This Website is discontinued. We changed to Parstoday French.
lundi, 23 septembre 2013 15:52

Spécial Auditeurs du 22 septembre 2013 : Le premier cimetière musulman, en Iran

IRIB- Chers amis, bonjour et bienvenus à une nouvelle édition du Spécial Auditeurs, programme qui vous est, entièrement, consacré.

Nous lirons, comme chaque semaine, vos messages, et vous parlerons, ensuite, de divers sujets touchant la culture et la civilisation  iraniennes.

- Comme à l'accoutumée, nous commençons, donc, notre programme, par une revue de vos lettres et mails. Si vous êtres d'accord, cher collègue, lisons le premier message.

- Le premier message de cette première partie est celui d'un ami qui s'appelle F.Poinsard et qui s'exprime en ces termes :

- «Bonjour. Je suis français, j'écoute votre radio, avec grand intérêt, car, dans la France, qui n'est plus, à ce jour, une démocratie, beaucoup de français, aujourd'hui, grondent, après on verra...........Nos dirigeants ne sont pas dignes de la France & travaillent, exclusivement, pour le Sionisme international. Je ne connais pas votre pays, mais je sais que votre Histoire est une Très grande Histoire. La Perse reste éternelle».

- Cher ami merci pour votre chaleureux message et à la prochaine.

Alain a commenté ce titre : «Syrie : Hollande se fait traiter de tous les noms par les Français», et nous dit :

- «Il n'y a pas de crise syrienne, mais juste des Etats prédateurs, qui essaient de renflouer leurs caisses vides, par une autre guerre de prédation. C'est cela le malheur de l'Occident. Tous ces Etats fonctionnent, comme l'empire Romain, et vont s'écrouler, comme ce dernier».

- Cher Alain, merci pour votre participation, et à bientôt, sur les ondes de la radio francophone iranienne.

- Notre fidèle ami,  Claude ABAGUY, analyse cette info parue sur notre site : «Armes chimiques, en Syrie: Ban dénonce !». Il nous dit :

- «On se demande pourquoi l'ONU n'impose pas les mises en application de toutes les résolutions non respectées par les occupants sionistes, en  faisant voter le chapitre 7 de cette charte de l'ONU, à leur encontre ? Et, pourquoi ce sont toujours les Arabes et les Africains qui sont assignés à comparaître devant les tribunaux internationaux? Cela demande des éclaircissements, quand on se veut impartial et pur défenseur des textes et droits internationaux ; sur toute la  planète Terre».

- Cher Claude, nous vous remercions infiniment pour votre pertinent commentaire qui mérite réflexion. Ami, à très bientôt.

- Notre fidèle auditrice et internaute  belge, Hadassah BORREMAN, nous a envoyé un commentaire, à propos de ce titre : «Syrie : une guerre, pour sauver le dollar», et d'ajouter :

- «Cela ferait la énième guerre que les Etats-Unis feraient, ce, toujours, pour les mêmes raisons, et ils n'ont toujours pas compris que ce n'est pas ainsi qu'ils règleront leur problèmes d'économie ! Lors de chaque intervention, ils ont tué de pauvres gens, mis la pagaille, dans ces pays, pour pouvoir faire main basse sur leur matières premières ! Entre-temps, ils ont dépensé des sommes gigantesques, pour les armes, ... tandis que beaucoup d'Américains vivent dans une pauvreté absolue. J'ai vu de mes propres yeux, à New-York, des gens dormir, dans des cartons, et faire la queue, pour un bol de soupe chaude, en hiver !  Il y aurait bien un moyen de régler le problème économique, dans le monde, mais tant que les uns chercheront à voler les autres, le climat n'y aura pas de partage équitable ; cela devrait se faire, dans l'amitié des peuples. Nous en sommes loin !»

- Chère Hadassa, merci de votre participation, toujours la bienvenue, et à la prochaine !

- Le premier programme culturel d'aujourd'hui a pour thème, le premier cimetière musulman, en Iran.

- A l'extrême point oriental de la province du Māzandarān et dans la ville de Galougah,  se trouve un cimetière avec des pierres verticales et des inscriptions bizarres et que les gens appellent le Premier cimetière musulman. Sefud-Tchah est le nom du premier cimetière musulman, en Iran islamique, qui date de plus de 1200 ans et qui est situé, dans le village de Sefid-Tchah, sur la voie de communication de Galougah, au point le plus oriental de la province de Māzandarān. Le tombeau de Malek-Badeleh, qui fut gouverneur, se trouve ici, mais peu de personnes font attention aux pierres creuses de ce tombeau. Sefid-Tchah est situé, dans une vallée, entre les monts de la région de Hezar-Djarib, sur la chaîne de l'Alborz.

- Ce qui est intéressant, c'est que les inscriptions tombales concernent le métier de la personne morte, mais ces inscriptions n'ont plus été pratiquées après la mort du dernier survivant des tailleurs de pierre du village voisin, Mossib-Mahaleh.

- L'une des particularités de ce cimetière est que les pierres tombales sont posées verticalement et des outils ont été taillés, sur les tombaux, pour présenter le métier de chaque mort, et il existe même des symboles, pour distinguer les femmes des hommes. Etant donné l'ancienneté de ces pierres, il semblerait que ce cimetière date du temps de l'enterrement des seyyeds Mir-Emadi, Maraashi ou des rois locaux.

- Dans ce cimetière, il y a des inscriptions, des mihrabs et des boîtes, dont les formes sont assez connues, en Iran. Le plan du mihrab date de la période du mithraïsme. Le Mihrab, avant et après l'Islam, est considéré comme une fenêtre vers Dieu et la vérité de l'existence.

- Sur les pierres tombales de Sefid-Tchah, les mihrabs sont couverts des motifs arabesques et géométriques, de façon symétrique, et sont divisés en trois parties : arabesques, géométriques et symboliques. L'encadrement des motifs, les marges et le plan des arcs des pierres sont différents et celles des 13ème  et 14ème siècles sont plus symboliques que les autres.

- Sur certaines pierres, en plus des motifs géométriques, il y a des motifs symboliques, comme le miroir, le cyprès, deux pigeons, la grenade, le soleil, la croix et ces motifs, dans la littérature mystique, ont des significations spirituelles complexes.

-Chers amis, nous vous présentons, à présent, le tapis le plus ancien du monde.

- Si l'on considère le Tapis Pajiric comme le plus ancien de l'Iran, on peut dire que le tissage du tapis, dans ce pays, remonte à 500 ans avant J.C. Certes, il existe des témoignages, dans les livres chinois, sur le premier tapis iranien qui date des Sassanides. Cet art a beaucoup évolué, tout au long de l'Histoire. L'avènement de l'Islam et L'invasion mongole ont, largement, influé sur l'art du tissage du tapis, en Iran. Sur les informations fournies par le site spécialisé international dit «Tapis persan», le plus ancien tapis du monde Pajiric est une œuvre complètement iranienne de la Perse achéménide, qui est, actuellement, gardé au Musée de l'Hermitage, en Russie. Il existe 35 nœuds,  à chaque centimètre carré de ce tapis, qui est d'une dimension d'à peu près 2  mètres carré, et les teintes employées sont le vert, le rouge foncé, le bleu et le brun, ainsi que le rouge brique. Certes, le passage du temps a modifié les couleurs, et la seule raison du caractère presque intact du tapis, c'est le froid glacial de la vallée de l'Altaï. Selon un expert iranien et d'après les études archéologiques, ce tapis, découvert par le professeur Rodenko,  date de l'époque des Achéménides, lors des fouilles, dans les tombes des Scythes, dans la région de Pajiric, sur les versants méridionaux du mont Altaï de Sibérie.

- Après la découverte de ce tapis, la plupart des spécialistes  ont reconnu que le tissage d'un tel tapis nécessitait des bagages culturels et artistiques très forts, soulignant que des siècles avant, ce métier avait existé, en Iran. Même Xénophon, historien grec, dans son livre sur le Grand  Cyrus écrit que les Iraniens étalent des tapis, pour que leur lit soit doux !!!

-Nous continuons notre Spécial Auditeurs par  une info culturelle.

- Rencontre Occident-Orient, en présence des artistes allemands : L'institut culturel et artistique Saba organise une Rencontre Occident-Orient, en présence des artistes venus d'Allemagne. Selon les relations publiques de cet institut, qui dépend de l'Académie des Arts de la RII, cette rencontre comprend une exposition des tableaux calligraphiés de 6 artistes allemands, qui seront présentés à la galerie Khiyal-e-No de cet institut. 30 tableaux peints par ces artistes montrent l'art abstrait, dans une conjugaison de peinture, de calligraphie et de couleur. Cette exposition sera accompagnée d'une réunion spécialisée, qui aura pour sujet, «Expression, dans la littérature et l'art allemands». Cette expo sera ouverte au public, jusqu'au 3 octobre.

- Et pour terminer, voici une petite anecdote, au sujet de  Téhéran, la capitale iranienne.

- Le nom de Téhéran est apparu, pour la première fois, dans un texte du grec Théodosius, deux siècles avant J.C., comme l'une des localités près de la ville de Rey. Le document persan le plus ancien sur Téhéran montre que ce nom existait  avant le 3ème siècle de l'hégire, car un auteur, dit Abou Saad Samaï,  parle d'un certain Abou Abdullah Mohammad Hamed Tehrani Razi, habitant le village de Téhéran et décédé,  en 261, soit en 874. Ebn Hoqal décrit, ainsi, Téhéran : «Téhéran est situé au Nord de Rey et a de nombreux jardins et des fruits très variés». Cette ville fut choisie, comme capitale, en 1200 de l'hégire, par Agha Mohammad Khan, premier roi qâdjâr.

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir