz et les eaux du golfe Persique et de la mer d'Oman.

- Le matériel arraché aux fouilleurs clandestins comprend plusieurs centaines de vases et d'objets en chlorite, une roche métamorphique locale de couleur grisâtre, mais tendre et facile à travailler ; avec eux, des vases, en marbre rose, des statuettes et figurines d'hommes et d'animaux, en pierre et en métal, des armes, des cachets, des bijoux, de la poterie...

- Ces objets sont réputés pour provenir de tombes, de vastes cimetières qui s'étalent au Sud de Jiroft, à proximité des vestiges de cités et de forteresses, déjà, repérés par les prospections et les premiers sondages et qui paraissent avoir été occupées tout au long du IIIe millénaire, av. J.C.

- Le corpus du matériel en chlorite de Jiroft est dominé par trois types de vases ; des coupes, dont l'élégant calice en tulipe est orné de bouquetins et d'arbustes fleuris ; de hauts vases tronconiques, à bord éversé, dont les parois conviennent au déroulement de combats d'animaux ; de petits pots cylindriques, qui se prêtent à la représentation de motifs architecturaux ou géométriques.

- Les techniques mises en œuvre, à Jiroft, pour le tracé et le modelé des figures, la découpe et l'insertion de la nacre et des pierres de couleur, témoignent de l'existence de plusieurs ateliers : certaines conventions du dessin, des mains, notamment, pourraient même permettre d'identifier des artistes. Le recours plus ou moins fréquent à des incisions linéaires allant de pair avec un certain fléchissement du style pourrait être interprété comme un signe du passage du temps. Mais, dans l'ensemble, le mobilier en chlorite témoigne d'une unité surprenante, étant donné les conditions de son ramassage.

- L'art de Jiroft est un art en pleine maturité ; il a son vocabulaire, sa syntaxe, ses règles. Il a atteint ce niveau d'élégance dont avait, déjà, fait montre en Iran, mille ans plus tôt, le décor peint des grands boisseaux de la nécropole de Suse ; il témoigne de cette même recherche de qualité qui porte à la stylisation au-delà de l'observation attentive de la nature.

- Jiroft offre une situation assez exceptionnelle, en archéologie. Autour de l'homme, le décor est planté. Les hommes occupent de vastes demeures, en matériaux légers, protégées par de puissantes murailles – leur existence est confirmée par les premières excavations, ainsi que celles de hautes terrasses qui pourraient être à l'origine des ziggurats mésopotamiennes.

- Et pour continuer ce volet de notre émission, voici  une info culturelle :

- L'Italie et la Malaisie, au Festival du théâtre de l'adolescence de Hamadān : Le secrétaire du 20ème Festival du théâtre de l'adolescence  a fait état de la participation, cette année, de deux co-productions irano-italienne et irano-malaise. Shahram Karami a ajouté que le premier spectacle organisé par Hamed Zahmatkesh est  produit, en Malaisie, après un atelier d'un mois, dans ce pays, et avec la participation des acteurs malais.

- Ce spectacle sera exécuté, lors de ce festival, aux environs de la ville d'Hamadān, et dans les villages de la province. Le deuxième spectacle, réalisé, conjointement, par l'Iran et l'Italie, passe ses dernières étapes de préparation. Le festival sera, en outre, l'hôte de 7 troupes étrangères  venant d'Allemagne et de Roumanie, entre autres.

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- Nous clôturerons cette émission par un sujet historique intitulé : Milmiloneh.

- Milmiloneh est sans doute l'un des édifices sassanides les plus étranges, situé, à Nimvar, à 5 kilomètres de Mahalat, dans la province  Markazi (centrale). Il s'agit d'un grand bâtiment ancien en pierre datant des Sassanides.

- Les vestiges de cet édifice remontent à la nuit des temps, dont la partie supérieure est faite de filaments de brique. Il ressemble à un Sphinx. Il semble que ce bâtiment ait été la partie latérale d'un grand édifice en brique, sur quatre grands piliers, dont deux restaient, encore, il y a 90 ans. Les terres alentours sont appelées, par les locaux, «Tchar-Taqi».

- Selon certains témoignages, il s'agit, probablement, des ruines d'un temple du feu, dit Varna, évoqué, à plusieurs reprises, dans l'Histoire. Milmiloneh est un bâtiment haut de 8 mètres, visible des 4 côtés, sur un terrain de 3.200 mètres carrés.

- Ce bâtiment antique se trouve enregistré sur la liste du patrimoine culturel iranien, avec le numéro d'immatriculation 19.685.

- Au sujet de Milmiloneh, on lit dans l'ouvrage intitulé l'Histoire de Qom : «C'est un étrange édifice avec de nombreux motifs. Il existe une colonne de pierres fines, à l'Ouest de Nimvar. Haute de 7 à 8 mètres,  cette colonne, abritant une construction  architecturale de 4 arcades, montre tous les signes d'un temple du feu. La citadelle de Djamshid,  qui selon certains rapports, constitue le noyau même de Nimvar, se situe légèrement en haut de ce temple.

-Chers auditeurs, notre émission se termine ici. N'hésitez pas à nous faire part de vos suggestions et critiques sur tous les programmes diffusés de notre radio. Réagissez, aussi, aux informations et envoyez-nous vos commentaires.

 

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